Yabassiens Yabassiennes Mes chers compatriotes,

En cette circonstance électorale que chacun devine si importante pour la commune de YABASSI, si importante pour l'avenir de chacune de vos familles, si important pour moi, plus que n'importe quel autre engagement, ce qui m'étreint surtout c'est un sentiment profond. Ce sentiment, j'aurais pu essayer de le dissimuler, j'aurais pu l'asphyxier et le taire à jamais comme nombreux d’entre vous l’ont fait avant moi, j'aurais pu vous dire non merci le NKAM j’en peux plus et renoncer à ce magnifique terroir mais ce renoncement n'aurait pas été à la hauteur des souffrances et misères et désespérance qu’éprouvent nos frères et sœurs des villages chaque jour. Il y a des interpellations qui sont si fortes qu'il n'y a pas de mot assez grand pour les dire. Il y a des interpellations qui se ressentent tellement qu'il n’y a pas de mots pour les exprimer.

Cette interpellation qui me submerge au moment où je vous parle, je vous demande de la recevoir simplement comme un témoignage de ma fraternité, de ma responsabilité, de mon engagement à l’égard de notre commune et de notre histoire.

À l'orée de cette campagne électorale où pendant des semaines je vais beaucoup donner, beaucoup recevoir et, peut-être, beaucoup payer- je veux que chacun d'entre vous soit convaincu de la farouche détermination, de l'énergie infinie que j'irai puiser dans la part la plus profonde de moi-même pour faire triompher la cause qui nous unit tous pour le développement et la réhabilitation viable et pérenne de notre terroir. Je le sais aujourd'hui, je n'ai pas le droit de vous décevoir, pas le droit d'hésiter, tout simplement pas le droit d'échouer, j’ai l’obligation de réussir pour vous, réussir pour le Nkam !

Toute ma vie j'ai rêvé d'un YABASSI abondant, prospère et transmissible aux générations futures. Aujourd'hui nous pouvons ensemble réaliser la première étape de ce rêve. Seule compte à cet instant la détermination et l'espérance des populations et de l’élite importante que vous formez, tendues vers un seul but : la résurrection de nos villages. Seul compte l'enthousiasme de cette grande famille Yabassienne qui est la vôtre Chers élites. Sans vous aucune victoire ne sera durable

Oui, mes chers frères et sœurs, tous ensemble réunis, unis, solidaires, un nouveau départ c’est maintenant.

À cet instant où pour moi tout change, je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui m'ont fait rêver d'une autre destinée, d'une vie plus grande, d'un avenir plus passionnant. Ils ont été pour moi une source de réflexion, d'espérance, confiance et d’engagement patriotique.

Eux, ce sont ces hommes qui ont fait la fierté de Yabassi et du NKam, ces hommes qui nous ont donné le courage d’affirmer haut et fort notre appartenance Yabassienne, ces hommes qui venaient d'une époque où la politique s'était confondue avec le patriotisme et l'épopée. Ils avaient maintenu l'honneur du Nkam. Ils l'avaient reconstruite, ils l'avaient réconcilié avec son lugubre passé. Ils avaient redoré le blason de notre terroir. Ils avaient tout sacrifié pour que survive et triomphe le NKAM par patriotisme et amour sans réserve de cette génération amnésique que nous sommes.

Il m'ont appris, parce qu'ils le savaient mieux que quiconque, ce qu'était la NKAM ATTIDUDE : non un slogan pour lâches résignés dans leurs conforts citadins ignorant les contraintes quotidiennes de la mise en valeurs de nos terres, mais une exigence morale, l'exercice du pouvoir par devoir comme un don de soi, la conviction que le Nkam n'est fort que lorsqu'il est rassemblé, la certitude que rien n'est jamais perdu tant que la flamme de l’engagement continue de brûler dans le cœur d'un seul homme, le refus du renoncement, la rupture avec les idées reçues et l'ordre établi quand ils entraînent le NKAM vers le déclin.

