Aujourd'hui, je vais être un peu sérieux! Je vois bien que l'on croit que je n'aime que les stars...du tout, je n'aime (bien) qu'Irène et Michelle...et pas Julie Delpy par exemple -mais est-ce une star...évidemment, ca se discute (je sens que je regretterai cette phrase un jour...).Comme un de mes articles pour Le Courrier, n'est pas (encore?) en ligne, je le copie-colle ici. Je parle d'un film qu'il faut absolument voir, peut-être au cinéma, s'il sort en salle, ce dont je doute vu le format, mais de toute facon en DVD qu'il faut acheter et garder, car cela vaut 10 Que sais-je sur le néo-libéralisme. Et non Simon, je ne me suis pas endormi pendant ce film que j'ai vu deux fois...en tout cas pas la 1ère fois, mais il n'est pas impossible que j'ai eu une nano-seconde d'assoupissement la 2ème fois, malgré le fait que je prenais des notes exprès pour ne pas dormir et que j'étais assis sur les escaliers, ce qui est du plus inconfortable, surtout pendant 160 min!«L’Encerclement» néolibéral décortiqué à la BerlinaleCINÉMA • Le Festival de Berlin accueille un docu canadien qui fait honneur à la tradition sociale et politique de la manifestation.Fascinant.MALIK BERKATI, BERLINCertains voient là un hasard, d’autres la preuve de la sensibilité particulière des artistes vis-àvis de leur environnement. Toujours est-il que de nombreux films présentés au 59e Festival international du film de Berlinont pour sujet le système économique mondial, les méfaits et travers de la globalisation, ses conséquences pour les populations des pays en développement –et ceci sur tous les modes: humoristique ou tragique, fictionnel ou documentaire. Un de ces films qui a fait sensation, L’encerclement - La démocratie dans les rets du néolibéralisme de Richard Brouillette, est un véritable cours ex cathedra sur les fondements du néolibéralisme.Il vient du Québec, a été tourné en noir et blanc et dure 160 minutes!Le temps de la paroleEvidemment, au premier abord, cela peut faire un peu peur: deux heures quarante d’interviews d’économisteséminents, de tenants et adversaires de l’idéologie néolibérale ainsi que d’une catégorie –peu connue en Europe– de néolibéraux radicaux: les libertariens. Cependant, le côté un peu statique, sans interventions orales du réalisateur mais avec des intertitres donnant des compléments d’information, permet de longs plans-séquences qui laissentaux intervenants le temps de s’exprimer et d’expliquer des choses complexes. Richard Brouillette se dit«réfractaire aux documentaires faits par la télévision, sortes de clips avec des plans de coupe toutes les 30 secondes». Il a donc voulu «s’éloigner de ce genre et laisser les gens parler, avec le moins d’interventions possibles, même dans le montage». «Je ne suis pas élitiste, précise-t-il, mais je pense qu’il est important que les gens voient des films comme le mien, qui demandent un niveau d’attention et de réflexion plus élevé que le standard de la TV.» Il aura fallu douze ans au cinéaste pour achever ce petit traité filmé d’économie en dix chapitres, inspiré par un éditorial d’Ignacio Ramonet sur la pensée unique, paru dans Le Monde diplomatique.Payer pour polluerAu final, écouter ces spécialistes saisissants de clarté nous démêler les racines du néolibéralisme, les mécanismes de son expansion et les idées qu’il véhicule est une expérience fascinante. Tout comme entendre un libertarien tenter de démontrer l’aberration du système des monopoles publics sur le thème des rivières: l’Etat est responsable de leur pollution, alors que si elles appartenaient à des particuliers, ceux-ci en prendraient soin ou feraient payer au pollueur pour polluer! Cet exemple offre une représentation radicale de la situation de monopoles étatiques comme ceux de la santé et de l’éducation, dont le démantèlement depuis quelques décennies est présenté comme une évolution normale et inéluctable. Le domaine de l’éducation, crucial pour conditionner les enfants dès l’école primaire et achever l’«encerclement » de la pensée, est d’ailleurs longuement décortiqué et ses enjeux explicités. Iavec, Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Normand Baillargeon, Susan George, Omar Aktouf, Oncle Bernard, Michel Chossudovsky, François Denord, François Brune, Martin Masse, Jean-Luc Migué, Filip Palda, Donald J. Boudreau.encerclement.info

Conseil des directeurs du FMI Photo: BerlinaleDans une forme comique parlant de sujets graves à désepérer et des imbéciles qui sont à la tête des milieux industriels à en pleurer, voilà les Yes Men, le retour, avec "The Yes men Fix the World". Dotés d'une audace à toute épreuve (ils se sont quand même fait passé pour des porte-paroles de la compagnie responsable de Bopal et sont allés sur la BBC annoncer le jour de 20 ans de la commémoration de la catastrophe que la compagnie allait indemniser les victimes à hauteur de centaines de million de dollars!), rois du canular politiquement engagé, ils partent cette fois-ci sur le front des grandes industries qui provoquent des catastrophes comme à Bopal et laissent après les gens se débrouiller avec leurs maladies ou profitent des catastrophes naturelles, comme l'ouragan Katrina pour faire encore plus de profits. Au fond c'est tragique, mais si parfois on ne peut s'empêcher d'être saisis de stupefaction devant ces tarés à la tête des trusts mondiaux, on rigole bien!Extrait du catalogue officiel: Il n’y a encore jamais eu d’enquêtes d’investigation aussi divertissantes quedans THE YES MEN FIX THE WORLD. Andy Bichlbaum : « Les avocats se battent au tribunal, les syndicalistes, dans le monde du travail, et nous, voilà ce que nous pouvons faire. Toutefois, pour un changement de système, ce que nous faisons est beaucoup moins important qu’un réel travail politique. Mais c’est quand même mieux que rien. »MaB

