Avant la formation d’un nouveau gouvernement annoncée pour les tout prochains jours, le chef de l’Etat Yayi Boni vient de balayer son entourage, renvoyant tous ses conseillers et chargés de mission. Certains devraient être rappelés, mais pas la majorité.
 
Il n’y a plus de conseillers et de chargés de mission au Palais de la Marina. Marcel de Souza, Moudjaïdou Soumanou, Mariam Aladji Boni, Félix Hessou, Lionel Agbo, Didier Akplogan, Eric Adadja, Soumanou Toléba, Amos Elègbè, Alexandre Hountondji, Barnabé Dassigli, Grâce Lawani et bien d’autres conseillers ou chargés de mission du chef de l’Etat selon le cas sont déclarés persona non gratta à la Présidence de la République. Le président Yayi Boni a mis fin à leur collaboration depuis hier au cours du Conseil extraordinaire des ministres, probablement le dernier avant la formation d’un nouveau gouvernement. Alors qu’il n’a plus quitté son stylo depuis son investiture pour un second mandat de 5 ans, l’homme fort du pays a créé la surprise en commençant par limoger son gouvernement "bis" composé d’une pluie de conseillers spéciaux et techniques et de chargés de mission. L’information a du coup provoqué une ébullition au Palais de la présidence où dans les têtes, ce schéma n’était pas à l’ordre du jour. Certains fonctionnaires qui étaient encore dans leurs bureaux respectifs au moment où la décision est tombée, sont rentrés chez eux avec peine, les visages interrogatifs. Selon nos informations, c’est le premier grand coup de ballai auquel l’administration et des secteurs clefs ne résisteront pas.
En commençant pas ses collaborateurs immédiats, nous confie une source anonyme, le Président Boni Yayi vient d’annoncer que le vent va souffler dans tous les sens et pourra emporter des personnalités jusque-là intouchables. A peine a-t-il été reconduit dans son fauteuil à la Marina, le Chef de l’Etat estime que c’est le moment de changer ses hommes, de garder certains et de faire confiance à de nouvelles têtes. Même s’il n’a jamais évoqué la question de remanier son équipe au Palais, l’heure de balayer devant sa porte a sonné et il est passé à l’acte. Ainsi, il veut mettre de l’ordre dans sa maison où durant les élections législatives, certains ont eu à braver son autorité en se présentant à ce scrutin contre sa volonté.
La question est de savoir pourquoi limoger le gouvernement "bis" alors que le peuple est dans l‘attente de la formation d’un nouveau gouvernement. Le chef de l’Etat a voulu commencer certainement par le moins difficile. Il peut facilement se débarrasser d’un conseiller ou d’un chargé de mission que d'un ministre. D’un autre point de vue, cette option du Président de la République ouvre la voie du gouvernement à certains conseillers méritants. Le Président Boni Yayi ne devrait plus reconduire ceux qui ont déçu sur toute la ligne ou sont restés sans aucun dossier ou sans réelle responsabilité. En revanche, quelques- uns n’ont pas de soucis à se faire. Ils sont sûrs d’être rappelés dans l’équipe. Mais en attendant, ils doivent faire leurs bagages et se voir retirer leurs attributs.
Source : Le Matinal
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