Ces hommes furent grands dans leur fonction professionnelle comme dans leur patriotisme en acte par amour du NKAM. Ils avaient toujours fait ce qu'ils devaient faire.

Je veux rendre hommage à Titti Gottlieb Président de la Fécafoot et des grandes glorieuses de nos lions indomptables et Directeur de la BEAC Nationale, à qui nous devons le pont sur le NKAM. Je veux rendre hommage au Professeur EBEN MOUSSI Patriote Légendaire qui a généré une descendance de nombreux médecins Nkamois. Comme je veux dire mon amitié au professeur émérite Ebénézer Njoh Mouelle alors Sécrétaire Général du RDPC pour sa grandeur et loyauté même dans les trahisons et conspirations fratricides qui m'a fait confiance en me donnant mes premières responsabilités dans le conseil d’administration de la MC2 (Mutuelle Communautaire de Croissance) alors qu’il me connaissait à peine. Je veux dire mon respect à NYAMSI MARTIN ce Grand bâtisseur et rassembleur en actes visibles sur le plan économique et social dans la vie des populations au quotidien.

Ils m'ont enseigné, à moi yabassien de la ville de culture hybride l'amour du terroir et la fierté d'être Nkamois. Cet amour n'a jamais faibli et cette fierté ne m'a jamais quittée. Longtemps ce sont des choses que j'ai tues. Longtemps ce sont des sentiments que j'ai gardés pour moi, comme un trésor caché au fond de mon cœur que je n'éprouvais le besoin de partager avec personne. Je pensais que la politique n'avait rien à voir avec mes émotions personnelles. J'imaginais qu'un homme fort se devait de dissimuler ses émotions. J'ai depuis compris qu'est fort celui qui apparaît dans sa vérité. J'ai compris que l'humanité est une force pas une faiblesse.

Je me suis engagé. Je me suis engagé parce que nos avis et aspirations ne sont plus pris en considération, nous ne sommes que des marionnettes à la solde d’un système qui règne et sévit dans nos villages par les menaces, harcèlements persécution, peur, terreur et torpeur. Je me suis engagé parce que le développement local exige que tenions compte des véritables forces et leviers économiques et sociaux qui nous sont envoyés sans considérations d’allégeances politiques par amour du terroir. L’élection municipale est une épreuve de vérité à laquelle nul ne peut se soustraire. Parce que cette vérité je vous la dois. Parce que cette vérité je la dois aux Yabassiens.

Je me suis engagé parce que les épreuves et souffrances des frères et sœurs de la commune m’interpellent. Je veux le dire avec pudeur mais je veux le dire parce que c'est la vérité et parce qu'on ne peut pas comprendre la peine de l'autre si on ne l'a pas éprouvée soi-même.

On ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n'a pas souffert soi-même. J'ai connu l'échec, et j'ai dû le surmonter comme de milliers de Nkamois.

On ne peut pas tendre la main à celui qui a perdu tout espoir si l'on n'a jamais douté. Il m'est arrivé de douter. N'est pas courageux celui qui n'a jamais eu peur. Car le courage c'est de surmonter sa peur.

Cette part d'humanité, je l'ai enfouie en moi parce que j'ai longtemps pensé que pour être fort il ne fallait pas montrer ses faiblesses. Aujourd'hui j'ai compris que ce sont les faiblesses, les peines, les échecs qui rendent plus fort. Qu'ils sont les compagnons indispensables de celui qui veut aller loin.

Je me suis engagé parce que le devoir et la conscience m’interpellent pour les générations futures. Je me suis engagé parce que les hommes politiques ont perdu le sens de l’honneur et que l’instinct de survie politique de certains doit se faire en détruisant le Nkam si nécessaire. Cette déchéance sociopolitique me fait ressentir l'écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot "morale" ne me fait pas peur.

Je me suis engagé parce que nul ne peut rester le même devant ces corps de vieillards retrouvés en putréfaction dix jours après abandonnés à eux-mêmes faute de vies aux alentours du fait de l’exode rural massif de notre jeunesse.

