Dans certains coins de rue, vous trouverez encore et malgré leur état de délabrement avancé, des banderoles, des minis tableaux ou des tracts. Lesquels annoncent un 100% de réussite aux derniers examens officiels avec en toile de fond, le nom de tous les admis, série par série. Même un établissement qui présentait 120 candidats au baccalauréat avec au bout du compte 48 admis, 200 candidats au probatoire avec 100 admis, idem au Bepc, écrit aussi 100% de réussite. Très étonnant ! Comment peuvent-ils parler de 100% si dans les classes de terminale, de première ou de 3e, on dénombre encore des élèves de l’année précédente. Rassurez-vous, ils ne sont pas devenus des contrôleurs permanents dans ces salles de classe. Vous me direz et cela est vrai que nous ne sommes plus à l’heure des spéculations et la véracité des 100% d’un tel établissement ou d’un autre. Mais, l’heure est à la grande interrogation formulée sur le niveau de ses élèves déclarés admis ou non. Parce que, à les attendre parler ou à voir leurs écrits, on se croirait en face d’une personne du 3e âge qui, à l’époque, à cesser de faire cours à la Section d’initiative au langage (SIL) de l’école sous l’arbre ; ou encore d’un adepte de l’école buissonnière. Tant ils ont de la peine à faire une concordance verbale. Ils ignorent partiellement voire totalement les règles élémentaires de la grammaire. Par exemple : « Quand le premier verbe est conjugué, le second se met à l’infinitif » ou « Le participe passé des verbes pronominaux s’accorde en genre et en nombre avec le sujet, sauf si le pronom réfléchi peut-être analysé comme complément d’objet direct » ou encore « Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir demeure invariable ; sauf s’il est précédé d’un complément d’objet direct : dans ce cas, il s’accorde en genre et en nombre avec celui-ci ».
De peur de se faire corriger à chaque seconde ou à chaque bout de phrases, ces brevetés, titulaires de probatoire ou ces bacheliers utilisent désormais le « francanglais » pour communiquer aussi bien dans les salles de classe, les amphithéâtres que dans la rue. Cela justifie le repêchage de nombreux candidats lors des délibérations aux différents examens nationaux. Il vient aussi conforter les propos de Maurice Phouet Foé, le Secrétaire général du Syndicat national autonome de l’éducation et de la formation (Snaef) qui, dans une interview accordée au quotidien Mutations, a déclaré après la publication des résultats du baccalauréat édition 2010 que : « On prend à partir de 8 de moyenne.On s’efforce ensuite pour que ceux qui n’arrivent pas à ce niveau là aient des points par ci et par là. Et en fin de compte, vous vous retrouvez avec des résultats composés ». Cette situation n’empêche pas les « déclarés admis » de bomber le torse. Et aux différents chefs d’établissements scolaires de s’enorgueillir avec leur soit disant 100% de réussite.
La faute est-elle seulement celle des élèves qui, au fil des années, refusent de se cultiver ou de réviser leurs leçons ? Une réponse affirmative ne serait pas immédiatement le bienvenu. Car, il se dégage un constat dans nos établissements scolaires ces dernières années : L’absence des bibliothèques fournies et surtout la jeunesse des enseignants. Cette fois, vous me diriez qu’ils étaient intelligents pour achever aussi vite leur cursus académique et leur formation d’enseignant. Que non ! La majorité est constituée des étudiants n’ayant même pas encore obtenu leur licence à l’université, n’ayant reçu aucune formation en enseignement dans une quelconque école normale et qui commettent autant de fautes langagières que leurs élèves. Et de surcroît, ils se voient confier des salles d’examen (3e, 1ereet Terminale) ; dispensent des matières telles que : le français, l’anglais, les mathématiques, la physique-chimie-technologie et que sais-je encore. Bonjour des énormités débitées à longueur de journées et des confusions permanentes ; contribuant ainsi à affaiblir davantage les élèves. Alors, mesdames et messieurs les chefs d’établissements scolaires, avant d’entonner et de fredonner de longs mois durant et en fin d’année le refrain du 100% de réussite aux différents examens, rassurez-vous que vos élèves ont reçu un enseignement de qualité ; synonyme d’un résultat de qualité. Ne dit-on pas très souvent que « l’avenir d’un pays se prépare maintenant » et « nos dirigeants de demain sont ses enfants que nous formons bien ou mal aujourd’hui ». Un point d’honneur sur la formation de « vos » enfants s’impose.
Frank William BATCHOU
ESSAMA ANDRE BLAISE a commenté la photo de ESSAMA ANDRE BLAISE
Un billet de nicolas damitotine LIGLIH a été présenté en exclusivité
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Ajouté(e) par Awa Seydou, Journaliste
26 mai 2013 de 10:00 à 18:00 – La Grange
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Démarrée par paul dans Solidarité et Humanitaire il y a 18 heures. 0 Réponses 0 Promotions
ASSOCIATIONS DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE JVI-TOGO ET TRAIT D’UNION -FRANCE Site JVI-TOGO: http://www.jvitogo.org/ / …Voir la suite
Démarrée par AJDEPE ASSOS dans Solidarité et Humanitaire il y a 19 heures. 0 Réponses 0 Promotions
Vous êtes étudiants, fonctionnaires ,groupe d’amis ou de scouts et vous avez toujours rêvez de connaitre l’Afrique dans touts ses réalités bien sure en vous rendant utile en participant a un projet…Voir la suite
Démarrée par AJDEPE ASSOS dans Solidarité et Humanitaire il y a 19 heures. 0 Réponses 0 Promotions
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Balises : 2013, ete, humanitaire, stage, tourisme
Démarrée par Pénélope Mavoungou dans Actualité et débats. Dernière réponse de Kafando Ben Idrissa il y a 20 heures. 1 Réponse 0 Promotions
"L'avenir de l'identité africaine n'est pas dans la répétition historique. Il est dans l'identité de l'avenir, celle qui aide à ouvrir notre existence aux ruptures d'époque. Point n'est besoin de…Voir la suite
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