LA FÊTE DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE

Paul Biya, présente ses excuses à sa jeunesse

Comment voulez-vous que je me taise ?

Mathieu MBARGA-ABEGA, Journaliste politique et écrivain-Paris

La fête de la jeunesse célébrée ce 11 février 2016, au Cameroun, c’est du pareil au même. Paul Biya, comme depuis trente quatre ans de pouvoir sans partage au Cameroun, a dans son discours à sa jeunesse, déroulé, la vieille recette de son désir de développement du Cameroun. Un scandale, pour les jeunes camerounais diplômés et au chômage depuis des années. Le président Paul Biya, sans se dégonfler affirme à sa jeunesse : il faut s’adonner à l’agriculture, un moyen selon lui, de résorber le chômage pléthorique des jeunes et des adultes au Cameroun.

Pourtant Paul Biya, n’indique pas les moyens qui accompagnent efficacement sa jeunesse vers le succès de cette difficile activité. Pas un mot, sur les manquements qui entravent l’exercice de l’agriculture au Cameroun, par exemple: il n’y a pas de routes en nombre insuffisant, de machines agricoles, de crédits de banques accordés aux jeunes qui s’intéressent à l’agriculture, il n’y a pas non plus un mécanisme qui organise (coopératives), le marché de la vente des produits agricoles made in Cameroun au pays et dans la sous-région.

Mais, Paul Biya, avec un cynisme incroyable, passe outre ses manquements et affirme, ce 11 février 2016, à sa jeunesse,  "Je ne ménagerai aucun effort pour vous accompagner dans votre volonté de réussir ". Sic. Une forme d’excuses au peuple Camerounais en général et à la jeunesse du pays en particulier. Mais le mal est fait et pour longtemps, parce que le Cameroun depuis trente quatre ans de pouvoir biyaïste a pour son développement pris, beaucoup de retard et aura beaucoup de difficultés à s’y remettre.

Le président Paul Biya, aurait pu depuis trente quatre ans de pouvoir laxiste, donner à ses collaborateurs une véritable feuille de route d’action gouvernementale, avec exigence et priorité, des résultats tous les trois mois voire six mois. Les contrôleurs de ces travaux, nommés à cet effet, auraient pu rendre directement compte à Paul Biya, seul responsable au peuple camerounais, des affaires du pays, de l’avancée ou non de grands travaux du Cameroun.

L’absence de la feuille de route d’une action gouvernementale extrêmement précise a eu pour conséquence ; l’improvisation généralisée par exemple : l’Etat camerounais à donné et donne des marchés à certaines entreprises camerounaises et étrangères incompétentes. Résultats, tous les chantiers de grands travaux du Cameroun sont très en retards et les ouvriers de ces chantiers ne savent plus à quel Saint se vouer. Oui, le Cameroun du point de vue de son développement global, s’étouffe peu à peu, avant de rendre l’âme économiquement, si rien n’est fait, pour sauver ce qui peut encore l'être.
                                                      Paul Biya, seul face à son destin

Pourtant, le choix des entreprises camerounaises et étrangères, pour le développement du pays, devait être facile pour les décideurs camerounais, par exemple : si c’est l’entreprise française qui a une expertise incontestable pour les problèmes d’eau ou d’électricité, que l’Etat camerounais lui donne ce marché avec une exigence de respecter le délai des travaux, si c’est une entreprise camerounaise qui sait construire des ponts, on l’octroie ce marché, avec la même exigence etc.

L’Etat camerounais aurait pu également exiger aux entreprises étrangères qui gagnent d’importants marchés au Cameroun, le transfère de technologie aux entreprises camerounaises, pour booster la création d’emploi, au Cameroun qui en a bien besoin. Mais, hélas, ce n’est pas le cas, comme le rappelle le président Paul Biya, dans son discours à sa jeunesse. Un Paul Biya, désormais seul face à son destin.

Que ce fut dur, de la peine même d’entendre ce 11 février 2016, le président Paul Biya, exprimé à sa jeunesse, l’impuissance de l’Etat qu’il dirige depuis trente quatre ans, une absence de projet ambitieux pour le développement global et spécifique du Cameroun, c’était hier. Pour le président Paul Biya et l’avenir du Cameroun, l’heure ne doit plus être aux atermoiements. 

Il faut, pour la puissance et le rayonnement du Cameroun, que Paul Biya, ait aujourd’hui une double objectifs : - qu’il s’entoure d’hommes et de femmes d’expérience, pour finir ses grands travaux publics en cours – et qu’il prépare dans la sérénité l’alternance politique, pour l’intérêt supérieur du Cameroun qui vient et, le peuple camerounais lui, sera, j’en suis convaincu reconnaissant.

Mathieu MBARGA-ABEGA, Journaliste politique et écrivain-Paris

M'envoyer un e-mail lorsque des personnes publient un commentaire –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Récemment sur l'atelier

Atelier des Médias - RFI via Facebook

Saviez-vous que derrière le #Bitcoin se cache un protocole (la Blockchain) dont les…

Atelier des Médias - RFI via Facebook

Favoriser les interactions avec les personnes plutôt qu'avec les marques, pourquoi…

Atelier des Médias - RFI via Facebook

C'est pas parce qu'on veut raconter les choses qui fonctionnent qu'on est un…

Atelier des Médias - RFI via Facebook

Bonjour à tous ! ----------------------------------- Si tu ne t'occupes pas de…

Plus...