Jamais on a vu un crash comme celui du vol AH 5017. Un avion qui disparait en coupant court la conversation avec trois tours de contrôle qui se le relaient. De minuscules débris inidentifiables qu’on retrouve sur une surface de 1.600 m2,  Des dirigeants réveillés en sursaut   au Burkina Faso, en France, au Mali, et en Algérie pour constituer de nuit et dans la clandestinité une cellule de crise. Un avion qui prend feu en altitude et seuls des bergers nomades  qui se trouvent au Mali voient. Un drone qui effectue une mission de reconnaissance de nuit, pour quelque chose qu’il connait déjà parce que c’est son rôle de savoir. Des chasseurs qui survolent une zone de crash alors que le crash lui-même n’est même pas encore officialisé par les dirigeants de la compagnie qui a perdu l’avion. Un certain Frédéric Cuvillier  qui indique que les autorités françaises écartent « depuis le début toute possibilité d'un tir depuis le sol considérant cette hypothèse  hautement improbable, même impossible ». Un ancien pilote qui sur l’antenne de TV 5 exclue la thèse de l’attentat, affirmant que les missiles de la France savent distinguer entre les cibles  amis et ennemis même par un temps d’orage, et à 11.000 mètres d’altitude. C’est incroyable.

Voilà une histoire invraisemblable qui se passe sous nos yeux qui ne dit pas son nom, qui n’appartient ni à la réalité, ni à la fiction.

Le vol :

Le vol AH 5017 d'Air Algérie est une ligne régulière qui assure la liaison Ouagadougou-Alger quatre fois par semaine. Le MD 83 aurait décollé à 01h17 GMT de Ouagadougou au Burkina Faso, au lieu de 01h05 initialement prévu. Le vol devait arriver  à 4h40 GMT à Alger. Il avait à son bord 118 passagers et membres d’équipage.

La perte de contact avec l’appareil :

Des informations concordantes précisent que l’avion a décollé le jeudi 24 juillet 2014 à 01h17 GMT avec 12 minutes de retard sur l’heure prévue. La navigation aérienne algérienne affirme qu’elle a perdu contact avec le vol exactement 50 minutes après son décollage. Ce qui signifie qu’elle a perdu le contact avec l’avion à 02h07 GMT.

La confirmation du crash :

C’est vendredi à 02 h 00 du matin qu’une confirmation officielle déclare le vol  AH 5017 crashé au nord de Gao. Et c’est plus tard dans la journée que les premières images des débris de l’appareil ont été diffusées par la gendarmerie française.

En résumé pour essayer de comprendre.

Donc, le vol AH 5017 affrété par Air Algérie a selon des informations concordantes décollé de Ouagadougou à 01h17. La navigation  aérienne   algérienne perd  le contact  avec lui à  02h07,

 50 minutes après son décollage. L’Elysée annonce dans la nuit de jeudi à vendredi que l’épave « désintégrée » a été localisée dans le nord du Mali, dans la région de Gossi, plus précisément près du village de Boulekessi, à 50 kilomètres au nord de la frontière avec le Burkina Faso. L’alerte est,  venue des autorités burkinabè, qui affirment avoir été averties par des bergers, gardiens de troupeaux, qui disent avoir vu l’avion tomber, déjà en feu, avant de s’écraser.

Les interrogations qui découlent de ce mystérieux crash :

1 - Les tours de contrôles :

La tour de contrôle de Ouagadougou, affirme que le pilote aurait demandé l’autorisation de changer de cap avant de perdre le contact. Donc cet échange de conversation entre la tour de contrôle de Ougadougou et le pilote s’est interrompu (par perte de contact) à 02h07 minutes, étant donné que les tours de contrôles précises  et affirmatives indiquent solidairement que le contact a été perdu 50 minutes  après le décollage.

La tour de contrôle Burkinabée affirme que le pilote a demandé de changer de cap pour éviter un orage qui se trouvait dans la trajectoire de l’avion. Il est vrai qu’en général selon les spécialistes, les pilotes peuvent repérer ces orages avec les radars météo. Comme d’ailleurs il est vrai aussi qu’en général en cette période de l’année, une ceinture de zones de basses pressions court le long de l’Equateur et comporte parfois des orages importants. C’est ce qu’a expliqué à RFI le commandant de bord Jean Pierre Otelli qui a indiqué que la zone du crash est située sur un front intertropical.

