L’année 2015 est désormais rentrée dans l’histoire et c’est tout à fait normal de classer dans les archives tout ce qui aurait appartenu à 2015.

C’est aussi le moment de chasser de nos mémoires les mauvais souvenirs de l’an passé et les initiatives ratées pour se relancer sur de nouvelles perspectives. Cet exercice vaut autant pour nous, les hommes que pour les institutions et les entreprises.

Du point de vue purement politique, nous pouvons tout de suite faire le panorama des entités condamnées à disparaître logiquement, ceci compte tenu même des conditions et des objectifs temporels qu’elles se sont fixés.  

Au nombre de ces entités condamnées à être rangées au placard nous avons le CAP 2015, entendez par là, Combat pour l'Alternance Politique en 2015 créé à la veille des élections présidentielles de 2015 et dont l’objectif était comme le précise sa définition, d’obtenir l’Alternance en 2015.

Mais aujourd’hui nous somme en 2016 et l’objectif n’étant pas réalisé, les responsables doivent sans doute se trouver face à un dilemme comme d’ailleurs beaucoup de  togolais qui se demandent s’il faut continuer par dénommer ce regroupement CAP 2015 sachant que nous ne sommes plus en 2015, ou faut-il l’appeler CAP2016, CAP 2017  ou Delta 2030 ? 

Nous avons changé d’année et il serait absurde, insensé voire débile de continuer par parler de CAP 2015 tout en sachant que nous n’avons plus de contrat avec 2015.

Comment se fait-il que des leaders politiques de la trempe des créateurs du CAP 2015, n’aient pas réussi à prendre de la hauteur pour se doter d’une dénomination qui les mette à l’abri de la conjecture temporelle à laquelle ils se retrouvent confrontés aujourd’hui ? A force de vouloir céder à l’ambition morbide d’un seul individu, ils se sont fourvoyés à la manière de nains politiques.

CAP 2015, Combat pour l’Alternance en 2015. Nous voici en 2016, CAP 2015 va devenir quoi ?

Dès son accouchement l’an passé (avec tout le scandale des démissions et dénonciations) plusieurs analystes politiques  avaient tout de suite compris que ce regroupement n’était qu’une supercherie, une initiative vouée  à l’échec car, il s’agit d’une entreprise menée par des hommes et des femmes guidés seulement par leur instinct, leurs pulsions épidermiques ; des gens qui n’ont pas cherché à voir plus loin que le bout de leur nez. Benêts qu’ils soient, ils n’ont pas pensé à tous les contours en mettant en place un tel regroupement.  

Et  pourtant, il y avait mieux à faire, mieux à proposer aux togolais.

Après un an d’existence, le bilan  est « inqualifiablement » catastrophique et l’heure est au WAIT AND SEE.

Très mal inspirés, mal conseillés et atteints d’une inculture politique sévère, les responsables du CAP 2015 doivent avoir compris que leur disque est rayé auprès des populations togolaises. L’espoir d’une hypothétique alternance ne donne pas droit à des gens sans vision de rêver à présider aux destinées de notre cher peuple.

Que ceci soit tenu pour dit : « Le CAP 2015 a été enterré le 31 décembre 2015 à minuit et s’il doit encore en être question, on ne devrait donc parler que de CAP 2016 peut-être … CAP 2017, CAP 2018, CAP…. »

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