Je me suis engagé par devoir forcément pour ces hommes et femmes confrontés à l'angoisse et difficultés post récoltes d’une production agricole menacée de perte faute d’organisation locale.

Je me suis engagé quand j’ai constaté que nos éleveurs fermaient à tour de rôle faute d’alimentation animale et de moyens pour commercer durablement avec nos villes.

Je me suis engagé quand j'ai vu qu’initier ou entreprendre économiquement et socialement dans l’intérêt des populations sans l’onction des politiques étaient un crime de lèse-majesté. Je me suis engagé parce que j’ai lu dans vos regards et expressions beaucoup de découragement, résignation et dégoût à chaque fois que l’on vous parle de Yabassi et du Nkam. Je me suis engagé parce qu’il vient un temps dans la vie d’une communauté où :

"Sur certaines positions, la lâcheté pose la question : "Est-ce sans danger ?" L'opportunisme pose la question : "Est-ce politique ?" La vanité pose la question : "Est-ce populaire ?" Mais la conscience pose la question : "Est-ce juste ?" Et il vient un temps où le vrai disciple de Jésus Christ doit prendre une position qui n'est ni sans danger ni politique ni populaire, mais il doit la prendre parce qu'elle est juste."  Martin Luther King (1929-1968)

 

À Yabassi, j'ai compris que notre silence et passivité nous rendent tous complices d’actes odieux perpétrés par certains de nos frères devant l’ignorance et faiblesse des populations terrorisées par des obsédés sans scrupules du pouvoir.

À Yabassi j’ai compris que même la force et la grâce qui nous sont envoyées feront encore et toujours notre malheur, car être aimé et réclamé par le peuple est un acte de déclaration de guerre grave aux politiques. Je me suis engagé parce que tout a un temps frères et sœurs, voici venu pour nous le moment de rendre réel les vertus de la démocratie et de la force populaire. Voici venu le moment de dire non à l’ordre établi par les ennemis et obstacles du développement local, voici venu le moment de rétablir l’ordre et la justice pour une communion fraternelle de développement communautaire.

Yabassi a le visage, l'âge, la voix de tous ceux qui ont cru en elle, qui se sont battus pour elle, pour son idéal, pour ses valeurs, pour sa liberté.

Yabassi a le visage, l'âge, la voix de tous les Yabassiens qui ont au fond de leur cœur la conviction que Yabassi n'est pas fini. Parce que dans mon coeur comme dans mon esprit, Yabassi ne veut pas, ne doit pas, ne peut pas mourir.

À chaque fois qu'on a cru Yabassi fini, il a étonné le monde. À chaque fois il s'est relevé. À chaque fois il a su trouver en lui la force de ressusciter.

Mon Yabassi, c'est le terroir qui offre des opportunités égales aux autochtones et aux allogènes, qui cimente l’union inter ethnique communautaire pour faire vivre ensemble ceux qui croient en la politique et ceux qui n’y croient pas.

Mon Yabassi, c'est le terroir qui, qui redonne toute sa splendeur au drapeau vert, rouge, jaune tricolore national, et en a fait le drapeau de la paix et du travail pour la patrie.

Mon Yabassi, c'est celui de tous les Yabassiens sans exception. C'est le Yabassi de Gédéon Pando artiste émérite réalisateur de nos monuments historiques et de l’unité nationale. Celui de Massoua II Bernard, Binyam Mathias vainqueur de la coupe du Cameroun avec Dihep di Nkam. Celui des grands échanges commerciaux au fleuve navigable d’autrefois. Celui du légendaire Koumkang Dingong, Monguè Denis, Belek. Mon Yabassi c’est Celui des droits de l'homme, des valeurs morales et universelles du siècle des lumières et de la liberté de conscience.

Mon Yabassi, c'est celui des Yabassiens qui votent pour les élites non parce qu'ils croient à leurs idées mais par instinct de survie alimentaire, c’est aussi celui de ceux qui ne votent plus parce qu'ils désespèrent de se faire entendre. Je veux leur tendre la main.

