Berlinale 2009-Jour 2: Flip camera

Chose intéressante pour les membres d'ADM que j'ai oublié de mentionné hier, trop ému que j'étais par le film d'ouverture du festival: e jury avait donné dans la matinée une conférence de presse et comme il est composé de professionnels passionnés par leur métier mais aussi engagé dans la vie, beaucoup de questions ont été posées sur la question du cinéma africain (beaucoup, car c'est inversément proportionnel à la présence de ce cinéma dans le festival!). Quatre des cinq jurés se sont longuement étendus sur le sujet, mais la proposition la plus percutante est venue du réalisateur hong-kongais Wayne Wang qui a appelé les gens en Afrique, en Chine et ailleurs de ne pas attendre que quelqu'un leur donne les moyens, les idées, etc, mais de prendre les choses en main, de ne plus laisser les Occidentaux faire des films sur eux avec leur regard, mais de filmer eux-mêmes ce qu'ils veulent montrer, à l'extérieur comme à l'intérieur. Pour ceci, le produit magique qui après à été repris par tous les membres du jury pendant la conférence de presse: la flip camera que l'on peut trouver à moins de 100 dollars.J'espère que dès l'année prochaine, au moins dans la section Forum qui présente le jeune cinéma et le cinéma expérimental, nous aurons enfin des films africains qui nous montrent la réalité de l'Afrique vue par ceux qui la vivent au quotidien!Pour avoir une idée de la flip camera: flip cameraAu passage les membres du jury: l'actrice écossaise Tilda Swinton (Missoum est en pamoison devant elle, il s'est d'ailleurs assis sur la même rangée lors de la projection de presse de l'innomable film de Francois Ozon en compétition -Ricky. J'avais jamais vu Missoum courir aussi vite pour entrer dans une salle de ciné); la réalisatrice et scénariste espagnole Isabel Coixet; le réalisateur et producteur burkinabé Gaston Kaboré; l'écrivain et metteur en scène danois Henning Mankell; le metteur en scène et réalisateur allemand Christoph Schlingensief; le réalisateur hong-kongais Wayne Wang; l'écrivaine, "food activist" et cheffe (cuisine) Alice Waters.Petite anecdote en différé de la salle de conférence de presse: on -les journalistes pas accrédités photographes- n'a pas le droit de prendre des photos des stars. Enfin, des stars anglo-étasuniennes, car je n'ai encore vu personne empêcher un journaliste de prendre en photo une actrice danoise, un jeune premier taiwanais ou un acteur francais. Bref, y a des gars de la sécurité (en costume quand même) prêts à vous sauter dessus si vous sortez votre appareil photo. Moi je le sors pendant la conf de presse de The Reader (je ne vous en parle pas, il y a déjà un million de critiques sorties sur ce film, vous en trouverez bien une) en me disant -et je me cite: "tiens si je tentais une photo artistique?!". Toujours prêt pour une nouvelle aventure, je me prends au mot et dirige mon appareil sur l'écran plat qui retransmet la conférence pour ceux qui ne voient pas bien à l'intérieur de la salle. Et voilà pas que je sens Missoum s'agiter à côté de moi comme si la sécurité militaire d'une dictature quelconque allait se jeter sur nous...et bien oui! Figurez-vous que notre ami de la sécurité de ses 3 mètres carrés de stars m'interdit, non pas de prendre Kate Winslet qui est à 5 mètres de moi en photo, mais de prendre l'écran de télé qui restransmet Kate Winslet qui est à mètres de moi. J'hésite à aller plus loin dans le commentaire sur la psychologie d'un gars de la sécurité, certes en costume et sans chien, mais...mais non, je ne voudrais pas me mettre encore une corporation sur le dos. Mais pour la peine, je vous montre quand même ma photo qui rétrospectivement est un grand moment de bravoure artistique!MaB

Photo: Malik Berkati avec la complicité d'un agent de la sécurité de la Berlinale
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Commentaires

  • Merci Simon pour tes encouragements...comme c'est pas mal de boulot de tenir ces billets quotidiens en plus de tout ce que j'ai à faire, cela fait plaisir d'avoir un retour!
    Pour ce qui est de mes endormissements, je crois que cette après-midi, je viens de battre mon record de cette édition, avec le film d'Andrezj Wajda, Taratak (Les Roseaux). J'ai quand même réussi à comprendre en gros l'histoire (pas inintéressante au demeurant, faut juste pas être fatigué si on va le voir, car ce n'est pas un film du tout nerveux...et faut aussi aimer le cinéma polonais, si tu vois ce que je veux dire), même si je n'ai vu que par intermittence quelques images...je crois même que j'ai la marque du lit sur la joue et je me demande si je n'ai pas fait des bulles! Ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas ronflé -au contraire de certains qui m'ont même réveillé en sursaut- car je ne ronfle jamais.
    Malik
  • Ahaha, la psychologie d'un agent, voila une valeur bizarement internationale...Ravi qu'il t'ai aidé pour la photo avec Irène Jacob...Merci pour l'info sur la Flip camera.

    Je te lis, je rigole et attend deseperement le film ou tu ne t'endormira pas un seul instant.
    Bon Festival et encore merci de nous le faire partager.
    ----SiMoN----
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