Si vous êtes un utilisateur de Facebook sur mobile, vous avez certainement déjà remarqué ce petit changement. Avant, il y avait une seule application qui permettait de tout faire sur Facebook (publier un statut, partager une photo ou encore ouvrir une fenêtre de chat avec un ami) mais depuis quelque temps on voit apparaître des sortes de sous-applications qui répondent à des besoins précis. Comment cette nouvelle tendance peut influencer le monde des réseaux sociaux, de l’internet mobile et des médias en ligne ?

D’un côté Facebook a lancé une application spécifique à la messagerie instantanée appelée Messenger mais aussi une application lancée récemment appelée Paper pour lire plutôt des contenus écrits. Un procédé qui ne cesse de se répandre en ce moment: il a même été évoqué dans son rapport de tendance 2014 sorti il y a quelques semaines par la reine du genre l'analyste Mary Meeker. L'importance du dégroupage réside dans sa réponse à une fragmentation des usages sur le mobile. Marie Meeker l'explique: "En passant du web au mobile on passe d'une audience de masse à une audience de niche. On sert un nombre plus réduit de consommateurs mais les interactions sont plus fréquentes et les usages sont plus unifiés. Sur Snaptchat on fait de la photo éphémère, sur Whatsapp on fait la messagerie. Sur Paper on consulte des contenus."

Dégroupage pour tous !

Les médias ont déjà connu ce phénomène en passant des chaines de télévision uniques à la télévision par câbles qui offre des contenus à la carte, ou encore des programmes spécifiques avec une audience plus fidèle et réduite (chaines exclusivement culturelles,chaines cinéma, de musique de sport etc.) Ce qui est intéressant, c’est que certains médias aux États-Unis reproduisent l'approche de Facebook avec leur propre offre de contenu mobile. Le New-York Times est en train de rentrer dans cette logique. Ce média a lancé depuis quelque temps le New-York Times Now destiné à un public plus jeune en leur proposant une version allégée de l’actualité, avec non pas l'intégralité du contenu du New-York Times mais l'essentiel des grandes informations du jour. Un résumé sélectionné par une équipe éditoriale constituée à cet effet. Début juin, le New-York Times a également lancé une autre petite application dédiée à une thématique particulière qui s'appelle New-York Times Opinion dans lequel on ne trouve que des éditoriaux et des tribunes. Cette tendance peut inspirer d'autres médias et éditeurs de contenus. Pourquoi ne pas imaginer une application pour publier uniquement des contenus littéraires ou économiques ?


"Ce qui est intéressant avec ces applications c'est qu’on crée une opportunité de monétiser des contenus qui ont déjà été financé."


Le journal Le Monde en France a crée une application principale pour accéder à ses contenus et à côté une application pour accéder aux archives du journal. De plus en plus d'initiatives similaires vont voir le jour pour le grand bonheur des utilisateurs de l’internet mobile. La question est de savoir si ces derniers vont y adhérer et si cela va être rentable. Mais ce sont clairement de nouvelles expériences que les éditeurs de contenus ont envie de tenter, dans les sillages des grands réseaux sociaux.

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Twitter : @M_C_B
News Concierge | Co-founder @getnod | 2013 @JSKStanford fellow | Correspondent @Le_Figaro @Atelier_Medias

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...