Sotchi, la ville stalinienne, a accueilli les Jeux Olympiques. L'inauguration a été très pompeuse. Mais la justice russe n'a jamais réussi à trouver le vrai coupable du meurtre d'Anna Politskovskaïa, dont son sport mortel était le journalisme en faveur des droits de l'homme en Tchétchénie. En attendant d'autres reporters arrivent en Russie pour couvrir un événement dont le but est rien d'autre que renforcer le pouvoir de Poutine.

 

 

Poutine populaire malgré le meurtre de journalistes

 

Politkovskaïa ne pratiquait pas le judo. Cela eut de graves conséquences dans son destin.  En 2006 un tueur à gages qu'elle eut trouvé à l'entrée de l'ascenseur profita de son talon d'Achille et l’abattit avec une flèche empoisonnée. La mission de supprimer les ennemis de l'homme fort de la Russie sera renforcée d'autant plus qu' avec la réélection de Poutine en 2011. Depuis le 7 février le peuple russe enfiévré s'est mis à skier sur la tombe de tous les opposants de l'homme qu'il aime, respecte et pour lequel il serait capable de donner sa vie.

 

 

 

Anna Politkovskaïa fut trouvée sans vie, son corps ne bougeant plus resta à coté du pistolet qui ne s'éloigna pas en le faisant compagnie. A travers le canon il regardait le corps d'Anna se refroidissant. 

 

Politkovskaîa trouva la mort après le premier coup. Il n'était pas nécessaire de percer un trou dans sa tête; mais le contrat devait être respecté. Si le client avait demandé de l'achever, l'assassin n'aurait pas hésité à obéir. 

 

 

Et en marchant doucement le tueur à gages sortit de l'immeuble. Avant le 07 octobre 2006 Anna croyait que c'était un miracle que les amis de la guerre sale de Poutine ne fussent pas allés pas la chercher. La scène épouvantable semble sortie de la filmographie de Brian de Palma. Une femme dans une cage métallique avec une bête. 

 


Poutine et le capitalisme soumis

 

Une usine tenta renvoyer ses employés et c'est Poutine, seulement lui, qui eut la force de la faire marcher en arrière et revenir sur le sujet. Les russes trouvent qu'il est un véritable chef, un leader qui ne baisse jamais la tête et ne les abandonne pas parce qu'ils ont un lien du sang avec lui. "La famille doit rester toujours unie" a écrit Mario Puzo dans son roman "Le parrain".

 

À tous Vladimir ordonne de réembaucher les chômeurs. Il se méfie même de son ombre. Il s'assure, vigilant, que le capitalisme suive ses règles. Quelque fois l'État se mêle des affaires de capitaux privés n'importe quand et n'importe comment. On dirait qu'il croit que "le marché ne peut pas tout résoudre" tel que ses principaux détracteurs, les pays occidentaux de l'Europe, professent naïvement. C'est la raison pour laquelle les politiciens libéraux sont détestés par leur propre peuple. Ce n'est pas le cas de Vladimir Poutine, dont la popularité et les muscles les autres chefs d'état envient.

 

Personne ne peut faire affaiblir sa popularité. Au contraire, les attaques font l'accroître. Après qu'il eut convoqué les fonctionnaires qui avaient osé s'en prendre à son électorat et que tous eurent signé ce qu'il voulait, il demanda de lui rendre son stylo. C'est celui qui redresse les insubordonnés, tous ceux qui veulent profiter de l'impuissance du peuple pour s'enrichir sont ses ennemis. En tout cas, ses adhérents y croient.

 

Quelques personnes comme l'assassin de Politkovskaïa laissent ses armes à coté de ses victimes pour décorer la scène du crime. D'autres ne peuvent pas se séparer de ses objets préférés et exigent à leur victimes une dévolution. Est- ce qu'une arme est une amulette?

 

Le résident du Kremlin n'est pas un homme qui passe son temps en réfléchissant. Il continue à donner des coups de pieds contre les ennemis en incarnant un garde du corps qui corrige le capitalisme abusif. Cela nous ramène aux films de Bruce Lee qui s'affrontait toujours contre la Mafia de Hong Kong et défendait les petits commerçants.

