Des rebelles de la coalition Séléka sur le terrain vers Bambari (c) PABA

La République centrafricaine est secouée depuis début décembre, par une crise grave qui a fait de nombreuses victimes et de nombreux crimes ont été commis soit par le pouvoir soit par la rébellion. Dans les villes des provinces, c’est une véritable terreur instaurée par la rébellion sur la population. Des assassinats ont été et sont commis dans de nombreuses villes du pays. En bref, de nombreuses violations de droits humains sont commises sous la barbe des organisations des droits de l’Homme en République centrafricaine. Selon des habitants de certaines régions qui ont fui les hostilités pour regagner la capitale Bangui, de nombreuses fausses communes sont créées par les rebelles de Séléka qui enterrent les victimes de leur cruauté.

Certains rebelles enterrent même vivant des gens qui appartiennent à l’ethnie de l’actuel chef de l’Etat centrafricain, l’ethnie Gbaya. Ils utilisent beaucoup plus des couteaux pour procéder à des exécutions sommaires. A Sibut, ceux-ci ont exécuté un père et une mère de foyer devant leurs enfants qui ont tous moins de 12 ans. A Bambari, ils ont instauré la panique dans tous les quartiers… sauf le quartier Bornou habité exclusivement par des musulmans. Les rebelles immolent parfois leurs victimes en public ou en cachette. De l’autre côté, le pouvoir procède à des enlèvements des ressortissants des régions du nord de la République centrafricaine, origine des rebelles. Entre décembre et janvier, plus d’une centaine de goulas, de roungas, de youlous, de karas, etc., principales ethnies du nord de la République centrafricaine ont été enlevés et certains exécutés.

Les corps sont entassés dans des sacs  pour être jetés dans le fleuve Oubangui ou Mpoko sur la route de Boali. Certains corps ont été retrouvés présentant des traces de tortures atroces sur la route de Damara. C’est dire que la signature des accords de Libreville ne pourront en rien laver les sangs de pauvres innocents centrafricains versés pour la soif de pouvoir des gens qui se servent de la population comme bouclier humain.

L’intervention de la Cour pénale internationale est fortement demandée afin que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes. On sait déjà que chaque fois que de pareils évènements se produisent en Centrafrique, les auteurs des crimes ne sont jamais inquiétés puisqu’on parle à chaque d’amnistie. Dans le cas actuel, il est plus que nécessaire d’ouvrir des enquêtes internationales et que ces auteurs soient traduits devant une cour internationale.

Pacôme PABANDJI

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...