Bénin : Des syndicats hostiles aux reformes


Les positions extrémistes adoptées par certains responsables syndicaux dans la tension sociale nationale ne profitent guère au Bénin. Elles risquent même de mettre à mal la mise en œuvre des grandes réformes contenues dans la nouvelle politique de la Refondation.

La Coalition des organisations syndicales de l’administration publique (COSYNAP) n’entend pas démordre. Elle a réitéré sa volonté de prolonger son bras de fer avec le gouvernement. Elle compte d’ailleurs mettre à 96 heures par semaine le mouvement de grève dans les tout prochains jours si l’Exécutif n’accède pas à ses revendications. Elle veut durcir le ton. C’est le même combat que veulent mener les membres de la Fédération des syndicats des travailleurs du ministère des Finances (FESYNTRA-Finances). Réunis en Assemblée générale le mercredi dernier, ils ont aussi menacé de paralyser l’administration des Finances en déclenchant à nouveau un mouvement de débrayage. Des positions tranchées, étranges et incompréhensibles, pourrait-on dire, face aux nombreuses mesures courageuses déjà prises par le chef de l’Etat et son gouvernement pour améliorer les conditions de vie des Agents permanents de l’Etat (APE). Cette lutte aveugle qu’entendent faire perdurer certains syndicats de base ne poursuit qu’un seul objectif : l’empêchement de la réalisation de la Refondation, la nouvelle politique ambitieuse prônée par le président Yayi Boni. Et pourtant cette politique contenue dans le projet de société du candidat Yayi Boni a été accepté par un Ko historique le 13 mars 2011. Cette nouvelle politique faite entre autres de l’amélioration du climat des affaires, la gestion rigoureuse des finances publiques, le rôle croissant du secteur privé, le respect des principes d’éthique et de transparence, également saluée par les partenaires techniques et financiers, devrait mettre sur orbite le Bénin. Mais des organisations syndicales veulent paralyser l’administration publique pour étouffer lesdites réformes. Et sans risque de se tromper, on peut affirmer que le mode de lutte de ces partenaires sociaux s’inscrit dans un syndicalisme archaïque sérieusement des réalités sociopolitiques.

Après avoir échoué lamentablement dans leur tentative de forcer le départ du chef de l’Etat en affichant leur collusion avec des forces politiques, ils se sont donnés comme nouveau défis de faire échec à, toute les initiatives pourtant très applaudies du gouvernement. Loin de prendre exemple sur le syndicat des grandes démocraties libérales, qui dans leur lutte, font de propositions aux gouvernants capables de financer leurs revendications, se livrent à du syndicalisme bruyant teinté d’ambitions politiques. Dans un pays aux ressources limitées, l’Etat a l’obligation de distribuer équitablement et rationnellement les richesses pour garantir la cohésion des citoyens, un rôle que s’échine le chef de l’Etat à jouer depuis 2006. Mais visiblement les syndicats n’ont vraisemblablement pas la volonté de favoriser cette politique.

Ils se refusant de permettre la production de la richesse, par ricochet, l’amélioration des finances publiques. Un acte totalement. Car aucun pays ne peut véritablement émerger avec des guerres perlées non justifiées. Avec cette atmosphère sociale infectée par les choix moins réfléchis des syndicalistes, le Bénin pourra-t-il réellement décoller ? Cette tension sociale permanente peut-elle permettre au Bénin de rattraper le Ghana, un pays avec lequel, il partage les performances économiques au lendemain des indépendances. Pas sûr. Seule l’application dans le travail et la rigueur de l’autorité pourront relever le Bénin de la tendance baissière laquelle, il se plonge au plan économique.

Source : Le Matinal
Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...