Mon Yabassi, c'est celui des yabassiens qui ont cru au tribalisme comme valeur essentielle et fondamentale du développement local et qui ne se reconnaissent pas dans les résultats générés à ce jour. Je veux leur tendre la main.

Mon Yabassi, c'est celui de tous ceux qui ne croient plus à la politique parce qu'elle leur a si souvent menti. Je veux leur dire : aidez-moi à rompre avec la politique qui vous a déçu pour renouer avec l'espérance.

Mon Yabassi, c'est celui de tous ces yabassiens qui ne savent pas très bien au fond s'ils sont de Titti Pierre, Nyamsi Martin, Moukoko Mbonjo, Mouellè Kombi ou de Ndjoh Mouellè parce qu'ils sont avant tout de bonne volonté. Je veux leur dire par-delà les engagements partisans que j'ai besoin d'eux pour un nouveau départ maintenant.

Bien sûr il y a les clans A et il y a les  clans B, C etc…. Mes valeurs sont les vôtres, celles du Développement. Ce sont des valeurs d'équité, d'ordre, de mérite, de travail, de responsabilité. Je les assume. Mais dans les valeurs auxquelles je crois, il y a aussi la dynamique de groupe. Je ne suis pas un conservateur. Je ne veux pas d'un Nkam immobile. Je veux l'innovation, le progrès technique, la création, la lutte contre l’immoralité publique et les injustices.

Mais au-delà des clans, il y a notre terroir qui doit être irréprochable parce qu'il est le bien de tous. Il y a l'État qui doit être impartial. Il y a le Nkam qui est une destinée commune.

être Yabassien c'est refuser de parler au nom d'un Yabassien contre un autre. C'est refuser la lutte des clans. C'est refuser de chercher dans le patriotisme la réponse à toutes les questions, la solution à tous les problèmes C'est refuser de voir dans le contradicteur un ennemi mais un citoyen dont on doit entendre les arguments.

Depuis le premier jour où elle est apparue dans notre histoire, la patrie est un combat toujours recommencé pour l'émancipation de l'homme. La patrie commence quand la politique cesse d'être au service de la volonté de puissance pour se mettre au service du bonheur des hommes.

Le but de la patrie c'est d'arracher du cœur de chacun le sentiment de l'injustice.

Le but de la patrie c'est de permettre à celui qui n'a rien d'être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent.

Le but de la patrie c'est que les chances de réussite soient égales pour tous. C'est que l'enfant soit éduqué, le malade soigné, le vieillard arraché à la solitude, le travailleur respecté, la misère vaincue.

Mon engagement c'est aussi celui des droits et des devoirs opposables à tous. Nous ne pouvons-nous montrer complaisants avec le développement des fraudes, des abus et des gaspillages des fonds et investissements publiques alloués à notre département qui sont une insulte aux grandes réalisations présidentielles et qui sapent les fondements de la solidarité nationale. Les droits ne vont pas sans les devoirs, et l'on ne peut valablement aider que ceux qui respectent les règles et consentent à faire un effort pour s'en sortir.

Je veux être le maire d’une commune qui dira aux jeunes : " vous voulez vivre dignement et durablement dans votre terroir pour perpétuer nos valeurs et traditions. Vous aurez les moyens de réaliser vos ambitions, de vivre votre vie comme vous le souhaitez, d'aimer comme vous l'entendez. Vous aurez les moyens de devenir ce que vous voulez devenir. Mais vous accepterez d'apprendre et de vous former, vous serez apprenti, vous serez stagiaire, vous serez étudiant. Si vous avez quitté l'école jeune vous pourrez aller dans une école professionnelle oui une école de la deuxième chance. Si vous n'avez pas le bac vous pourrez accéder à des cursus qui vous permettrons quand même d’apprivoiser le monde rural et de réussir sans compromission ni soumission. Mais vous le mériterez par votre effort, par votre travail, par votre assiduité, par votre sérieux. Vous deviendrez responsable de votre vie sans avoir à vous résigner dans les couloirs de Douala et Yaoundé parce qu’il y a de la place pour s’épanouir socialement et professionnellement à Yabassi votre terroir naturel auprès de vos anciens en vous imprégnant de vos traditions.

