Le monde se souvient encore aujourd’hui, et plus particulièrement les guinéens, du massacre du 28 septembre 2009, de plus de 150 morts. Le turbulent Capitaine Dadis Camara sera accusé avec sa bande et la Cour pénale internationale (CPI) sera saisie. Chose que tout militant des droits  humains doit se féliciter. Quelque part à coté, au Togo lors des élections de 2005, le jeune Faure Gnassingbé qui a hérité le pouvoir de son père massacrera plus de 500 personnes sans oublier le  cortège de déplacés et autres refugiés. Ces crimes resteront jusqu'’à aujourd’hui impunis et bénéficient d’un silence suspect de la communauté internationale, celle là même qui est à l’avant-garde sur le dossier guinéen. Au Congo, Monsieur  Denis Sassou Nguesso, pour s’imposer au pouvoir vers les années 2003 à réprimer ses  opposants à sang et à feu. Bilan : plus de 350 morts. Les ONG des droits humains ne cessent de dénoncer, mais les responsables congolais, ont fait échouer toutes les tentatives de procès contre eux. En février 2008, l’offensive des rebelles tchadiens contre le Président Idriss Deby Itno et la résistance organisée par celui-ci a couté la vie à plus de 1000 individus et de dizaine de disparus selon le Rapport d’enquête de la Commission nationale sur ces événements. Trois (3) ans après,   la justice reste un mythe pour les victimes. Et la CPI s’est désintéressée du dossier ! Ces genres d’exemples, sont malheureusement nombreux en Afrique et fait d’elle une terre d’impunité par excellence. Mais au nom de qui et de quoi, la protection des droits humains ne serait-elle pas une obligation pour certains hommes d’Etat ? Ces derniers ont-ils le droit de les violer aisément sans aucune inquiétude ? Pour quoi assiste-t- on à une à une animation de paradoxes et à un jeu de discrimination en ce qui concerne la responsabilité de ces violateurs ? N’est-il pas temps faire preuve d’une fermeté claire et totale envers ces petits démons des DH ? Tenez, accrochons-nous à l’actualité ivoirienne pour comprendre ce mystère. Il n’est pas question de s’attarder sur, qui a gagné ou perdu les élections ni sur qui est le Président légitime et légal ! Il est question des droits humains, des droits sacrés, inviolables !

En effet, aujourd’hui, ce qui se passe au pays du feu Houphouët est inadmissible. Gbagbo Laurent, ce nationaliste convaincu à la dérive autoritaire est accusé de plusieurs crimes dont les derniers, depuis le second tour des élections de novembre 2010, seraient montés à plus de 450 morts. Hum ! Ce qui a poussé une montée en chaine de réactions internationales et l’Onu de confier le dossier à la Cpi. Je me rappelle de cette phrase du Procureur de la Cpi M. Luis Moreno-Ocampo sur Rfi (s’adressant à Gbagbo et ses partisans): « la violence est un passeport pour la prison et non un chemin pour le pouvoir ». Cette   intimidation  n’a pas eu vraiment d’effet, parce que Monsieur Luis Moreno-Ocampo est tombé dans le piège des hommes politiques et a agi comme eux. Sinon, comment comprendre que quand deux (2) camps s’affrontent, l’on ne dénonce que des crimes d’un camp en l’occurrence celui de Monsieur Gbagbo. Résultats, Monsieur Allassane et sa bande de rebelles à la suite des autres massacres qu’ils ont allégrement commis et non dénoncés, ont massacré ce 29 mars 2011 à l’ouest du pays et rien que dans la ville de Duékoué plus de 800 morts. Amnesty international n’a pas utilisé la langue de bois pour dénoncer et condamner  cet acte barbare même si la Cicr & le Haut commissariat Nations-unies des droits de l’homme tentent eux de leur coté de le dénoncer avec un ton diplomatique. Et pour tant, les Nation-unies qui ont eu vent des nouvelles depuis ce 29 mars, se sont précipitées simplement à faire une mise en garde générale aux deux parties. Il est temps que cette largesse accordée à Monsieur Ouattara et sa rébellion prenne fin. Car depuis 2002, cette rébellion dirigée par le jeune agité Soro Guillaume a tué, massacré, violé des femmes, braqué des banques, pillé les pauvres citoyens et que sais-je encore ? Personne n’a eu le courage de condamner moins encore de dénoncer. Il est question des droits humains et leurs violations doivent être réprimées de la même manière c'est-à-dire que leurs auteurs, qu’il soit un « dictateur » comme Gbagbo ou un démocrate fabriqué comme Alassane ne doit bénéficier d’aucune faveur. Gbagbo est menacé par la Cpi grâce à la Résolution 1975 du Conseil de sécurité. Et, la tendance depuis quelques jours montre qu’Alassane, l’enfant chéri des puissances occidentales, bénéficie d’une impunité encore malgré ce massacre de plus de 800 morts. Ce qui est un véritable CRIME CONTRE L’HUMANITE  & CRIME DE GUERRE! Tout le monde sait que les troupes de Gbagbo n’ont pas opposé une résistance dans ces régions, elles se sont toutes repliées à Abidjan pour d’aucuns et pour d’autres, le choix  du ralliement aux rebelles qui les a convaincu. Depuis le jeudi 31 mars, les rebelles dits forces nouvelles puis forces républicaines attaquent Abidjan et le Président Gbagbo continue désespérément à résister, des populations seraient tuées sans doute dans cette « guerre de la 4e génération », et on viendra nous dire demain que Gbagbo en est le seul responsable. Un démocrate qui massacre une population civile (comme le cas  de ces malheureux 800 individus à Duékoué) n’est plus différent d’un dictateur. Alassane Ouattara et son lieutenant Soro Guillaume apparaissent sans doute au jour d’aujourd’hui comme des démocrate-criminels qui doivent répondre de leurs actes autant que, le nationaliste-résistant à la dérive despotique Gbagbo Laurent. Ouattara & Gbagbo ont désormais un lendemain commun, ils doivent après le Palais de Cocody porter le même joug de la justice. Car  Il est question d’affirmer fermement impunité zéro à tout ces va-t-en-guerres ! Il serait regrettable que cette fameuse communauté internationale ferme les yeux sur ce massacre et érige Ouattara à un intouchable le faisant bénéficié comme l’Israël à une impunité totale. Et que la Cpi nous prouve qu’elle a les mains libres et n’est pas un instrument protégeant les intérêts géopolitiques et géostratégiques des puissances occidentales. Car, une fois de plus il est question d’une violation massive des droits humains. Qu’on se le dise, si les valeurs des droits humains sont universelles comme on le prétend, toutes les puissances qui s’acharnent pour leur respect et protection doivent éviter de fermer les yeux sur ce théâtre ubuesque  qui se joue sur un plateau de cadavres actuellement en Côte d’Ivoire. Mais aussi, permettez-moi, en Libye entre le Colonel Khadafi et les révolutionnaires- rebelles, ne ce reste que pour le continent africain (qui ne détient certainement pas le monopole de violation des droits et libertés individuels), qui est le mien et dont je vis au quotidien. Une fois de plus encore, la Règle doit être IMPUNITE ZERO à tous les criminels!

 

                                                                                                    

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Commentaires

  • Très juste,Très bien écrit. Bonne appréciaton de la situation en côte d'ivoire.
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