Des femmes en mode communication

L’univers de la communication dans le septentrion en général et plus précisément dans la région du Nord en particulier ne cesse de s’agrandir avec la présence des femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au monde communicationnel.

Que des noms de dames dont referme aujourd’hui l’univers communicationnel dans la région du Nord …. Iya Acham Alim, Icar Fandai, Benedicte Zefao, Madeleine Tamnou, Magoré Koyabé… et la liste est loin d’être exhaustive. Si jadis on en comptait quelques-unes seulement, aujourd’hui elles s’intéressent en grand nombre au monde de la communication. Femmes camera women, femmes journalistes, femmes technicienne, femme animatrice le champ d’action semble vaste et accessible à toutes. Par leurs plumes elles enjolivent les cœurs. Par leur voie d’or on est tenté dans la majeur partie des cas de se demandé qui se cache derrière le microphone. Femme svelte, élancée,  ou alors ronde …métis, blanche ou alors noire mais surtout belle ?  A la télévision leur image fait frissonner plus d’un.

Vous l’aurez compris, dans ce domaine les femmes sont des as en la matière. Interrogée par The mont Ntinguelin North infos la majorité des femmes qui ont opté pour ce secteur d’activité disent exercer ce métier par passion. 

« C’est un don intrinsèque, j’ai toujours voulu exercer ce métier. Depuis toute petite j’ai toujours voulu cela. Lorsque je suis en reportage je me sens tellement bien. Je ne sais quoi d’autre faire si ce n’est du journalisme. » Affirme Doris Bate Tataw Ekwé journaliste et chef service de la documentation à la station régionale Crtv Nord à Garoua.

La pratique de ce noble métier nécessite tout de même beaucoup de sacrifice et de sacerdoce. Les difficultés jonchent alors le parcours de ces dames. Dans le cadre de l’exercice de leur métier, le plus souvent elles sont sujettes au regard des hommes « machos » qui pour la plus part on l’impression  de voir des femmes en quête d’aventure amoureuses.

«  C’est agaçant…vous venez pour travailler mais vous avez en face de vous un monsieur qui vous conte fleurette. C’est quasi la même chose à la fin des reportages les organisateurs finissent toujours par me demander mon numéro. Moi je donne parce que une personne qui fait dans la communication doit avoir un carnet d’adresse bien fournit mais je me rends compte qu’après ce n’est pas pour des raisons professionnelles et cela n’est pas de nature à me réjouir » déclare  une journaliste ayant requis l’anonymat. 

Outre les difficultés d’ordre professionnel, les femmes de médias sont confrontées à un autre calvaire. La vie de la femme au foyer

« avant d’être journaliste je suis d’abord une femme. Cela suppose que je dois m’occuper de mon foyer, de mes enfants et cela n’est pas du tout facile. Après un reportage j’ai la pression de rentrer chez moi pour faire la cuisine par exemple pour ma famille. » Lance Louisa Akwanka Achatoh journaliste.

Une situation embarrassante qui a conduit plusieurs personnes à avoir une certaine image des femmes exerçant dans les médias.

« Les femmes qui font dans la communication ce ne sont pas des femmes. Elles sont toujours dehors tous les hommes les convoitent. Moi je ne pourrais jamais faire ma vie avec une femme journaliste, animatrice …bref toute femme qui se retrouve dans ce corps de métier » affirme souleyman souley résident dans la ville de Garoua.

Dans leurs rédactions respectives ou dans les organes de presse ou elles travaillent elles ont encore un défi à relever : s’imposer. Car de l’avis de plusieurs d’entre elles les patrons et autres chefs sous estiment encore leur capacité à tout faire au même titre que les hommes.

« Souvent lorsqu’un incident survient à Madingring, à Tcholiré ou à Touboro on a toujours tendance à envoyer les hommes. Ont dit toujours que c’est pénible pour les femmes. Elles  ne peuvent pas s’y rendre ! Oh que non  n’ya pas de sujet réservé strictement aux hommes. Et cela me fait mal qu’on puisse nous sous-estimés de la sorte »déclare avec verve Madeleine Tamnou journaliste à radio salaman.

Il n’en demeure pas moins que toutes ces femmes de médias ne demandent qu’à exercer aisément leur métier avec professionnalisme. Un professionnalisme qui entend éduquer, sensibiliser et informer les populations.  Ceci travers leurs voix ou leur plume.

Augustine Asta

 

 

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