Améliorer le climat des affaires au Cameroun

Cameroon business forum. Les grandes lignes ont été tracées au cours de cette 4e session annuelle public-privé à Douala.

 

L’état de santé des affaires au Cameroun est chancelant. Les moyens techniques que disposent les soigneurs n’apportent pas encore entière satisfaction. Les gardes malades tremblent. Ce n’est pas Philémon Yang, le Premier ministre, qui restera indifférent. Ce dernier a relevé un frémissement dans le processus de mise en place des reformes lorsqu’il dressait le bilan du travail accompli, entièrement ou partiellement. En s’appuyant bien sûr sur les objectifs fixés au départ. Sur les 40 recommandations adoptées en 2012, seules 28 ont été exécutées. Soit un taux d’environ 70%. Contrairement à 2011 où un taux de 73% avait été enregistré. Malgré cette baisse considérable, le secteur privé célèbre encore le bilan des deux premières sessions du Cameroon business forum (Cbf). Pour lui, « une convention avait été signée en 2009 entre le gouvernement t le secteur privé. Au cours de notre première session, l’on avait formulé 38 recommandations pour alléger le secteur de l’entreprenariat au Cameroun. Et d’ajouter qu’à la deuxième, 48 autres avaient été émises et 35 de celles-ci ont été exécutées. Soit un peu plus de 75% de réalisations. C’est ce qui a permis au Cameroun de gagner 12 places dans le milieu du business dans le monde ». Néanmoins, il nuance en ces termes : « Les avancées enregistrées sont considérables mais restent encore très insuffisantes pour lever tous les obstacles à l’investissement et au développement de l’entreprenariat au Cameroun. Selon nos récriminations, il faut faire des idéaux, une réalité ».

Durant cette 4e session annuelle du Cbf, des axes de recommandations concernant entre autres l’amélioration du règlement des litiges commerciaux et la facilitation des formalités de création d’entreprises ont été formulées. Celles-ci vont rentrer dans la constitution d’un projet de loi qui sera soumis au vote ou non des députés lors de la session parlementaire de mars prochain. Une action qui rentre en droite ligne avec celle préalablement annoncée par Paul Biya lors du forum économique France-Cameroun tenu le 31 janvier 2013 à Paris. La probable loi qui sera promulguée par le président de la République va, à en croire les dires des participants, permettre de codifier et de normaliser les relations entre le monde des affaires et l’administration. Et éradiquer définitivement la corruption et appliquer les quatre principes de la bonne gouvernance : transparence, équité, responsabilité et intégrité. Des vœux… ! On attend… !

La thématique de cette édition du Cbf était « Gouvernance économique et entreprenariat ». Elle s’est tenue le 21 février 2013 à Douala. Cette rencontre public-privé a été mise en place pour remplacer le Comité interministériel élargi au secteur privé (Ciesp), dans le but d’appuyer le gouvernement dans l’accomplissement de ses efforts pour soutenir la croissance à travers l’amélioration du climat des affaires et dynamiser le secteur privé. Cette nouvelle approche, basée sur le concept de la gouvernance économique et en référence à la thématique choisie, vient ainsi asseoir un climat de confiance. Lequel est, en cas de pérennisation, propice à la fois au dialogue et à l’investissement. Rendez-vous a été pris pour l’année prochaine. On verra dès lors si des améliorations ont été faites.

Frank William BATCHOU

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