AMNESTY INTERNATIONAL ET SON RAPPORT DANS LA ZONE DE GUERRE CONTRE BOKO HARAM AU NORD DU CAMEROUN, UNE VÉRITABLE FOUTAISE ?

Comment voulez-vous que je me taise ?
Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste Politique et Écrivain 

« Bonne cause, mauvaise moyens », affirme sans détour Amnesty International dans son rapport relatif au comportement inhumain selon lui, des militaires camerounais dans la guerre que le Cameroun mène contre les terroristes de Boko Haram au Nord du pays.

Soyons sérieux, dans son rapport, Amnesty International met au même pied d’égalité le Cameroun pays attaqué, et les terroristes de Boko Haram !
Pourtant, avant de donner les bons et les mauvais points aux uns et autres, Amnesty International, ne donne pas la conduite à tenir aux militaires camerounais et aux terroristes de Boko Haram, en conflit armé au Nord du Cameroun.

Ce rapport est un non évènement, une véritable foutaise de la part d’Amnesty International, qui ne présente pas pour l’instant, preuves à l’appui les exactions des militaires camerounais dans la zone des combats au Nord du pays. Nul n’est dupe dans l’Afrique d’aujourd’hui, des rapports en général fantaisistes produits par certains organismes étrangers en terre africaine. 

Les dirigeants africains courageux doivent s’opposer à cette forme d’esclavage moderne imposé par ces organismes étrangers, le but étant de détruire le moral des populations africaines fragilisé par moult raison. Ce rapport assassin dans formulation « Bonne cause, mauvaise moyens », discrédite l’image d’Amnesty International en Afrique et à travers le monde.

Le Cameroun est en partie responsable de ce qui lui arrive !

Cela dit, le Cameroun de Paul Biya est en partie responsable de ce qui lui arrive aujourd’hui. L’image du Cameroun dans le monde est mauvaise à cause de la corruption, c’est aussi l’image d’un pays immobile, du moins qui prend beaucoup de retard quant à son développement, à cause précisément de la mauvaise gouvernance de la direction des affaires du Cameroun. Par exemple, l’action gouvernementale du Cameroun est le plus floue des pays du monde moderne, des doublons dans les services, ce qui favorise les retards des dossiers à traiter et des dérives de toutes sortes.

Les Camerounais attendent depuis des années des réformes de la justice du pays, sans grand succès, les lois votées ne sont toujours pas appliquées et quand elles le sont, les Camerounais ont le sentiment qu’il y a dans leur pays, une justice à deux vitesse. 

La lutte contre la corruption, par exemple est en sommeil profond depuis des années. Les rapports de la Conac, structure de lutte contre la corruption au Cameroun, dorment tranquillement dans les tiroirs des palais de la République et les Camerounaises et les Camerounais qui ont volé l’argent du pays, sont en liberté au Cameroun ou à l’étranger. 

Depuis plus de trente quatre ans de pouvoir du président Paul Biya, les populations du Cameroun, souffrent des mêmes maux : la santé, l’éducation, l’eau potable, l’électricité, les transports en communs, les routes, les grands travaux publics du pays toujours en chantiers et personne ne s’en inquiète, les salaires, le prix du cacao et du thé, qui n’augmentent, pas de politique ambitieuse pour l’emploi des jeunes. 

Bien sur le président Paul Biya, ne peut s’occuper tout dans son pays, mais, il a un devoir régalien face à son peuple, celui de régler les problèmes des Camerounais. Pour cela, il faut au président Paul Biya, une volonté politique rigoureuse et pour le coup virer chaque ministre qui ne donne pas de bons résultats et pourquoi pas changer en urgence, la moitié de l’équipe gouvernementale actuelle, visiblement usée et pas très efficace. 

Autrement dit, quand les Camerounais constatent que rien ne fonctionne dans leur pays comme on en voit ailleurs et le disent haut et fort, comment voulez-vous que certaines organisations et associations étrangères fassent l’économie de tout le mal ou le bien qu’elles pensent du Cameroun d’aujourd’hui. On n’en est là.

Pour le Cameroun et son avenir, il appartient au président Paul Biya, de donner des réponses extrêmement précises aux préoccupations du peuple camerounais en souffrance.

Par le Docteur Mathieu Mbarga-Abéga, Journaliste Politique et Écrivain

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