Ceux qui n'acceptent pas la protection et n'aiment pas la violence d'un gardien, en tout cas auront besoin forcement d'un garde du corps. Comment cela se fait? Disons qu' un garde du corps repoussé peut devenir un ennemi plus acharné que la Mafia. "Laissez - moi devenir votre bouclier ou je deviendrai une épée contre vous et les siens" 

 

Vladimir Poutine est comme l'ours, symbole de son parti. Fort, osé,  capable de mordre la Constitution muette d' Ieltsine quand elle n'a pas de réponses. Poutine parle à travers elle. Politkovskaïa, la journaliste, le taxait de Tsar. Cela aurait pu lui plaire. Le problème c' est qu'elle ne se comporta jamais comme l'une de ses servantes, et ce n'est pas gentil à son égard.

 

Politkovskaïa assassinée

 

Il la détestait. Elle ne pouvait pas le supporter. À la fin disparut le plus faible d'eux:  Anna, la russo- américaine, de parents ukrainiens, dont leur pays se bat ces derniers jours contre Poutine, fut abattue. 

 

Cela ne fut pas le hasard. Pourtant la Russie de Poutine préfère réagir de sang froid tel que le climat l' exige.

 

Polikovskaïa n'était pas de cette façon. Elle disait tout ce qu'elle voulait. Elle était courageuse mais elle manquait de sang froid. Elle aurait pu tout faire sauf devenir une meurtrière. Elle ne portait pas un revolver ou un couteau dans son sac.  Elle habitait seule dans son appartement à Moscou quand elle sortit faire les courses. Il lui manquait quelques paragraphes pour finir son dernier article et s’apprêtait à prendre l’ascenseur en vitesse sans attendre ce qu'elle allait trouver: la couleur de sa révolution collée sur elle même.

 

On l’avait empoisonné en 2002 comme c'est arrivé à Viktor Iouchtchenko en 2007, mais cette fois -ci elle survécut de cet attentat. La prochaine fois elle ne put échapper. Provocatrice, Anna continuait à écrire pour la Novaïa Gazeta, journal opposant à Poutine et ses alliés en Tchétchénie comme Monsieur Kadyrov, « un froussard comme Staline »

 

Cependant tout n'est pas aussi sinistre. Les pauvres trouvent que Vladimir Poutine est comme eux. Son parti s'appelle "La Russie unie". Il traite l'opposition de cafards n'ayant jamais fait partie de sa famille. Il sait que la caméra l'enregistre et il n'y a rien d'hésitant chez lui. Il insulte, il attaque parce qu'il ne faut jamais perdre la concentration en hésitant. Poutine est un homme d'action, quelqu'un quand il y a des problèmes, réagit et ne s'isole pas comme un intellectuel ou un philosophe.

 

C'est la raison pour laquelle il adore faire du sport. Parce que la base de se battre sur le ring est se concentrer pour aller jusqu'au bout sans pitié.

 

"Moi, Vladimir Poutine" de Hubert Seipel

 

La politique est précisément d'obtenir des résultats à base de discipline et il pratique presque tous les sports. "Il fallait mettre de l'ordre" disait- il. Le réalisateur Hubert Seipel recueillit l'une de ses déclarations dans le documentaire "Moi, Vladimir Poutine": "Nous devons réagir de manière appropriée. Si le criminel nous attaque, la police doit faire preuve de brutalité. C'est le seul moyen de combattre le crime. Pour chaque policier tué, il faut fusiller dix criminels... dans le cadre de la loi naturellement"

 

Voilà comme l'homme de la Russie explique aux journalistes sa stratégie, comme il maintiendra l'ordre à Sotchi pendant que la presse mondiale fait de son mieux pour renverser les meubles et chercher les victimes cachées ou ce qu'il reste d'eux.

 

Qu'est ce que c'est la peur? Bien évidemment, c'est la même personne trouvant que ses ennemis sont des insectes. Qu'est ce que l'on fait pour éliminer les cafards? On les écrase sans regarder la semelle. On se réjouit du bruit de leur corps qui se cassent, dont le son est pareil aux cacahuètes lorsque l'on les épluche.

 

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