Visiblement, la pauvreté sévit dans plusieurs villages à la lisière du parc national des Virunga, patrimoine mondiale de l’humanité. Les populations locales disent avoir hérité ce mode de vie de l’activisme des groupes armés dans cette partie de l’Est de la R.D Congo. Les FDLR, les MAI-MAI, les NYATURA et autres groupes résiduels luttent pour leurs intérêts, seuls les complices y trouvent leurs comptes, rapportent des sources de la société civile ici.

De l’insécurité dans les champs, des accrochages instantanés et déplacements incessants ont laissé clouer les riverains de ce bijou dans une misère sans précédente. Les parents s’acquittent difficilement de leurs charges familiales. A Kanyabayonga où nous  sommes par exemple, des enfants passent des longueurs des journées en train de flâner les rues des villages, alors que d’autres s’amusent aux jeux folâtres. Ces plus jeunes ont coutume de dire, les parents n’ont pas assez de moyen pour m’amener à l’école. Désormais, soucieux de leur avenir, certains enfants s’occupent autrement.

L’exemple est celui de c’est enfant garçon âgé d’environs  13 ans. Le petit Héritier vit avec ses deux parents à Kanyabayonga, cité située à environ 115Km au Nord de Goma et Sud du territoire de Lubero à la lisière du parc des Virunga. Ce jeune garçon, brave et courageux, voulait à tout prix rentrer tôt ou tard à l’école. Il a arrêté son parcours en 5ième primaire dit-t-il, et sa sœur cadette en 3ière primaire. Ils avaient céder l’espace à leur grand frère, qui lui, venait d’entamer l’école secondaire la même année scolaire. Ses parents l’ont demandé d’attendre parce que la charge devenait de plus en plus lourde, et cela sans aucune autre promesse, dégage-t-il en une voix navrante.

Depuis, ce tout jeune Héritier  ne supporte pas voir ses amis en uniforme scolaire. Alors qu’il se rappelle encore du bon temps qu’il a eu à passer aux bacs de l’école, ce petit enfant pense qu’il pourra encore faire le salut au drapeau un jour. Certes, il reconnait que la course lui sera si longue et pénible. Voilà pourquoi il se bat pour rattraper son rêve.

Tout jeune, Héritier s’est voué à la chasse des rats dans la brousse. Les rat-des-champs, sont une espèce d’insectes surtout comestibles chez les Nande, l’une des tribues majoritaires qui peuplent l’Est de la R.D Congo. Pendant que ses pairs sont aux cours, lui prend le risque de circuler avec ses effets sous un soleil accabla dans des brousses environnantes. Il est aussi tôt devenu chasseur. Ce garçon ne sait pas compter combien des rats il attrape le jour. Il peut moins prendre aujourd’hui pour encore beaucoup gagner demain. Et dans ce dernier cas, tout dépend la fortune qu’il y a eu ce jour révèle-t-il.

Tous les jours sauf Dimanche, il doit revenir chez sa mère tard dans la soirée.  Héritier est lui-même maitre de son temps et il le gère selon qu’il veut. Chez lui à la maison, il ne s’occupe pas plus des travaux ménagers comme sa sœur cadette, c’est une convention qu’il eu à faire avec ses parents a-t-il renchéri. Sa petite sœur elle, s’occupe de la vente de ses rats chez lui au village, alors que les parents eux s’occupent des activités champêtres.

Visiblement, ce jeune garçon fait vraiment confiance à sa maman. Sa mère seule dépose son argent et c’est bien elle qui sait le solde de son compte. Mr Héritier raconte qu’il arrive qu’il paye des souliers à sa sœur cadette ou qu’il se paye des habits les jours des fêtes. Pourtant négligé, il s’adonne à ce métier qu’il s’est lui-même forgé voilà maintenant une année. Et dans tout ceci, son principal souci reste de renter à l’école l’année prochaine avec ses amis. D’après  ses pauvres convictions, le jeune Héritier pense qu’il aura déjà réalisé un montant important pour ses frais scolaires.

Dans la cité de Kanyabayonga, pas aucune structure qui s’occupe de l’encadrement des enfants du genre, renseignent des sources concordantes. Selon les enquêtes diligentées, ici comme dans beaucoup d’autres villages au tour du parc national des Virunga, des enfants qui ne vont pas à l’école comme Héritier existent. D’après les lois de la République, l’école primaire devrait normalement être gratuite en R.D Congo. Contacté les autorités locales quant à ce, la question les décampe. Pour les unes, ceci est loin de devenir une réalité dans cette partie du pays. Des groupes armés y opèrent encore et les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires.

Les parents de leur coté avancent l’argument selon lequel la guerre a fait des ravages considérables ici, et qu’il n’est plus facile de relancer la machine en pane. Un paysan que nous avons joint ici, nous dit : les moyens sont maigres pour scolariser les enfants, nous n’avons pas accès à la terre arable, et les groupes armés nous terrorisent du jour le jour.ils ont envahi nos champs et d’autres violent nos femmes, alors que nous vivons que de l’agriculture, franchement nous ne savons plus chez qui nous vouer. Révèle-t-il.

Toutefois, un notable dans la région s’étonne qu’une calamité pareille puisse envahir  des villages proches du joyau classé au patrimoine mondial de l’humanité le PNVi donc. Selon Mr Celestin Sivaminywa le gouvernement de R.D Congo ne devrait pas tolérer la présence des forces et groupes armés qui font des ravages considérables ici. Pour ainsi permettre à l’institut congolais pour la conservation de la nature ICCN d’initier à son tour des projets intégrateurs en faveur des populations riveraines du parc des Virunga longtemps sous le joug de ces mouvements armés. Dans ce dernier cas, les riverains devraient facilement envoyer leurs enfants à l’école et ainsi limiter la pression humaine sur le parc. Celui-ci pense toujours que c’est serait mieux de fournir à ces enfants un cadre idéal d’encadrement, sinon ces plus jeunes sont exposés aux idéologies opportunistes naïves compte tenu du vécu quotidien au Nord-Kivu.

 

 

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