Crédits photo: barockschloss via Flickr

Au cours de 2012, l'emprisonnement d'un journaliste pour diffamation et outrage à magistrat a relancé la nécessité d'une dépénalisation des délits de presse, mais a également mis en lumière la lourde responsabilité des journalistes. En effet, la condamnation pour «faits de diffamation et d’outrage» du Directeur de publication de l'Ouragan (hebdomadaire burkinabè), si elle a été jugée trop lourde par beaucoup, se comprenait dans son principe, l'accusé ayant même reconnu les faits. Mais beaucoup et a juste titre ont tout de même jugé trop lourde la peine de douze mois de prison ferme, de quatre millions de francs FCA d’amende et de 500 000 francs FCA de dommages et intérêts.

 

Pour le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), qui se bat pour offrir à la presse un environ propice et libre de travail, "il revient à la presse de travailler à davantage fait preuve de maturité et de professionnalisme pour faciliter l’adoption de la mesure. De même, elle ne devra percevoir la dépénalisation comme une prime à la dérive aux entorses à l’éthique et à la déontologie du métier la dépénalisation exigence la part des acteurs des médias un sens de la responsabilité plus accru et de pratique professionnels de qualité".

Personnellement, je crois que ce dont ont besoin nombre de journalistes, de plus en plus jeunes et pour beaucoup non formés dans des écoles de journalisme, c'est surtout de renforcer leur capacité intellectuelle et de prendre plus de recul face au patron de presse qui exigent la quantité au prix souvent de la qualité. Ce serait l'autre implication, la dépénalisation du délit de presse, telle que la définie l'association Journalistes En Danger :« dépénaliser les délits de presse, c’est sortir les infractions commises par voie de presse du régime pénal pour en faire des infractions relevant du droit civil. En termes clairs, dépénaliser les délits de presse, c’est faire en sorte qu’aucun journaliste ne puisse aller en prison pour avoir collecté, traité et diffusé une information, exception faite pour les incitations à la haine ethnique, raciale ou religieuse, l’apologie du crime ou de la violence et les appels au meurtre qui sont des antithèses des valeurs universelles ».

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