Le monisme matérialiste ou spiritualiste des philosophes présocratiques enseignait que tout a commencé par un élément primitif duquel naquirent directement ou indirectement, tout le reste qui arriva dans l’existence. Ils s’attelèrent alors tous en conséquence à la recherche de ce premier élément, de cette source primitive de la vie dans laquelle serait inscrite toutes choses. Thalès de Milet, sage toujours mentionné dans les diverses listes des sept sages traditionnels de la Grèce antique, pensait que l’Eau est le principe de la vie. Le Coran enseignera plutard que l’homme lui-même est créé dans une goutte d’eau. Chez les anciens sérères, la salive est le véhicule de nos intentions.

En tous cas, la vie est difficilement pensable en dehors de l’humidité, en dehors de l’eau, car les sérères enseignent aussi que « Tout ce qui vit est tout ce qui est humidifiable »L’absence de l’eau est donc un signe de déclin de la vie ou de mort.

Il faut se rendre dans la verte Casamance ou dans mon village de Loumatyr au terme de cet hivernage, pour voir combien la nature est encore digne de confiance et une belle gouvernante qui sait encore aider les travailleurs à créer des richesses sans voler à personne. Les eaux de l’hivernage ont été mesurées comme il fallait les quantifier dans la perspective de belles récoltes. L’homme est rarement satisfait, surtout l’homme moderne, mais les paysans de Loumatyr savent encore se rassasier. Ils sont tous unanimes à dire que véritablement, l’alliance de leur travail avec les forces de la nature ont répondu au-delà des attentes positives habituelles. Ces paysans reconnaissent « certains d’entre nous aurons même ce qu’il leur faut en mil pour se nourrir pendant 24 mois ».

En 2012 au Sénégal, il y aura sans doute plusieurs candidats aux élections présidentielles et chacun choisira celui ou celle en qui il investira sa confiance et son espoir. Mois aussi je voterais, mais je voterais avant tout si cela me trouve encore en vie, pour cette Nature qui arrose de ses eaux, la terre des paysans et des pasteurs dans les campagnes oubliées des autres gouvernants du monde.

Pourtant, dans les banlieues dakaroises surtout, et même dans la capitale et en beaucoup d’autres lieux, les mêmes eaux de la Nature ont pris une autre image et une autre valeur. Elles envahirent des artères, des cours de maisons et ensuite l’intimité des toits de la pauvreté et de la mauvaise occupation de l’espace. Des personnes moururent même dans ce déluge dont les traces ne sont pas encore effacées ni sur la terre ni dans les consciences. Elles entraînèrent dans leur reconquête de leur espace légitime, les prétentions des Etats et des gouvernements vaincus par les forces de la nature, les forces de leur propre ignorance, et par les forces de leur inertie pour la bonne gouvernance.Ce n'est pas au Sénégal seulement que ces eaux détruisirent beaucoup de choses dans l'environnement matériel des hommes et dans leur conscience et dans leurs idées.

QuartierAgbalepedogan innondee 1,par KOGOE Bertrand

Faut-il alors dire que l’eau est source et aliment nécessaire de la vie ou qu’elle est au contraire source d’anéantissement de la vie ?

Pour moi, l’eau est toujours et partout source de vie et arrive toujours pour le bien de la vie car, un ami de moi m’a dit que je suis né sous une forte pluie, un certain 15 octobre, quelque part dans le monde.En plus on pourrait dire que tout ce que les eaux tombant du ciel ou sortant de la terre détruisent,c'est pour appeler l'homme à mieux le repenser et à mieux le reconstruire.

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