« Voici le profil du nouveau président de la Fif »

Aujourd'hui conseiller du nouveau ministre des Sports et Loisirs, Philippe Legré chargé du football, Diaby Souleymane, plus connu sous le pseudonyme « Diaby Le Gourou » s'est prêté à nos questions. De son pseudonyme à Satellite FC, l'équipe qu'il dirige en passant par l'organisation de la prochaine assemblée générale de la Fédération ivoirienne de football, l'avenir du football avec le nouveau ministre de tutelle, « Diaby Le Gourou » dit tout.

Pourquoi, le pseudo Diaby « Le Gouro ?»
C'est une question pertinente dans la mesure où j'ai eu ce surnom dans le milieu du football. J'ai eu ce surnom, Diaby « le Gourou », quand j'étais directeur sportif de l'Africa Sports avec les présidents Simplice Zinsou et feu Sidibé Moussa. Voilà !

Le mot « Gourou » signifie communément celui qui est mieux nanti, en langage de la rue. Est-ce parce que vous côtoyiez ces personnalités là ou alors, c'est parce que vous êtes aujourd'hui nanti comme eux que vous conservez ce surnom?
Nanti pour moi c'est trop dit. Seulement retenez que c'est nous qui avons commencé à appeler le président Zinsou, « le Grand Manitou ou, pour certain, le Gourou» et, comme j'étais parmi ses hommes de confiance, il m'a renvoyé l'ascenseur. J'ai lutté pour ne le conserver mais, finalement le surnom est resté. Cela ne me gêne pas d'ailleurs ! Surtout qu'il vient d'une personnalité, voire une icône dans le milieu du football qui m'a de tout temps adopté.

Ne trouvez-vous pas qu'il n'a pas eu tort d'autant que vous êtes aujourd'hui entre deux avions.
C'est vrai mais il faut dire que j'effectue les voyages dans le cadre de mes affaires personnelles. Par contre, je reconnais que j'ai beaucoup appris auprès des présidents Zinsou et feu Sidibé Moussa etc. Avec le président Zinsou et Sidibé (paix à son âme) j'ai appris la passion du football. C'est donc, à partir de là que je me suis forgé et j'ai décidé de la création d'un club : Le Satellite Football Club. Depuis 1997 nous avons initié la création de la direction de ce club et fait rêver les sportifs de Côte d'Ivoire avec une ascension fulgurante. Malheureusement à cause de la crise l'équipe du Satellite FC est descendue en seconde division mais, comme je l'ai toujours dit, en première ou en deuxième division on joue toujours à onze.

Quels sont vos intentions à l'heure actuelle ?
Nous jouons la montée en première division afin de mieux nous organiser et atteindre nos objectifs. A savoir, la promotion de l'équipe elle-même et celle des athlètes sur place ainsi que ceux qui viennent nous aider. Par le passé nous avons déjà fait rêver beaucoup de jeunes ivoiriens, togolais, béninois, congolais.donc, cette année nous sommes en train de nous battre pour relancer la machine et, pourquoi pas revenir en première division, dans deux ans pour, une fois encore titiller les clubs de renom.

Cela nécessite beaucoup de moyens d'où tirez-vous vos ressources ?
Le président Simplice Zinsou disait que « quand on n'est pas passionné du football on ne peut même pas faire une journée dans un club de football ». Quand on a lancé la création du football Monsieur Bakou François, patron du Groupe optique nous a beaucoup aidés jusqu'à ce que nous montions en première division avant de prendre attache avec le club Sporting de Lokeren de Belgique comme partenaire. Outre cette personnalité à qui nous devons beaucoup, il y a le maire du Plateau, Akossi Benjo et le Dg de la Sir (Société ivoirienne de raffinage), Joël Dervin qui nous aide financièrement et matériellement. Quant au club de Lokeren elle nous aide beaucoup sur le plan matériel. Ce sont ces différents moyens qui nous permettent de résister. Sinon, concernant la gestion du club sur fonds propre, par moment nous mettons l'avenir de nos entreprises en danger. Moi je suis un homme d'affaires, le peu que je reçois je l'injecte dans le football et, en retour nous avons la joie de voir évoluer nos jeunes. Et pourquoi pas, comme le football est devenu une industrie bien orchestré, absolument, il y a des retombées quand on opère de bons transferts. Actuellement les ressources dont nous disposons viennent de nos poches et de quelques amis qui veulent bien nous aider.

