Le Programme des Nation-Unies pour le développement a considéré le Niger comme le pays le moins développé au monde (Indice de Développement Humain de 0,304) et l’un des plus pauvre avec un IDH classé 186ième  sur 186 pays.

Mais comment peut-on avoir un taux de fécondité aussi important (7,5 enfants par femme, le plus fort au monde), alors que le pays connait également un fort taux de mortalité infantile car n’ayant pas les moyens de soigner et de nourrir ses enfants ?

C’est ici qu’intervient la théorie des naissances de remplacement, cette théorie défend la thèse selon laquelle une famille qui perd un enfant de manière précoce à le réflexe de combler ce vide par une nouvelle naissance.

Il faut aussi se rendre compte que nous sommes dans une société qui pour plus de 80% vit en zone rurale, il est important de savoir que ce pays n’a pas de système de protection sociale, en France par exemple si vous tombé malade vous serez pris en charge car vous avez cotisé, au Niger cela n’existe pas sauf pour une toute petite fraction de fonctionnaires, un villageois qui se casse le pied ne pourra pas se soigner et ne pourra plus travailler, à moins d’avoir un fils qui pourra l’aider non seulement à payer ses soins médicaux mais aussi à continuer de travailler pour la famille. Donc en l’absence d’un système de protection sociale, les conditions de survie de ces personnes sont largement mis en cause d’où l’importance d’avoir des enfants qui pourront y remédier. C’est notamment de là que découle le concept du « prestige de la famille nombreuse », dans cette société la grande famille revêt une connotation positive, car elle aura tout simplement des rendements agricoles supérieurs aux familles peu nombreuses, mais elles restent avant tout des familles assez respectées.

Des enquêtes on démontrer que les femmes sont très souvent mère par hasard, pas par choix. Cela veut dire que la femme à un nombre d’enfant qui dépasse celui qu’elle aurait désirée avoir. Donc il y a des grossesses en trop ?

 C’est là qu’interviennent les méthodes contraceptives pour justement réduire le nombre de ces grossesses en trop. Mais vous savez, il ne suffit pas d’avoir les bonnes méthodes contraceptives, il faut s’assurer que le message passe. Nous sommes dans des sociétés qui continuent à croire encore, qu’il est totalement impossible de contrôler les naissances, seule Dieu en est capable. Et puis les campagnes de sensibilisations se heurtent non seulement sur plusieurs tabous de taille, mais aussi elles viennent avec une conception biologique, occidentale de la famille ; tandis qu’ici nous avons des pères et des mères sociaux, ce qui peut paraitre comme étant de l’ethnocentrisme aux yeux des villageois. On entend très souvent les gens dire « Le Prophète nous a recommandé de nous marier et de nous multiplier ».

Ce taux de fécondité record nous montre que finalement les gens dans ce pays sont toujours aussi pauvres, les enfants continuent de mourir, les femmes ne connaissent pas un taux de scolarisation important, et que par conséquent cette population a besoin de faire beaucoup d’enfant si elle veut survivre, car dès lors que la mortalité infantile baisse, il n’est plus utile d’avoir une fécondité élevé pour le paysan.

                                                         

 

 

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