Cote d'Ivoire: les réseaux sociaux au service des ONGs

Les réseaux sociaux, avec le nombre d'utilisateurs qui ne cesse d’accroître (1,260,000 abonnés Facebook en avril 2014 pour la cote d'ivoire), constituent un potentiel important dans la communication directe.

Outre la gratuité du service, la communauté en ligne qui représente une franche partie de la population peut être directement sensibilisé.

Twitter et ses hashtags (#civsocial) ont démontré leur utilité pendant la crise post-électorale ivoirienne en aidant à localiser des personnes en danger et à sauver des vies.

Cette année le plus grand challenge à des fins sociales aura été le Ice Bucket Challenge. Adapté sous plusieurs angles, il continue de faire parler de lui.

En Côte d'Ivoire, un exemple de l'utilisation de ces canaux est celui de la fondation Mireille Hanty qui s'occupe de la prise en charge psychosociale des personnes en détresse affective.

Dans le cadre de ses activités de sensibilisation, comme les journées de l’écoute, la situation des enfants qui naissent et grandissent en prison a été portée à son attention.

La convention africaine des droits et du bien-être de l’enfant (ratifiée par la Côte d’Ivoire) dit en son article 30 d) de veiller à interdire qu’une mère soit emprisonnée avec son enfant.

Le décret 69-189 du 14-05-1969, portant réglementation des Établissements pénitentiaires et fixant les modalités d’exécution des peines privatives de liberté en Côte d’Ivoire, stipule en son article 162 que les enfants peuvent être laissés auprès de leurs mères en détention jusqu’à l’âge de 2 ans.

La réalité est cependant bien différente, des enfants plus de 2 ans y vivent en attendant la libération de leurs mères.

Une campagne initiée par la fondation, dénommé #JeDisNonCIV a pour but donc d'alerter l'opinion public sur ce fait.

Facebook et Twitter ciblés pour la campagne voient autant de photos d'internautes qui soutiennent la cause que de personnalités célèbres locales affichant l’écriteau JE DIS NON.

« Le tag #jedisnonciv pour indiquer que nous disons non depuis la cote d'ivoire  est repris sur Twitter pour mobiliser » dit la présidente de la fondation, Mme Gnaore.

Des artistes de renom comme Kajeem, Yodé, Fitini, Kedjevara, Ano Mira, Patrick Andrey, la réalisatrice Siam Marley ou encore le footballeur Kalou Bonaventure ont démontré leur soutien dans des vidéos dans lesquelles ils expriment leurs sentiments par rapport à la situation de ces enfants en milieu carcéral.

La fondation Mireille Hanty a organisé le mercredi 10 septembre une conférence de presse pour présenter sa campagne #JEDISNONCIV et son prochain dîner gala en faveur des enfants emprisonnés avec leurs mères détenues dans les prisons ivoiriennes.

 

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