Photo: BerlinalePour finir ce petit florilège passant d'une extrêmité du spectre à l'autre des sortes de films (documnentaires, car il y en a aussi eu de fiction) ayant pour thème la globalisation, un documentaire dramatique, à la limite du soutenable, montrant le quotidien et les effets de la faim chronique sur des familles et le système qui fait que l'on maintient en vie des gens sans se donner les moyens d'enrayer la malnutrition. GARAPA a été fait par le réalisateur brésilien José Padilha qui a gagné la compétition officielle de la Berlinale 2008 avec TROPA DE ELITE. Pour illustrer son propos, il a suivi pendant 30 jours 3 familles brésliennes dans leur quotidien, l'une dans une grande ville, l'autre dans une plus petite agglomération et la dernière isolée de tout. Les images insoutenables des enfants couverts de mouches, pleurant pour avoir du garapa - mélange de sucre et d'eau- en attendant de pouvoir peut-être manger le lendemain quelques haricots ou du riz ou boire un peu de lait vous donne la nausée. Certains sont sortis de la salle, non pas parce que le film était mauvais, mais parce que s'en était trop. Je suis resté, mais j'avais vraiment le coeur au bord des lèvres. Le reproche que je ferais à ce film, c'est qu'il soit en noir et blanc, et pas un N/B esthétique, mais un N/B "sale", granuleux et qui - à mon sens- en rajoute à une réalité qui ne se suffit que trop bien à elle-même.MaB

Photo: Berlinale

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Commentaires

  • C est la troisieme fois que j ecris sur ce blog qui disparait sans etre publie bien que je ne sache quelle est la veritable raison ? J essaie alors une autre fois sans pour autant avoir la certitude qu il sera imprime a la suite des articles que Malik ecrit sur cette page concernant la Berlinale !Il faudrait avouer que depuis le debut de cet evenement, je n ai pu m accrocher au festival, et si ce n etait pas les encouragements de Malik,j aurai deja longtemps abandonner ! Mes conditions materiels et psychologiques ne m ont guerre permis de rentrer pleinement dans ce festival ! Je dois aussi dire que cette cuvee 2009,notament dans la partie "selection" n etait pas au niveau de l attente des cinephiles,notament les centaines de journalistes et observateurs presents a ce festival ! Si ce n est quelques films qui ont pu atteindre l emotion des spectateurs ,et non les themes ,la technique ou l esthetique ,je ne manquerai pas de dire que ce festival s est verse dans la langue de bois et l emotionnel . En effet ,l emotion a bien pris le pas sur le theme ,le scenario et la direction des acteurs et actrices. Ne pouvant aussi etre present a toutes les projections de la matinee ,je n ai pas encore pris definitivement le choix des films et des comediens qui seront primes par le jury international presidee par la celebre comedienne ecossaise .Cependant dans la salle de la conference de presse sise a l Hotel Hayat,le choix est deja fait par nombre de la presse et des medias qui ont deja sympathises avec quelques titres.On retiendra le film du franco algerien Rachid Bouchareb "London River","About Elly" de l iranien Asghar Farhadi,"The messeger" de l israelo americain Oren Moverman ,"Cheri" de l americain Stephen Fears,"La Teta Asustada" de la peruvienne Claudia Llosa ou "Storm" de l allemand Christian Schmid !Attendons ce samedi,la fin de la berlinale pour connaitre les laureats !Et tant mieux aussi pour les surprises !Dans certains films de l apres midi ,je faisais souvent la sieste et pendant la projection du film "Rage" de l anglaise Sally Poter,j ai battu en retaire et je me suis enfui avec plusieurs journalistes de la salle ,laissant quelques intrepides finir la seance notament le courageux Malik ! Je n ai pu aussi suivre convenablement les films du polonais Andre Wadja "Tatarak" et du grec Theo Angelopulos "The Dust of Time" !Peut etre est ce le niveau que je n ai pu atteindre ou la digestion des casse croutes qu Olivier nous cuisinait quotidiennement pour tenir avec Malik !
    En veritable "rat des salles obscures" ,tenace et toujours present,Malik fait partie des "meubles du festival "!
    Encyclopedie et dictionnaire du cinema ,Malik connait chaque acteur,chaque actrice et chaque realisateur !
    Decu par l absence de son actrice preferee "Dame Judy Dench "(comme il l appelle),Malik avait ravi la vedette a une journaliste canadienne qui a trouve tous les films de la selection "Tout le monde est beau ,Tout le monde est jolie" en posant une question non moins inteligente, a une autre comedienne de ses favorites, d origine francaise, et qui a reside a Geneve ,Irene Jacob "The dust of Time " de T.Angelopoulos.Au cours de sa reponse "la strar" de Malik , n arretait pas de le devisager et de lui sourire .Aux anges et jubilant,il a meme pu avoir une photo a cote d elle ! "C est vraiment ma journee ....!" me repetait il en sortant de la conference de presse !En sirotant une boisson ,il ne cessait de me dire :"tu es temoin de cet important evenement , n est ce pas ?".
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