Je ne veux pas d’une commune de subsistance parce qu'avec la subsistance on ne vit pas. On survit. Je veux une commune du revenu maximum. Je préfère une jeunesse à qui l'on donne la possibilité de réaliser ses projets plutôt qu'une jeunesse qui est condamnée à l'assistanat et à la délation permanente.

Je veux être le maire d’une commune qui dit à la jeunesse : "tu reçois beaucoup, tu dois donner aussi de toi-même. Tu dois comprendre que tu appartiens à une nation, qui espère en toi et à laquelle tu dois beaucoup parce que c'est elle qui te fait libre. C'est pourquoi, je propose la création d’une coopérative d’utilisation des machines agricoles, entité déterminante de la valorisation et de l’aménagement durable de nos terres, mais aussi de la formation des Nkamois à une agriculture moderne ou encore de deuxième génération. Face à l’agriculture de subsistance, je vous propose une agriculture de développement par l’amélioration de la productivité et l’extension des exploitations agricoles existantes et à venir.

Le NKAM politique est en crise. Cette crise est avant tout morale. Au cœur de celle-ci il y a la dévalorisation de la politique et des autorités traditionnelles.

Le maire doit promouvoir la liberté, l'égalité des chances aux ruraux et citadins, Le maire est un levier de la promotion sociale. Un maire c'est le respect, c'est la dignité, c'est la citoyenneté réelle. Avec la crise politique que traverse notre département, c'est l'espérance qui disparaît. Comment espérer encore si les politiques ne nous permettent plus de nous mettre à l'abri de la précarité, de s'en sortir, de progresser ?

La politique est dévalorisée dans notre terroir, le Nkam des bâtisseurs libres qui travaillent est démoralisé.  Le problème c'est qu'il n'y a pas assez d’hommes engagés pour valoriser ceux qui luttent au quotidien pour avoir une autonomie financière. Les hommes politiques actuels encouragent le moindre effort, la délation et la médisance sport par excellence de ceux qui font de cet exercice un art et mieux encore un métier.

Longtemps le politique a ignoré les populations rurales et les bâtisseurs nkamois qui jadis s'identifiaient aux ruraux ont fini par être déçus en renonçant au devoir sacré de développement local.

Je veux être le maire d’un Yabassi qui remettra le nkamois au cœur des activités telles la valorisation commerciale du bois et l’exploitation durable de nos forêts, c’est pourquoi je vous propose la création d’une école du bois. Je vous propose une politique dont le but sera la revalorisation du travail rural par l’accroissement du revenu et donc du niveau et de la qualité de vie en milieu rural.

Je veux valoriser, protéger et défendre notre terroir et non promouvoir des personnes dans des hautes fonctions administratives. Je veux sécuriser le bien être communautaire pour nous éviter cette honte qu’est l’hôpital de Yabassi malgré la densité d’élites aux reconnaissances nationales et internationales. Oui je vous propose de passer d’une mairie rurale à une mairie de la coopération, je veux être le maire du Co-développement pour une valorisation durable de la vie agricole et rurale.

Il faut augmenter le pouvoir d'achat des ruraux. Les maires sortants vous promettront des postes dans le gouvernement et des marchés publiques si vous vous courbés en acceptant de vous abuser une fois de plus en cette échéance électorale. Moi je vous propose de travailler plus ensemble pour accroître nos revenus ruraux et valoriser nos espaces naturels par l’acquisition et la mise à disposition d’équipements de création durable de richesses locales, moi je veux que les Yabassiens gagnent plus. Je veux être le maire de l'augmentation du revenu  Je veux être celui qui vous garantit qu’en zone rurale si vous travaillez plus, vous gagnerez plus si vous prenez plus de risque, si vous vous engagez plus, vous gagnerez davantage car la terre ne ment pas !

