CAMEROUN : 
CONFÉRENCE INTERNATIONALE ÉCONOMIQUE, UNE FOUTAISE DE PLUS !

Comment voulez-vous que je me taise ?
Mathieu Mbarga-Abega, journaliste politique et écrivain-Paris

La conférence internationale économique qui se tient ce 17 et 18 mai 2016 à Yaoundé, capitale politique du Cameroun est sans nul doute, une foutaise de plus, parce que c’est du déjà vu, sans succès pour le développement du pays. On se calme, pour dire des choses à l’endroit, sans rigoler. 

Hier dans le Cameroun de Paul Biya, l’opinion publique nationale et internationale, était parfaitement au courant que l’immobilisme était jusqu’à tout récemment, une forme de gouvernance du président Paul Biya, que des dossiers même les plus importants pour le développement du pays, dormaient des années dans les tiroirs des palais de la République, que le dossier d’un Camerounais pour qu’il soit traité dans l’administration du pays, il fallait payer, autrement dit, donner le combo, parce que la corruption fut, et est, l’essence de cet immobilisme d’un autre temps. 

Aujourd’hui, le président Paul Biya, exhorte le gouvernement de Philémon Yang, premier ministre camerounais à plus d’efficacité en ce qui concerne l’action gouvernementale, un peu endormie depuis des années et il semble être entendu. C’est pourquoi, depuis trois ans, le peuple camerounais constate, un grand vacarme inouï dans presque tous les secteurs d’activités du Cameroun: les chantiers prioritaires du pays, appelés la politique des grandes réalisations de Paul Biya ; les trois grands barrages, Lom Pangar et les autres, les le port de Kribi, les transports terrestres et aériens, toujours en construction depuis années. 
Dans le même temps, les ministres du gouvernement de Philémon Yang, annoncent en continu dans les médias du pays, que les autres secteurs d’activités tels les télécommunications ou l’économie numérique, l’électricité, l’eau, la santé publique, l’agriculture, l’élevage bovin… ne sont pas oubliés.

Certes, le Cameroun de ce jour est un chantier à ciel ouvert, seulement les travaux sont éternellement encours depuis des années. Pire, depuis 7 ans aussi, le gouvernement de Philémon Yang, ne peut montrer au grand public camerounais, à la fois une liste précise des chantiers terminés et qui fonctionnent et celle enfin des travaux encours. Pour cacher la terrible confusion qui existe dans ces chantiers, on parle en termes de pourcentage, de l’avancée de ces travaux en cours, Sic. Alors une conférence internationale économique, s’imposait-elle en terre camerounaise en 2016, quand on sait que le Cameroun ne figure même pas dans la liste de 20 pays, les plus attractifs du monde, dans l’absolue oui et non. 

Oui, parce que, pour qu’une telle conférence porte à l’avenir ses fruits pour l’intérêt des Camerounais, il faut réunir certaines conditions : - la stabilité politique – l’État de droit qui établit un environnement de confiance, pour le business - en finir avec l’immobilisme national – donner à la jeunesse du pays une éducation de qualité – du travail bien fait - il faut une volonté politique sans faille – une réorganisation pragmatique des travaux dans les chantiers encours et à venir et de donner leurs dates de livraisons – création des industries de transformation des produits made in Cameroun – des infrastructures routières et aériennes etc.
Si ces conditions sont réunies, les investisseurs camerounais et étrangers devraient investir au Cameroun, parce que ce pays a nombre d’atouts économiques, qu’on ne trouve pas ailleurs. Autrement dit, seuls les investisseurs sérieux gagneront à long terme dans le Cameroun, d’aujourd’hui.

Non, cette conférence internationale économique de Yaoundé n’aura pas de sens, si le président Paul Biya et le gouvernement de Philémon Yang, ne font pas dans l’urgence, des réformes pour la transformation du Cameroun d’aujourd’hui. Autrement dit, développer fortement le secteur privé et public, lutter contre la corruption, améliorer les conditions de vie des Camerounaises et des Camerounais, créée un environnement de confiance en établissant un État de droit.

Si tel n’est pas le cas dans le Cameroun d’aujourd’hui, allez expliquer aux Camerounaises et aux Camerounais qui ont faim, qui ne peuvent pas se soigner et préparer l’avenir de leurs enfants, qu’il faudrait, qu’ils attendent l’émergence 2035, serait une duperie faite au peuple Camerounais, qui se vengera tôt ou tard, comme cela s’est vérifier dans l’histoire des nations. 
Mathieu Mbarga-Abéga, journaliste politique et écrivain- Paris

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