Ahah! Vous l'attendiez la journée endormissement. Si si, je le sais, cela vous fait marrer que, les paupières transparentes à force d'images collées à mes yeux, ne tiennent plus, s'affaissent malgré la lutte désespérée de mon cerveau pour se faire obéir par elles (d'ailleurs, y a des muscles au niveau des paupières? Si oui, je suis musclé de la paupière...). Et bien, je vais vous étonnez, mais mis à part quelques micro-sommeils comme on en connaît sur l'autoroute (ne t'inquiète pas Maman, sur l'autoroute, je n'ai jamais de séries de micro-endormissements comme au ciné: l'adrénaline que cela me procure m'amène sain et sauf jusqu'à la prochaine aire...mais au cinéma pas de frayeur, donc pas d'adrénaline) le 2ème jour après une nuit blanche à écrire, et c'était au Bergman réalisé par Liv Ullmann, ce qui n'aide pas (ceux qui connaissent savent de quoi je parle), et à peine trois ou quatre brefs assoupissements, je n'ai pas vraiment dormi...jusqu'au jour 7! C'est un exploit.
Avec en compétition officielle Un Mundo Misterioso, je peux vous dire que j'ai bien dormi. Du sommeil du juste. Jusqu'au moment où, quelqu'un voulant sortir avant la fin s'est pris les pieds dans mes jambes bien étendues devant moi. Du coup, lui et moi avons eu un bon coup d'adrénaline et j'ai vu la fin du film...j'avais visiblement pas raté grand chose, la fin m'a ennuyé mais à un point...je comprends les bouh de ceux qui sont restés éveillés. L'âge du cinéma argentin créatif et original est visiblimenet révolu.

Mais bon je ne suis pas le pire: il y a deux jours j'ai entendu au film de 9h00 une femme en train visiblement de faire un cauchemar pendant son sommeil, ce soir au film de 22h00 un gars qui penchait dangereusement vers moi depuis un moment et qui m'est tombé dessus lorsque son coude a glissé de l'accoudoir, mais le top du top - et même si la Berlinale n'est pas terminée, cela va être difficile de faire mieux - c'est le traducteur dans la cabine de traduction qui s'est endormi pendant le magnifique mais peu causant Le Cheval de Turin (The Turin Horse) de Béla Tarr...

Là où je n'ai pas dormi une seule seconde, c'est pendant le film de Julie Gavras, Late Bloomers, avec Isabella Rossellini, William Hurt et Purdey (pardon, Joanna Lumley) que je n'avais pas vue depuis des lustres. Cette dernière ce bonifie d'ailleurs avec le temps. Le film parle avec entrain et légèreté de la crise non plus de milieu de vie, mais de celle de la soixantaine. Les acteurs sont brillants, la musique agaçante, la réalisation enlevée même si parfois un peu convenue. Pour passer un bon moment de détente au cinéma! Et Isabella est lumineuse...ça maintient éveillé!

MaB

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