Etudiants médecine dentaire (Crédits photo: Université de Montréal via Flickr, CC)

Buzz Européen par Maria Afonso

 

Dans les années 2000, la France faisait appel aux infirmières et kinésithérapeutes espagnols, pour résoudre la pénurie de main d’œuvre. Aujourd’hui, c’est au tour des médecins d’Europe de l’Est d’être recrutés dans les hôpitaux et les cliniques. La législation européenne assure la reconnaissance automatique de leurs diplômes. Bien formés, ces médecins étrangers exercent dans l’Hexagone, au même titre que les praticiens français.

En France, nul besoin de passer des examens pour s’inscrire à l’ordre des médecins si l’on est Italien ou Roumain. En janvier 2007, la Roumanie adhérait à l’Union européenne, depuis 5 000 des 42 000 médecins roumains ont fait le choix de travailler à l’étranger. Installés en Allemagne, Belgique, Espagne ou Italie. Souvent francophones plus d’un quart d’entre eux vivent en France. Tout comme Serban Mihaileanu, cardiologue à Paris et président de l'association des médecins roumains de France. Il analyse les raisons de l’intégration réussie de ses confrères en France.

 


 

Depuis la crise, le Portugal, l'Espagne, l'Italie et la Grèce sont devenus des viviers de recrutement. En Grèce, le salaire des médecins du public a diminué de moitié. En Italie, les contrats hospitalier durent, parfois, une quinzaine de jours. Un généraliste polonais gagne en moyenne entre 300 et 500 euros par mois. Dans le système public roumain, un médecin débutant reçoit 250 euros en moyenne et un spécialiste en fin de carrière, 400 euros. Alors qu’en France, ils peuvent gagner dix fois plus et bénéficier d’une qualité de vie, qu’ils n’ont pas dans leur pays.

 

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a établi, pour la première fois dans son Atlas de la démographie médicale française, un état des lieux détaillé de ces médecins étrangers.

 

En 2012, on recensait près de 20 000 médecins titulaires d’un diplôme européen et extra-européen. Ils représentent 7,5 % des praticiens inscrits à l’Ordre des médecins. Les raisons, qui poussent les professionnels français à déserter certaines régions, comme notamment l’isolement ou bien encore le manque d’infrastructures, semblent dérisoires aux yeux de ces médecins étrangers. On peut citer, l’exemple de la Bulgarie, le pays le plus pauvre de l'Union européenne, dont l’exode des jeunes diplômés met en péril les services de santé locaux. 

 

 

 

Grâce à Internet, tout est devenu plus facile, et le portail européen sur la mobilité de l’emploi, EURES, devient l’interface idéale entre les employeurs et les médecins de l’Union européenne.

 

En quelques chiffres Eures, c’est près d’un million et demi d’offres d’emploi, plus d’un million de CV et près de trente mille employeurs  enregistrés. Une initiative qui accompagne les personnels de santé dans l’apprentissage de la langue, et les préparent à leurs nouvelles conditions de vie. Comme pour Mercedes et Daniel dans ce spot de l’Eures.

 

 

 

Maîtriser une spécialité médicale, et une langue étrangère facilite la mobilité. Ces dernières années, le phénomène a pris de l’ampleur. A tel point que les agences spécialisées dans le recrutement de médecins étrangers se sont multipliées. La France n’en est encore qu’à ses débuts, contrairement a des pays comme la Suède ou le Royaume uni, où ce  marché existe depuis plus longtemps.

 

 

 

 

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