La Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la constitution la loi n° 2011-25 portant règles générales applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin, votée par l’Assemblée nationale le 26 septembre dernier. Mais cette décision n’a pas l’air de mettre un terme au bras-de-fer entre le gouvernement et le syndicat de la douane : à l’issue de leur assemblée générale du vendredi 30 septembre dernier, le syndicat des douanes a décidé d’aller à nouveau en grève le mardi octobre suivant ainsi le mot d’ordre lancé par la Fesyntra-Finances, pendant que le président Boni Yayi a promulgué la nouvelle loi et compte radier les grévistes de la fonction publique. Que feront donc les douaniers demain ?

Bottes aux pieds, béret à la tête, les disciples de St Mathieu devront reprendre le chemin du travail avec assiduité et abnégation à l’instar d’un nouveau militaire recru. C’est ce à quoi l’on devrait s’attendre dès demain avec les deux évènements majeurs de ce weekend notamment la décision DCC 11-065 du 30 septembre 2011 et la sortie du Président Boni Yayi ce samedi 1er Octobre 2011. La première déclare conforme à la constitution la Loi n° 2011-25 portant règles générales applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin, votée par l’Assemblée nationale le 26 septembre et la deuxième la promulgue. En effet, à la fin des 72 heures de débrayage observées par les douaniers membres du SYDOB, ces derniers étaient en assemblée générale vendredi dernier pour non seulement évaluer l’observance de la motion, mais aussi pour définir les perspectives pour la suite de la lutte syndicale.

Déplorant donc " que le Gouvernement n’est pas dans la logique d’apaisement et de paix mais celle d’intimidations et de musellement des forces vives de la nation ", ces douaniers ont décidé de suivre le mot d’ordre de la FESYNTRA-Finances en ce qui concerne la grève de 72 heures, pour compter du mardi 04 octobre 2011. Mais cette décision quoique ferme des syndicalistes se heurtera en cours de chemin à la décision de la cour constitutionnelle selon qui la loi incriminée respecte bien la constitution du 11 Décembre 1990. Mieux, dans un discours concis, d’interpellation et de mise en garde, le chef de l’Etat a une fois encore appelé au sens de responsabilité et de patriotisme des douaniers. Dans son message, Boni Yayi s’est fait on ne peut plus clair : " Conformément aux dispositions des articles 9 et 10 de ladite loi, Les agents grévistes seront purement et simplement radiés de la Fonction Publique, je dis bien radiés de la fonction publique, au cas où ils persisteraient dans leur refus de respecter la loi " Estimant que par le vote de cette loi, les députés ne dénient pas aux agents des Douanes le droit syndical qui leur permet de défendre leurs intérêts corporatistes et professionnels, le Président Boni Yayi a invité " les agents des douanes à se retrouver avec leurs frères d’armes, pour élaborer et harmoniser leurs statuts " que son gouvernement s’engage à transmettre à notre Institution parlementaire en vue de leur adoption.

A bien y voir, avec les dernières évolutions du bras de fer gouvernement-douaniers, le SYDOB ne devrait plus, sous aucun prétexte observer jusqu’à nouvelle ordre un mouvement de grève comme le prescrit la nouvelle loi promulguée. L’invite de vendredi dernier à observer le mot d’ordre de la FESYNTRA-Finances devra être de nul effet. Là-dessus, des observateurs pensent bien que les douaniers doivent faire preuve de discernement et de méfiance. Pour l’heure, la loi sur le droit de grève des autres corps civils n’est pas encore votée encore moins promulguée, ce qui permet aux syndiqués de la FESYNTRA-Finances et autres d’observer, pour les quelques jours séparant du vote au parlement, des mouvements de débrayage comme par le passé. Aller en grève demain serait donc de la part des douaniers une preuve de courage indien qui au finish leur sera fatal vue la détermination du Président Boni Yayi à siffler la fin de la récréation. La CSTB, la FESYNTRA-Finances et leurs alliés leur témoignent certes leurs soutiens mais les seuls à en subir les conséquences restent et demeure les douaniers grévistes. Pour l’heure, les positions paraissent fermes de part et d’autre mêmes si les douaniers ont le dos au mur.

Source : Adjinakou

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