Voilà déjà 50 ans que les pays africains ou du moins la plupart sontdégagés de la tutelle coloniale. Tutelle qui selon la plupart desafricains les empêchaient de s’épanouir, de se construire, de se développer. Seulement, après 5 décennies d’indépendances, nous pouvonsdire sans détour que même si les colons dans les années de « travauxforcés »portaient de quelques manières que se soit atteinte à la libertédes indigènes, ces derniers n’étaient pas moins responsables de leurspropres galères comme c’est le cas aujourd’hui.
Après les « euphories des indépendances » de 1960, le destin de chaquepays africains étaient aux mains de ses nouveaux conducteurs : sespropres fils. Ces fils avaient la noble mission de porter ce continentdans les entrailles même du développement grâce aux ressourcesnaturelles immenses dont disposait et dispose encore ce continent.Hélas, l’Afrique est victime de la gestion toujours désastreuse de seshommes d’état très souvent parrainés par « des mains noires » del’extérieur. Ils peuvent pour des raisons personnelles non nationalisteset cupides agréer des décisions non collectives, corrompre desparlementaires, entretenir des brigades spéciales puissamment arméesplus que l’armée régulière, manipuler la voix des urnes, etc.…
Déjà entre 1965 et 1970, des failles comme le tribalisme , la dictature,l’exiles d’opposants et la corruption des régimes politiques africainslaissaient voir les difficultés d’ordre politiques ,économiques etsociales qui secoueraient plu-tard Afrique déjà fragilisée par desguerres civiles.Les « nouveaux chefs » d’Afrique au lendemain desindépendances ne tardaient pas à entreprendre des campagnes dereprésailles :meurtres, enlèvements,exécutions d’opposants sur toutel’étendue de leurs États au détriment des familles qui perdaient desleurs sans traces ni enquêtes . C’est dans cette atmosphère politiqueque beaucoup des États d'Afrique ont évolués jusqu’en 1990 , date del’avènement du multipartisme. C’est l’époque de la mise en applicationde la démocratie. Ce système politique a bouleversé beaucoup de régimeet changé les habitudes des populations vis-à-vis de leurs responsablesqui étaient vus comme des dieux,destinés à Régner jusqu’à leursmorts.Seulement, après 20 de multipartisme pouvons nous dire quel’Afrique a été bonne élève à l’école de la démocratie ?pas vraiment.L’ Afrique n’a encore finit d’apprendre, ou tout simplement elle refused’apprendre .Des constitutions sont violées,des régimes nondémocratiques règnent en maître et des opposants sont arrêtés sansmotifs réels. Aussi avons-nous vu dans ces dernières années le retourd’une sorte de monarchie fabriquée dans le moule de la démocratie : à lamort d’un chef d’état, des circonstances dont nous ignorons encore lescontours provoquent la venue au pouvoir de son Fils promu dès le ventrede sa mère à la chose politique ,Tout simplement parce que « Papa » futun « Hero ».
L’ Afrique n’a pas changé, ses hommes d’état non plus. Pendant que nouscélébrons à tour de roles nos 50 ans indépendance , n’oublions pasnos frères , nos sœurs, parents , amis et connaissances qui sont tombésaux moments forts des crises qui ont secouées nos pays (Patrice Lumumba ,Norbert Zongo et tous les autres qui ont payé de leur sang le prix dela bonne gouvernance et de la liberté en Afrique.

STEPHEN KAUPHY
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