 Je veux être le maire d’un peuple qui a bien compris que l’exode rural et l’exil socioéconomique voire politique à Douala et Yaoundé ne servent à rien si on n'a pas de quoi transmettre durablement comme héritage traditionnel et culturel à ses enfants. Je veux stimuler le retour utile et librement choisi aux sources ancestrales car le déracinement et l’inculturation sont pire que  l’aliénation : c’est la mort.

C'est pour cela que je veux que chaque Yabassien puisse transmettre vivant une passion et mieux un amour du terroir à sa descendance en faisant des choix utiles puisque Yabassi c’est l’avenir de Douala. On n'a pas à s'excuser d'avoir un patrimoine aussi dense et sous exploité que le nôtre, nous devons en tirer avantage maximum avant de finir comme nos frères les Doualas en prenant stratégiquement et dans l’urgence des positions utiles sur notre vaste site en vous appuyant sur la coopérative d’utilisation des machines agricoles (C.U.M.A) et l’école du bois que nous mettrons en place assez rapidement avec votre concours. De ces deux piliers résulteront les fermes agricoles de production végétales et animales grâce aux préliminaires qu’ensemble nous auront réalisés. Yabassi devra dans un avenir très proche accueillir des communautés nouvelles avec les grandes réalisations présidentielles, si vous n’anticipez pas ici et maintenant par la dynamique de groupe que je vous propose, alors c’est vous qui serez accueilli par ces nouveaux Yabassiens en étranger, car la terre se défend par sa mise en valeur. Quand il y a moins de passionnés et motivés par ces nombreux défis ruraux dans un pays ce sont les plus pauvres qui en pâtissent. Partager ce qu'on n'a plus ne fait pas la prospérité d'un peuple.

Je veux que chaque Yabassien soit propriétaire d’au moins un hectare de terre pour les générations futures avant l’urbanisation qui pointe déjà à l’horizon. Pour ce faire je propose au regard de la grande pauvreté de nos frères et sœurs ruraux à 100 élites majeures de mobiliser pour ces défis qu’est la C.U.M.A deux millions cinq cent mille francs cfa par élite, ce qui nous donnera un fonds de deux cent cinquante millions de francs cfa pour que ces cents premières personnes soit bénéficiaires de deux hectares et demi de terres entièrement viabilisées de la première ferme coopérative agricole du Nkam (COOPA-NKAM). Par la suite le même matériel permettra d’accompagner les plus démunis dans leur souci d’extension agricole et de valorisation commerciale et industrielle des productions résultantes.

L'urgence c'est de faire en sorte que le Yabassi rural et agricole revive en s’appuyant sur nos élites majeures qui disposent de fonds et postes nécessaires aux défis que ne pourront jamais relever ces pauvres frères et sœurs même avec la plus grande détermination et volonté du monde, puisque limités par les moyens, le temps, et l’âge.

L'urgence est celle d'une cohésion productive intensive rurale basée sur les moyens des élites de bonne volonté et disponibilité des ruraux qui nous permettront d’entrer en résonnance économique et stratégique avec les grandes réalisations du Président Paul Biya dont l’un des piliers majeurs est l’agriculture de deuxième génération. L’heure n’est plus à se demander que fera l’état pour Yabassi, l’heure est à dire à la nation toute entière voilà ce que nous avons fait et faisons pour toi alors montre nous la route à prendre pour te le livrer et l’état devra nous montrer cette voie dont je rêve à double sens reliant Douala à Bafang pour une croissance amplifiée rurale desservant les pays de la sous-région ( Gabon, Guinée Equatoriale, RCA, Congo Brazzaville, Tchad, République Démocratique du Congo) et pourquoi pas l’export Europe, Amérique , Asie etc… Tout reste possible si nous choisissons un nouveau départ maintenant ensemble. J’y crois fermement et le Président Paul Biya nous y accompagnera, il suffit de commencer ici et maintenant en virant les maires sortants qui ont trahi le R.D.P.C et Paul Biya depuis toujours pour assouvir leurs instincts viscéraux et convoitises politiciennes inavouées. Restons ancrés sur les valeurs de rigueurs et moralisation en retroussant nos manches électorales pour un nouveau départ ensemble de véritables grandes réalisations pour les générations futures et une meilleure qualité de vie rurale au lendemain du scrutin du 30 septembre 2013 en votant massivement la liste conduite par Jacques Maboula Mboya du parti politique UFP dont l’emblème est ce soleil irradiant et illuminant le Cameroun intégral pour une vie nouvelle abondante et prospère nationale.