On a appris par ailleurs d’une source anonyme au sein de la compagnie Air Algérie, citée par l’AFP que « l’avion n’était pas loin de la frontière algérienne quand on a demandé à l’équipage de se dérouter à cause d’une mauvaise visibilité et pour éviter un risque de collision avec un autre avion assurant la liaison Alger-Bamako. Cette même source précise que le signal a été perdu après le changement de cap. »

Les choses troublantes dans cette affaire et les questions qu’on pourrait se poser :

Le pilote du vol  AH 5017, à t-il réellement demandé de changer de trajectoire pour éviter l’orage ? Et si c’était le cas, pourquoi aurait-il peur de l’orage si l’on sait que même si les têtes  des cumulo-nimbus peuvent monter à plus de 10 000 mètres d’altitude, le MD 83 peut lui atteindre des altitudes de croisière de 11.000 mètres.

Ou alors a-t-on  demandé au pilote de changer de trajectoire pour éviter un avion qui vole dans sa direction ? Si oui pourquoi lui a-t-on demandé de changer de trajectoire pour éviter une collusion aérienne ? Ce n’est un secret pour personne qu’un avion ne change pas de direction pour éviter un autre avion. Pour la raison très simple que le mouvement des avions est assuré par des aiguilleurs de ciel qui repartissent les altitudes pour les avions volant dans les mêmes couloirs pour éviter les collisions. On n’a pas besoin nécessairement de maitriser   la navigation aérienne pour savoir que plusieurs avions peuvent emprunter le même couloir à des altitudes différentes sans risque pour eux de collision. Enfin !

Certaines sources révèlent que l’avion après avoir fait demi-tour est descendu à une altitude de 4.000 mètres       au lieu des 10.000 mètres son  altitude  de croisière. Pourquoi ce changement d’altitude et qu’est ce qui confirme cette information ? la tour ?  le pilote ?

Une dépêche de l’AFP et de Reuters datée du 25 juillet indique que les recherches ont commencé rapidement après la perte de contact avec l’appareil, vers 01h55 GMT et que deux Mirages 2000 français, basés en Afrique, et des hélicoptères des Nations unies ont cherché l'épave du McDonnell Douglas MD-83 pendant quatre heures dans les régions reculées du Nord malien qui abritent des activistes islamistes et des séparatistes Touaregs.  La dépêche indique  qu’aux  recherches ont pris part l'Algérie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger.  Pourquoi donc des mirages ont été lancés à la recherche d’un avion 7 minutes avant que les tours de contrôle ne perdent le contact avec lui ? Parce qu’il ne  faut pas  oublier  que les informations de toutes ces tours de contrôle (Ouagadougou, Niamey qui a pris le relais et Alger qui étaient en communication avec lui peu avant de le perdre) sont  concordantes et elles affirment toutes et avec précision  que l’avion a décollé  à 01H 17 minutes et qu’il a été perdu de contact 50 minutes après son décollage c’est-à-dire donc à 02h07 minutes ?

D’autre part, selon un responsable local à Gossi, des gardiens de troupeaux près du village de Hamni-Ganda ont vu l’avion en feu et ont transmis l’information aux autorités du Burkina. "Les gardiens de troupeaux étaient dans la brousse quand ils ont vu l’avion tomber", a déclaré Louis Berthaud, une personnalité de Gossi, joint par téléphone qui va même jusqu’à dire "C’était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. »

A supposer que ces informations sont exactes. Pourquoi  les gardiens des troupeaux qui se trouvaient au Mali, informent-ils  les autorités Burkinabées et non les autorités maliennes puisque l’avion est tombé en territoire malien ?

Comment se fait-il que la France, le Mali et l’Algérie soient restés sans nouvelles de l’appareil pendant plusieurs heures alors que les autorités Burkinabées ont été informées de la catastrophe  par des bergers à temps réel ?

Et pourquoi, Louis Berthaud cette « personnalité » de Gossi affirme que sans doute une foudre de tempête a frappé l’appareil. Est-ce que cette conclusion ou supposition n’est pas trop hâtive ? Ou simplement n’est-elle pas destinée à semer la diversion dans l’appréciation des causes de l’accident ?

2 – les contradictions et les mensonges :

Soit  d’ailleurs.  Mais alors comment se fait-il que  les responsables qui ont fait des déclarations n’ont pu être tous exactes dans l’heure ou le contact a été perdu ? Laurent Fabius citant une source de la navigation aérienne algérienne a dit que  le vol AH5017 assurant la liaison Ouagadougou-Alger a été perdu de contact le  24 juillet à 1h55 GMT". Ce qui est faux. Etant donné donc que le décollage a bien eu lieu précisément à 01H17 et le contact a été  perdu 50 minutes plus tard cela veut dire que le contact a été perdu exactement à 02H07 minutes mais pas à 01H55 comme disait Fabius (déduction mathématique.)