Il est de plus en plus question d'élection du président de la Fédération ivoirienne de football. Sans faux-fuyant qui est le candidat de Diaby « Le Gourou » et pourquoi ?
Mon candidat c'est le choix du candidat de la Conférence des présidents de club de football de Côte d'Ivoire dont je suis le vice-président chargé de l'organisation. Nous avons une position commune. En un mot, et pour être plus explicite, le président sortira de la Conférence des présidents dont sont membres, Jacques Anouma, Séré Williams Eugène Diomandé. Ce choix se fera en interne parce que la Conférence des présidents de club est une structure bien organisé. Il ne faut pas que les gens mélangent la politique au sports en général et au football en particulier, concernant la candidature Jacques Anouma. Nous sommes des citoyens et chacun est libre de militer où il veut. Donc, il faut savoir faire la part des choses. Nous avons notre étique et notre déontologie que chacun doit respecter quand il s'agit de sport, tout comme vous aussi les journalistes et les autres corps de métier. Nous respectons chaque candidature c'est pourquoi, nous allons décider en interne, après des discutions. Si on doit reprocher des choses à Jacques Anouma, Séré Williams ou Eugène Diomandé ce n'est pas à l'opinion publique de le faire et sur la place publique. Cela revient aux acteurs du football que nous sommes de le faire. Nous sommes au football, c'est notre milieu et plus jamais nous n'accepterons que quelqu'un vienne de dehors pour venir nous diriger. Nous ne sommes pas des cancres. Nous savons où nous allons et ce que nous faisons. Ce dont je suis sûr, c'est que le prochain candidat de la fédération sortira de la Conférence des présidents. Nous sommes en plein boulot pour faire des amendements aux nouveaux textes de la Fédération ivoirienne de football. Ce que je dis n'engage que moi et non la Conférence des présidents ! Il faut qu'on soit clair là-dessus.

Après l'investiture du Président Alassane Ouattara à Yamoussoukro où vous y étiez, le nouveau gouvernement vient de se mettre en place. Un commentaire sur le nouveau ministre des Sports et Loisirs, Philippe Légré.
Les sportifs qui sont allés à l'investiture du Président de la république se sont rendus à Yamoussoukro en tant que citoyen. C'était un moment exceptionnel ! Ça réunissait les enfants d'Houphouët Boigny dans son village, c'était donc, un grand moment avec de l'émotion dans l'air. Ceci étant passé, nous ne sommes pas des politiciens. Nous sommes pour certains, des hommes d'affaires et nous travaillons pour ce qui est de notre passion : le football. Nous avons vu le programme de gouvernement du Président Alassane Ouattara concernant le volet sport et nous pensons qu'il va révolutionner le sport. La nomination du nouveau ministre avec qui nous avons discuté est une bonne chose. Nous venons de faire une première aventure avec lui au Benin où les Eléphants viennent de se qualifier. Nous avons foi que s'il a été nommé c'est qu'il a la confiance du Président de la république et du Premier ministre. Mieux, il a la compétence requise. Pour les sportifs que nous sommes, il nous revient de l'aider à nous aider à ce que chaque partie atteigne ses objectifs. D'abord, la qualification pour la coupe d'Afrique des nations de football, ce qui est un acquis depuis le Benin dimanche dernier, il y a aussi la coupe du monde, les olympiques, les différentes équipes des cadets, juniors de qui nous attendons des lauriers. L'un dans l'autre, c'est ensemble qu'il faut aider le ministre à réussir sa mission. Pour cela moi personnellement je suis disposé à le faire et le ministre m'a fait confiance en me nommant conseiller chargé du football auprès de lui. Nous allons nous y donner avec l'appui de la Conférence des présidents, celui des présidents Salif Bictogo, Roger Ouegnin, tous les dinosaures du football afin que nous parvenions à l'application d'une bonne loi sur le projet de loi sur le sport en général et celui du football en particulier.
Entretien réalisé par Sériba Koné

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Récemment sur l'atelier