Tirons avantage du progrès technique de l’innovation et de la mondialisation vue comme multiplicateur de puissance non comme un facteur d'impuissance, comme une opportunité non comme le cheval de Troie de tous les dumpings, pour agir et non pour subir. Je crois en la mondialisation comme la voulaient ses pères fondateurs, comme une volonté commune, non comme un renoncement collectif. Je crois au libre-échange et à la concurrence. Mais je veux que cesse la naïveté d’une possible compétitivité de nos agriculteurs sur les marchés demandeurs internationaux où les autres paysans sont boostés à fonds publics pour produire plus et mieux, pour plus de recettes et de devises dans la comptabilité publique nationale, je veux être le maire de la modernisation rurale pour la production intensive et qualitative rurale ; génératrice de revenus et recettes qui réduisent  le déficit de notre balance commerciale.

Je veux être le maire d'une commune fière de son terroir qui reste une chance pour notre nation et qui fera de Yabassi la toute première Zone Agroindustrielle (Z.A.I) au Cameroun et le Cameroun en a les ressources et nous le droit au développement par l’action ici et maintenant à savoir battre le R.D.P.C en cette élection pour que les grandes réalisations du Président Paul Biya deviennent une réalité dans le vécu quotidien des camerounais de Yabassi et d’ailleurs.

Je veux être le maire d’une commune qui dit aux populations rurales : "nous ne pouvons pas continuer à vous tourner le dos en ignorant vos difficultés au quotidien en entretenant l’ignorance collective, c’est pour cela que nous vous proposons la création d’une bibliothèque municipale et un espace hot spot internet haut débit qui permettront de s’offrir tous les avantages de la librairie urbaine et de la mondialisation par les échanges créatifs, instructifs et productifs. C’est ici que se joue notre destin Là nous pouvons tout gagner ou tout perdre. Nous pouvons avoir la paix ou la guerre perpétuelle entre nos frères et sœurs élites valables et respectables du Nkam. Raison pour laquelle je vous propose durant ce mandat d’organiser tous les ans une nuit de l’excellence où tous les acteurs politiques et de développement primeront une valeur reconnue du terroir et décernera à ce prix son nom pour plus de fraternité et humanité entre nos élites.

Je veux être le maire qui nous permette de rattraper notre grand retard sur les autres départements si vous le souhaitez profondément en actes en ces échéances électorales. Le maire qui dira à toutes les communes rurales : "sommes-nous condamnés indéfiniment à la misère et à l’exode rural ? Nous ne devons pas nous résigner au minimum  parce que le minimum compromet notre dignité et détruit nos valeurs éthiques. Notre développement passe par ces principes qui fondent l’essence des rapports justes entre les strates sociales d’une communauté réelle.  Nous devons nous pardonner mutuellement des erreurs et fautes commises le uns envers les autres par égo démesuré, mais rien ne doit être oublié. Je veux être le maire de la réconciliation productive et efficace des fils du terroir sans distinction d’ethnies, religions, cultures, appartenance politique et croyances philosophiques. Je serai le maire de l’aménagement rural, paysager et touristique de notre Yabassi natal pour une attractivité de randonnées et de relaxation réelle.

Je veux être le maire de la cohésion et de l’unité politique territoriale par le respect de l’ordre et la morale publique.

