Commencer avec un film en 3D à 9h00 c'est pénible. Déjà que les yeux ne sont pas bien ouverts et en plus il y a ces lunettes qui semblent peser une tonne. Bon moi, j'ai eu de la chance, au moins il était en français, je n'avais pas en plus à lire les sous-titres en relief.
D'ailleurs ce film animé, "Les contes de la nuit" de Michel Ocelot (réalisateur de Kirikou), n'était pas destiné à me faire passé une bonne matinée. Si j'ai bien apprécié le fiml jusqu'à sa moitié, j'ai commencé à me lasser lorsque les contes qui y sont racontés donnait l'impression de se répéter. Je ne m'en offusque pas plus que cela, après tout, il est avant tout destiné à un public jeune ou familial. Quelque pourtant me frappe: les thèmes ne sont pas seulement récurrents, ils donnent systématiquement le rôle du héros au jeune homme. Jusque là pas de quoi fouetter un chat, mais quand même cela m'intrigue. Je n'avais pas l'intention d'aller à la conférence de presse, mais je change d'avis et m'y rend pour poser la question. Qui veut poser une question, je lève la main, j'aurais mieux fait d'aller boire le café dont j'avais besoin. Je pose ma question au réalisateur qui semble étonné de ma remarque mais me répond de manière tout à fait correcte et aimable et on serait resté là si son producteur, Christophe Rossignon. n'était pas venu s'y mêler. Le monsieur ne voit pas du tout de quoi je parle, s'insurge presque et me dit que les filles ne sont pas traités comme des potiches (on voit qu'il a des références cinématographiques...) ou bien je trouve que si? Le producteur patricien toisant depuis l'estrade le journaliste plébéien et le sommant de lui répondre. Ce que je fais étonné à mon tour de cette réaction et, pour ceux qui me connaissent personnellement certainement surprenant, sans en rajouter, ni faire de remarque narquoise sur l'emploi de potiche et de la tentative de retournement de perspective de ma question, en calmant même le jeu par un "c'était juste une question, ce n'est pas grave". La conférence de presse continue dans l'harmonie et la bonne humeur, lorsqu'au détour d'une question sur les contes, le producteur irascible en profite pour s'adresser à nouveau à moi, avec un courage inouï puisque lui a un micro et moi pas, qu'il est toujours en haut et moi en bas, et me lance une provocation avec un sourire triomphant. Cette petite phrase qui devait me clouer au pilori a mis dans la gêne Michel Ocelot, puisque sa subite démonstration partait du principe que les contes écrits par Ocelot étaient basés sur de vrais contes, ce que le réalisateur rectifie immédiatement, seulement certains dit-il, ce que le producteur ignore superbement pour finir sur l'argument ultime: "dans un temps où les hommes dominaient le monde!" Je n'ai pas de micro, je ne peux pas répondre (tant mieux pour lui, il serait sorti en pleurant et moi en ébullition), je me contente de hocher la tête avec un sourire de condescendance à la hauteur du sien plein de morgue et des rires de mes sympathiques collègues qui passent leur temps à cirer les babouches des fouleurs d'estrade.

Et dire qu'une fois n'est pas coutume, je n'avais pas posé ma question critique de but en blanc mais avais pris la peine de faire une remarque très obligeante au départ en parlant du côté technique et artistique remarquable du film. Cela m'apprendra à être sympa.

Y en a vraiment assez de ces gens qui ne supportent aucune critique, qui ne répondent qu'aux questions qui vont dans le sens du poil et vous agresse en position dominante losrque cela n'est pas le cas. Et quand je dis ces gens, ils sont surreprésenté chez les professionnels français. Ce producteur pourrait ce partager l'Ours d'or de la connerie avec Hippo (voir jour 3)...au moins la France aurait deux prix à cette Berlinale!

J'ai vraiment des problèmes avec les Français ces jours-ci (oui oui, calmez-vous, on vous entend jusqu'à Berlin, je sais, ce n'est pas que ces jours-ci...). Que me réserve demain avec Fabrice Lucchini et Sandrine Kimberlain...

Et ma réputation dans tout cela? Et bien, moi qui ai celle d'être un horrible misogyne, je suis passé devant un parterre de journaliste, sur les grands écrans de la Potsdamer Platz, les petits écrans un peu partout sur les lieux de la Berlinale, une chaine de télé où les conférences de presse sont diffusées, pour un féministe extrémiste! Mais c'est Missoum le féministe, il le revendique même! Et bien sûr, quand on a besoin de lui, il n'est pas là, même s'il a une bonne excuse, il était chez la dentiste (oui un dimanche, ne me demandez pas...c'est Missoum). Ma réputation est entachée à jamais par cet acharnement de M. le Producteur contre moi. Je me réserve le droit d'aller en justice et demander réparation. Moi féministe! Quelle infamie, quelle ignoble calomnie...mais comment se remettre d'une si abjecte médisance...

MaB

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