Charles Fils Elangue libéré

Médias. Le journaliste et caricaturiste relaxé le 11 juin 2013 a passé six jours en détention à la prison centrale de Douala.

Charles Fils Elangue a retrouvé la liberté mardi 11 juin 2013. Le journaliste et caricaturiste, actuellement en service à la chaine de télévision Abk Tv, a passé six jours de détention à la prison centrale de Douala. Il y a été conduit le 6 juin 2013, après avoir passé une nuit dans une des cellules de la brigade territoriale de Ndogbong. Le journaliste est poursuivi pour « diffamation et propagation de fausses nouvelles par voie de presse », pour un article rédigé le 2 mai 2012 dans le portail en ligne Kaiwalai Cameroun. Il a été condamné le 5 juin 2013 par le Tribunal de première instance (Tpi) de Ndokoti, à 12 mois de prison assortis d’une amende de 500 000 F. Cfa et des dépens de 156 000 F. Cfa à payer, pour être libéré. Il devrait aussi reverser plus de deux millions de F. Cfa à titre de dommages à la plaignante, Lisa Anye, l’épouse de l’artiste Njohreur. L’amende et les dépens élevés à 650 000 F. Cfa ont été reversés le 11 juin dernier au Tpi. Charles Fils Elangue a été aussitôt relaxé. Le journaliste a fait appel de la décision du tribunal.

Charles Fils Elangue a été interpellé le 5 juin 2013 à Douala à la fin d’une audience au Tpi de Ndokoti, à laquelle son avocat était absent. Le journaliste dit avoir produit des éléments que le Tribunal a jugés insuffisants. Après audience, Charles Fils Elangue a passé quelques heures à la cellule du parquet. Il a été ensuite menotté et escorté à la brigade territoriale de Ndogbong. Il est ramené à la cellule du parquet avec d’autres prévenus le lendemain 6 juin vers 9 heures. Et atterrit à la cellule spéciale 1 de la prison de New-Bell vers 18 heures. Il y passe la nuit. Sous ordre du régisseur, il est transféré le lendemain à la cellule « Vip » N°20.

A la suite de l’incarcération du journaliste, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) a sonné l’alerte et a appelé à la mobilisation des hommes de médias. Dans un communiqué, le Snjc a dénoncé le « procès inique » au cours duquel le journaliste était sommé de dénoncer ses sources ou de présenter des témoins à la barre. « Le Snjc dénonce les lois camerounaises qui obligent la personne condamnée à des amendes à les payer immédiatement au risque de se retrouver en prison. Il s’agit là d’un stratagème pour envoyer des journalistes chaque fois en prison, car conscient que la précarité ne leur donne pas les moyens de sacrifier à de telles exigences », relève le communiqué. La somme de 650 000 F. Cfa exigée pour la libération du journaliste a été mobilisée avec le grand concours de Raynatou Pemboura, directrice commerciale d’Abk Tv.

Mathias Mouendé Ngamo

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