La formation du premier gouvernement de Boni Yayi pour le compte de son deuxième quinquennat est depuis quelques jours une réalité. Au nombre des nouveaux cadres promus, il y a des députés élus pour le compte de la sixième législature. Ces derniers ont abandonné leur siège au parlement pour rejoindre le gouvernement. La question est de savoir quelle est la chance pour ces députés ministres de durer dans le gouvernement de Boni Yayi qui pourrait être remanié quelques années après.

S'interroger sur   la chance des nouveaux députés ministres à durer aux côtés du chef de l'Etat dans la gestion des affaires publiques va paraître aberrante pour certains observateurs qui penseraient que c'est très trop tôt d'en parler ; mais la réalité est là et s'impose à tous car les textes de notre pays n'imposent pas   au président de la République un délai pour remanier son gouvernement, donc à tout moment il peut les remercier. Les députés à qui il a fait appel pour rentrer dans son gouvernement et qui ont répondu favorablement ont donc pris d'énormes risques. 

Avec cette entrée au gouvernement, ces députés ministres vont céder leur siège à leur suppléant, ainsi ils vont perdre tous les avantages liés à la fonction de député et surtout l'immunité parlementaire. C'est pour éviter un tels risque que certains députés de l'opposition tels que Léon Ahossi, Valentin Aditi Houdé ont décliné l'offre quand ils étaient invités au gouvernement lors du premier quinquennat. Dans le même temps leur entrée dans le gouvernement leur donne des avantages incalculables et participent à la gestion de la chose publique au sommet de l'Etat. Mais s'il arrivait qu'ils commettent des actes irréguliers liés à leur fonction de ministre, il y a une procédure pour qu'ils répondent devant la justice. Avant de donner toute réponse sur cette chance doit-on se demander, si Boni Yayi a-t-il changé entre son premier quinquennat et le second ? Voilà une question capitale et essentielle à la quelle il faut répondre avant de prétendre trouver une réponse à l'interrogation sur la chance dont disposent les nouveaux députés ministres. Si Boni Yayi n'a pas changé, alors les députés qui viennent de rentrer au gouvernement ont de la chance de rester longtemps avec lui ce quinquennat puisque la preuve est là frappante. Les députés qu'il a sorti du parlement pendant son premier quinquennat pour servir le peuple béninois sont demeurés au gouvernement tout le long du mandat dans les différentes équipes qu'il a constitué. 

Ces députés ministres malgré tout ce qu'on leur reprochait sont restés aux côtés du chef de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat. Le cas le plus frappant pour ce quinquennat est le dossier Cen-sad qui devrait emporter le ministre Noudegbessi, mais malgré sa suspension ce dernier est revenu terminer le mandat avec le chef de l'Etat. Sans pour autant dire qu'on est dans le secret des choses, on peut toute fois affirmer que le facteur premier qui a milité en faveur du ministre incriminé est le fait que Boni Yayi l'a sorti du parlement. Idem pour le cas du ministre François Abiola qui est rentré au gouvernement dans les mêmes conditions. Seul le ministre Kint Aguia fait une exception isolée pour être sorti du gouvernement pour des raisons que seul le chef maitrise. Toute fois, bien de faits font dire Boni Yayi garde au gouvernement les députés qu'il sort du parlement. Mais ce n'est pas un pari gagné pour les nouveaux venus. Ils doivent au contraire travailler de façon permanente pour mériter la confiance du chef de l'Etat. Dans ce cas, certains peuvent garder leur portefeuille jusqu'à la fin comme le cas de Sacca Lafia, François Abiola, François Noudégbessi et bien d'autres encore.
Source : Adjinakou
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