CAMEROUN: CONFISCATION EN PARTIE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE ET DE L’EXPRESSION

Comment voulez-vous que je me taise ?

Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste Politique et Écrivain

Le nombre de supports médiatiques pluriels au Cameroun, ne veut absolument pas dire qu’il y a au pays de Paul Biya, la liberté d’une information et la liberté d’expresse citoyenne de qualité. Autrement dit, il y a depuis des années au Cameroun et dans le paysage médiatique du pays, une confusion coupable entre le rôle du ministre de la communication et porte parole du gouvernement et l’accès à l’information pour des journalistes professionnels.

Quand la communication gouvernementale et (l’information du terrain une affaire des journalistes d’investigations), sont dans les seules mains du ministre de la communication et aussi porte parole du gouvernement, il a un problème.
Pourtant, c’était simple pour le président Paul Biya, de créer un ministère de l’information à part entière, qui allait exclusivement s’occuper sur la base du respect de la déontologie, de l’information, de qualité destinée au peuple camerounais, et un ministère de la communication, qui, lui allait, traiter des questions techniques et de l’évolution des métiers de la communication : la convention collective et la carte de presse professionnelle des journalistes etc.
Ce qui n’est pas le cas, parce qu’ il y a depuis trente quatre ans, un déficit organisationnel dans le paysage médiatique camerounais - quand le journaliste Camerounais formé ou en construction est mal rémunéré voire pas du tout, doit utiliser tout moyen y compris des pratiques illégales pour survivre - quand les partis politiques de l’opposition ne peuvent pas organiser leurs meetings publics au Cameroun de Paul Biya - quand le débat public dans les médias d’État, est animé par les promoteurs de l’action gouvernementale et non par les spécialistes des thématiques abordées - résultat : le peuple camerounais d’aujourd’hui est mal informé à cause de la confiscation en partie de l’information et de la communication de l’État Camerounais.
Les médias camerounais par une politique volontariste du Président Paul Biya, doivent mieux faire pour informer et éduquer la jeunesse camerounaise, en contexte de la mondialisation. Autrement dit, ce n’est pas seulement une question de confiance entre professionnels de l’information et le gouvernement camerounais, comme l’affirme volontiers Issa Tchiroma Bakari, ministre de la communication du Cameroun. Il s’agit de faire des réformes dans les médias camerounais d’aujourd’hui.
Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste Politique et Écrivain

M'envoyer un e-mail lorsque des personnes publient un commentaire –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias