La grève que vient de décréter la FESYNTRA-Finances pour compter de la semaine prochaine s’annonce éprouvante pour les agents de l’Etat et les pensionnaires. Car, le salaire du mois de juillet va connaître un retard, selon des sources officielles.
 
 
  

 

C’est lancé. La grève reprendra de plus bel au Ministère de l’économie et des finances. Selon nos informations, la FESYNTRA-Finances a au cours de l’Assemblée générale organisée d’hier, mercredi décidé de reprendre du poil de la bête. Les syndiqués sont prêts à abandonner le travail pour raison de revendication salariale. Les négociations entamées avec le gouvernement ayant échoué, et loin de courber l’échine devant les menaces du chef de l’Etat de remplacer les travailleurs grévistes par les militaires et les appelés au service militaire, les agents du ministère de l’Economie ont choisi leur forme de lutte pour avoir gain de cause. Ils réclament la réinstauration du coefficient 1.25 de relèvement des indices salariaux. Ils en étaient bénéficiaires, mais le gouvernement, appliquant une décision de la Cour constitutionnelle l’a remis en cause. Une décision qui a provoqué de vives protestations. C’est ainsi que la grève est de retour au ministère de l’Economie et des finances. Les conséquences seront immédiates, comme le craignent déjà les autorités. Selon des sources officielles, le mouvement va gravement affecter les activités, et principalement le traitement des salaires. Pour ce mois de juillet, les travailleurs et les pensionnaires seront priés de garder patience parce que leur paye ne pourra pas être effective à la date habituelle. Inutile alors de se présenter au guichet du trésor à partir du 20 juillet. Les choses s’arrangeront plus tard.

Au nom de quelle liberté, de quelles revendications va-t-on continuer de prendre la population béninoise en otage? Les travailleurs du Ministère de l'économie et des finances ont l'habitude de dire que ce sont eux qui mobilisent les ressources qu'ils mettent à la disposition du Gouvernement. Mais ne sont-ils pas payés pour le faire?  Il est temps que chacun comprenne qu'il doit faire en toute conscience ce pour quoi il est payé et lorsque les ressources le permettront, ils pourront en réclamer une répartition équitable. Les fonctionnaires béninois donnent l'impression qu'ils sont les seuls à avoir des droits sur les fruits de la croissance. Les autres acteurs qui créent quotidiennement la richesse doivent se réveiller pour mettre fin à ces dérives qui risquent d'envoyer le Bénin dans le décor.

Source: le Matinal
Avec les commentaires de Farougou
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