CAMEROUN

PAUL BIYA : Les Vœux de la Mauvaise Gouvernance Politique

Comment voulez que je me taise ?
Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, journaliste politique- Paris

Incontestablement, le président Paul Biya, vient une fois de plus, adresser au peuple camerounais, ses vœux de sa mauvaise gouvernance politique. Souvenons-nous, le président Paul Biya, est à la direction des affaires du Cameroun, depuis trente trois ans, de pouvoir, sans partage.

Depuis trente trois ans aussi, le peuple camerounais laxiste, a droit à l’occasion des vœux de fin d’année, d’entendre de leur chef d’Etat, Paul Biya, presque mot à mot, le même désir de développer fortement le Cameroun. Avant cette période, Paul Biya, ne s’adresse jamais à son peuple quand un événement majeur concerne son pays, comme le font quasi automatique, les chefs d’Etats du monde moderne.
Depuis trente trois ans de pouvoir biyaïste, également, le peuple Camerounais n’observe pas, dans leur pays, un réel développement économique, politique et socioculturelle ambitieux.

Il est légitime en 2016, de poser l’unique question qui s’impose : « qu’est-ce qui a manqué ou qui manque à Paul Biya, afin de développer efficacement le Cameroun d’aujourd’hui, garantissant ainsi un avenir meilleur au Cameroun, qui vient, et ce, en contexte de la mondialisation ? ».
A mon avis, le président Paul Biya, manque cruellement de vision et certainement un peu plus d’amour pour son beau pays, le Cameroun. Qu’on se comprenne bien, mon propos ne concerne absolument pas la personnalité de Paul Biya, un Grand Camerounais béni des dieux bantous et les autres, « n’est pas président du Cameroun qui veut ». Mais, de sa mauvaise gouvernance du Cameroun, depuis trente trois ans. Autrement dit, il s’agit d’un débat sur la base des arguments.
Souvenons-nous, quand Paul Biya, arrive au pouvoir au Cameroun en 1983, il était très apprécié et l’est encore en partie par le peuple camerounais, qui a placé et place encore son espoir en lui.

Mais, le président Paul Biya, n’a pas compris y compris son entourage, généralement incompétent et jaloux, qu’il fallait poursuivre les réformes commencées par le président Ahmadou Ahijo, pour l’image et la place du Cameroun parmi les pays définitivement émergents et pour le coup, être très exigent avec le peuple camerounais. Un peuple intelligent, mais, indiscipliné, qu’il fallait, qu’il faut rappeler les lois républicaines et exigées, qu’elles soient respectées de tous.

Une classe politique vieillissante et inefficace

En tournant dès sa prise de pouvoir, en 1983, le dos aux réformes, pourtant nécessaires à toute société bien vivante, le président Paul Biya, a choisi de dirigé le Cameroun, au jour le jour, en compagnie de ses meilleurs copains, qu’il a fait entré en politique, nommé ministres ou directeurs généreux, dont il n’a aucune autorité.
Par conséquent chaque ministre, fait se qu’il veut, dans son ministère, et pour cause, il n’y a pas de culture de bilan au Cameroun voire en Afrique Francophone, " Allons seulement", comme disent les Camerounais ». Une classe politique d’une autre sensibilité, vieillissante et inefficace, avec les ratés que les Camerounais connaissent aujourd’hui, dramatiques.
Outre les travaux de grandes réalisations, les stades de football, les hôtels, les logements sociaux, les ponts, les barrages, les établissements scolaires publics, les hôpitaux et les dispensaires en nombre suffisant dans les dix régions du Cameroun, les travaux infrastructures routières, par exemple,  l'autoroute de Douala, commencés depuis des années et toujours encours.

Preuve s’il en est besoin que les ministres du gouvernement de Philémon Yan, ne sont pas dans l’action. Aucun ministre, de ce gouvernement, qu’il s’agisse du ministre de l’économie, de la culture, des finances, de l’agriculture, du tourisme, de l’éducation, de la santé, de l’emploi, de la communication, des postes et télécommunications, des transports, des Affaires sociales, de la justice… n’a pas présenté depuis des années, aux deux assemblées du pays, son projet de loi de réforme.
Aujourd’hui, les résultats sont là, catastrophiques.

Pourtant, le Cameroun est un pays qui a d’énormes richesses naturelles, un peuple travailleur et entreprenant, mais, depuis trente trois ans de pouvoir biyaïste, le Cameroun, économiquement et politiquement ne se porte pas bien et les Camerounais le disent sans détour. Il manque toujours de l’eau potable, de l’électricité, de l’emploi aux jeunes et aux adultes, des injustices sociales en augmentation et la corruption plombent tout épanouissement du Cameroun.
A cause de quoi ?
Du manque de vision et de rigueur politique de la part du président Paul Biya, qui, au lieu de déléguer certains pouvoirs, et sanctionner fortement celles et ceux qui ne respectent pas les lois républicaines et virer les incompétents. Paul Biya, hélas, a conservé et conserve tous les pouvoirs entre ses mains, ce qui est une erreur politique lourde de conséquence.
Enfin pour le Cameroun qui vient, je formule mes vœux de confiance pour 2016. Oui, je suis convaincu que le président Paul Biya, qui est en grande partie à l’origine du marasme économique et politique actuel du Cameroun, peut encore, par un sursaut patriotique, préparer l’alternance politique et exiger au gouvernement de Philémon Yang, de faire de réformes indispensables au pays, afin d’éviter le Cameroun de sa descente en enfer de la pauvreté. Sans démagogie.
Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, Journaliste politique et écrivain

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Commentaires

  • après trente trois ans le président camerounais doit passer la main.ce n,est pas le seul citoyen camerounais, qui peut gérer le Cameroun.mais la démocratie est morte.

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