Je veux être le maire de la politesse et du respect dû aux aînés, autorités administratives et autorités traditionnelles

Je veux être le maire qui dira à tous les nkamois sans distinction de classe : "Nous ne pouvons plus continuer de détruire notre terroir. Nous ne pouvons plus continuer de sacrifier le bien être des générations futures aux excès des générations d'aujourd'hui. C'est l'avenir de notre descendance qui est en jeu. C'est la paix et la cohésion interethnique qui sont en péril. Car, si nous continuons, nos guerres fratricides, brisant les carrières des uns et des autres, détruisant les dynamiques de développement qui nous échappent par égocentrisme démesuré, alors les peuples du nkam n’auront plus autre choix que le recours à la violence par instinct de survie communautaire. Cette réalité guerrière nocive que les politiques nous ont servie depuis plusieurs décennies aujourd’hui a fait plus de dégâts culturels, socioéconomiques et politiques pires que le fléau d’autrefois qui a terni l’image départementale autrefois à savoir la sorcellerie. Sommes-nous des sorciers des temps modernes ? La politique est-ce la sorcellerie ? je n’en crois pas. La science politique non plus.

Voici bientôt trente-deux ans que nos populations espèrent un NKAM de l'abondance. C'est un NKAM de la misère et d’extrême pauvreté que nous préparons à nos enfants, et l’extrême pauvreté engendre la haine de l’autre et pire la violence sorcière d’autrefois, vivement un Nkam d’abondance et de prospérité pour tous ici et maintenant.

Ces élections n‘offrent une espérance nouvelle aux peuples déshérités du NKAM que si le développement durable et le co-développement apparaissent désormais comme des impératifs et priorités de toutes nos élites politiques, administratives et traditionnelles. Je veux être le maire d’un NKAM réuni et réconcilié politiquement par des actions de développement concertées.

L'unité du NKAM je veux la faire par l'action. Cette unité je veux qu'elle soit comme une renaissance.

Alors que le monde change à un rythme où jamais il n'a changé, alors que partout d'immenses forces de création sont à l'œuvre, que partout les hommes se battent pour inventer, pour créer, pour s'arracher à la misère, pour tenter de se construire un nouveau monde, nous ne pouvons être immobiles, nous ne pouvons répondre au monde qui nous invite à le rejoindre dans sa course effrénée au changement : "à quoi bon ?"

Je veux être le maire d’un NKAM qui ne s'enfermera pas dans son histoire pour échapper à l'avenir, qui ne sera pas un musée, mais qui saura s'adosser à son histoire pour s'élancer vers le futur.

Mes frères et soeurs, la tâche est immense. Mais elle en vaut la peine.

Je demande à tous les nkamois sans exclusive de m'aider. Je sais ce que vous avez endurés et combien ces réalités vous ont fait souffrir. Je veux que vous compreniez que ce n'est pas d’individus qu'il s'agit mais de notre terroir le NKAM.

Je demande à mes amis et soutiens qui m'ont accompagné jusqu'ici de me laisser libre, libre d'aller vers les autres, vers celui qui n'a jamais été mon ami, qui n'a jamais appartenu à notre dynamique de développement, à notre famille politique et qui parfois nous a combattu. Parce que lorsqu'il s'agit du NKAM, il n'y a plus de camp seul compte son développement intégral pour la prospérité de tous.

Je demande à vous tous de comprendre que je ne serai pas que le candidat d’un clan, qu'au moment même où vous m'avez choisi je dois me tourner vers tous les Nkamois, quels que soient leur parcours, qu'ils soient de Ndjoh Mouellè, Nyamsi Martin, Titti Pierre, ou Moukoko Mbonjo, qu'ils vivent nos réalités locales ou non, que le NKAM les ait ou non déçu pourvu qu'il l'aiment. Que je dois les rassembler, que je dois les convaincre afin qu'ensemble tout redevienne possible par le changement ici et maintenant pour nous-mêmes et notre postérité.

Le changement c’est maintenant pour le NKAM,

Le Changement c’est maintenant pour Yabassi !

Le Changement c’est maintenant pour vos descendants

Le Changement c’est maintenant si vous le voulez,

Le Changement c’est maintenant si vous le décidez.

Vive le Nkam, Vive les grandes réalisations !

Vive le Cameroun !

 

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