Comme « mama Africa », la mamelle nourricière de certains sites internet, médias audio-visuels et magazines crève de faim. Elle est méconnue, rejetée et insultée à la    maison. Pourtant, les voisins l’utilisent pour accroître leur visibilité.

 

Nombreux sont ceux qui l’ignoraient, moi aussi. La    journée internationale du blogging. Elle est célébrée chaque 31 août. Ne me demandez pas depuis combien d’années. Je n’en ai rien à cirer. Ce qui est sûr, on en parle. Et tous les blogueurs, du    moins ceux qui s’y reconnaissent, ont décidé d’en faire écho cette fois-ci. Chacun sa thématique. La finalité étant de faire comprendre l’importance du blog dans un pays comme le Cameroun. Pour    une fois dans la vie, tous les chemins mèneront à Rome (l’objectif final).

Pour commencer, qui connait « Le journal d’Anne    Frank » ? Ce livre publié aux éditions Gallimard écrit entre juillet 1942 et août 1944 par une petite fille juive afin de partager le sort précaire de sept personnes contraintes de se    cacher pour échapper à la gestapo. Pendant que les Nazis ajoutaient un chapitre capital et sanglant au « Bréviaire de la haine », Anne Frank notait dans son journalier les menus faits    et gestes de la communauté. La petite Anne Frank, a chroniqué (peut-être naïvement) sur une microsociété clandestine. Finalement, elle est devenue une informatrice de référence. Nombreux se sont    fiers à ses écrits pour rédiger leur thèse et des livres. C’est ça la mission quotidienne du blogueur. Pas très différente de celle d’un journaliste. Mais ici, chacun y va selon ses ressentis. Le    but étant d’informer sur les faits et gestes de la société. Montrant des pistes à plusieurs personnes. Je suis heureux quand un intellectuel comme le Pr. Emmanuel Pondi soutient que son livre     « (Re)Découvrir Yaoundé » part aussi du travail mené quelques années plus-tôt par un jeune blogueur    camerounais.

Les blogueurs, qu’ils soient au Cameroun ou ailleurs,    sont devenus des informateurs de premier ordre. Relayant les informations en temps réel. Lesquelles sont reprises (in extenso) par des médias classiques et sites internet (sans journalistes) sans    mentionner la source comme le demande l’honnêteté intellectuelle.   Samvick en parle    justement. Ces blogueurs camerounais, en matière de publicité, sont pourtant lésés par les entreprises. Non. Ignorés et rejetés totalement au    détriment de ces sites internet spécialisés dans le « copié collé ». En thème de statistiques mensuelles, le chiffre de ses sites demeure au bas de l’échelle. Mais hélas. Ce sont les    heureux élus. Dans les autres pays à l’instar du Nigeria, les blogueurs vivent de leur job via la publicité des entreprises et des particuliers. Il suffit de visiter le blog de ses collègues des    pays voisins et suivre les reportages fait sur eux à la télévision et ailleurs pour le comprendre concrètement. Et en retour, les entreprises voient leur chiffre d’affaire grandir. C’est un    partenariat gagnant-gagnant. Cela devrait-être pareil chez nous avec une moyenne de 15.000 visiteurs par mois sur plusieurs blogs camerounais.

« Les    entreprises camerounais n’ont pas encore intégré les blogs dans leur politique de développement et de vente de leur image et de leurs produits comme chez nous au Nigeria parce qu’elles ne    comprennent pas encore votre importance et votre force. Et c’est regrettable », regrettait Oghoye Joshua, un ami rencontré au  Nigéria. Il est temps que les publicistes, les    responsables de communications et de marketing des entreprises locales comprennent qu’ils peuvent gagner davantage avec les blogueurs locaux. Comme au Nigeria, en Afrique du Sud, au Burkina-Faso,    en Côte-d’Ivoire… Vivement un changement !

Frank William BATCHOU

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