Et si même il y’a erreur de calcul de la part et de Fabius et des autorités algériennes pourquoi une autre source algérienne a-t-elle affirmé dans une autre déclaration que « le contact a été perdu, avec le vol AH 5017   à 01h38 TU. ? Ce qui signifierait que  l’avion a décollé à 00H38 minutes ce qui est également faux  parce que simplement  les tours sont précises l’avion a décollé à 01H17 mn

Je ne suis pas un expert en investigations aérienne. Mais il y’a des éléments troublants dans cette affaire.

Pour être plus simple et pour passer à des constats : les premières images, montrent des débris éparpillés. On dirait des débris de verre. Le Ministre des affaires étrangères français est bien précis quand il dit que les débris sont éparpillés sur une surface de 1.600 m2 (400 m de côté). Que l’appareil a été tellement disloqué en petites particules qu’il est difficile de trouver des pièces de l’avion.

Selon le général burkinabè, qui coordonne la cellule de crise au Burkina Faso, « les restes de l’avion sont complètement brûlés ». En disant «les restes » cela sous-entend qu’une autre partie a disparue.

Alors moi, j’aimerais que Laurent Fabius, Gilbert Diendiéré, et Jean Pierre Otteli, m’expliquent comment un avion dont la cabine est longue de 45,06m,  haute de 9,02m et  large de 32,87m peut de disloquer sur une superficie de 400 m2 de côté en petites particules et débris ?

Qu’ils m’expliquent qu’est  ce qui fait qu’on ne puisse pas trouver des pièces encore unies, comme un train d’atterrissage, un morceau de fuselage, des fauteuils ou leur carcaces, une partie des ailes dont les abords d’attaque sont en fusion de métal extrêmement résistante?

Je veux que des ingénieurs de l’aéronautique viennent m’expliquer comment un avion d’une envergure de 32,87m représentant une masse de 72 tonnes peut chuter d’une altitude de 4.000 m ou exploser en l’air en se réduisant en poudre  sur une surface de 1.600m2 ? Qu’ils m’expliquent pourquoi un avion qui vole à une vitesse de croisière de 880 km à l’heure se retrouve-t-il seulement à 50 kilomètres de Gao après une heure de départ de Ouagadougou ?

Enfin que les stratèges militaires, m’expliquent pourquoi, les moyens de communications impressionnant déployés dans cette zone de conflit, les radars d’observation, les drones français et américains qui surveillent les mouvements des rebelles, les chasseurs mirages  2000 en alerte maximum 24 h sur 24, n’ont rien vu venir, n’expliquent rien, ne retrouvent rien  sinon qu’une boite noire envoyée dans la précipitation à GAO ?

Le Crash du MD 83 n’a pas révélé tous ses secrets. Je me demande personnellement si  le changement de cap brusque de l’avion, son passage de 11.000 m à 4.000m d’altitude et cette manœuvre dans une zone de guerre donc  zone à risque n’a pas été fatale pour lui.

Quand je fais la somme de toutes ces déclarations contradictions , des mensonges de certains responsables, des spéculations de Jean Serrat, qui conclue à l’hypothèse météorologique, hypothèse qui n’a qui n’a pas été évoquée par le pilote qui parlait d’éviter une zone orageuse mais n’a  pas  dit qu’il était entré dans une zone orageuse, je me demande si on est pas loin, très loin de la vérité.

3 – Et si le MD 83 était abattu par les français :

-          Et si, (ce n’est qu’une hypothèse), par un acte terroriste l’avion avait été obligé  de faire demi-tour  pour être écrasé sur une  base militaire de Gao, ce qui expliquerait sa descente à 4.000m d’altitude ?

-          Et si les manœuvres suspectes de l’avion avaient déclenché une alerte et l’avion a été pris pour cible ou abattu par  un chasseur ou par un  drone français qui se « vadrouillent » dans la zone avant d’atteindre sa cible ? Et si, c’était les terroristes qui pour tester leur  défense aérienne avaient tiré sur l’avion descendu à 4.000 m d’altitude ….. et si, et si et si ?

Quoiqu’il en soit, tôt ou tard la vérité sera connue. Ce sera cette fois la « vraie  vérité »  ou le « vrai  mensonge » comme aimait dire un ami à moi. Allez savoir. Moi personnellement j’avoue ne rien comprendre. Mais mon intuition me dit « que peut être au moment où j’écris ces lignes des techniciens sont entrain « d’étrangler » pour l’altérer  la seule boite noire retrouvée sur le site pour l’empêcher de parler. Une hypothèse probable si l’avion a été abattu par un missile tiré par un drone ou un chasseur français par erreur ou pour des raisons de légitime défense.  Pourquoi pas ? Tout est possible. Mais moi je souhaite que ce soit mon imagination qui m’a entrainé trop loin. Cela vaut mieux pour tout le monde.

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