Panique, inquiétudes, incertitude, et peur. Voilà l’atmosphère qui prévaut au campus de Lubumbashi depuis la nuit du 19 au 20 janvier 2011. La nuit est passée sous un calme inhabituel. Déjà à 20 heures, heure de Lubumbashi, les circulations qui vont jusque tôt vers 3 heures du matin, ont cessé.L’ordre serait venu de la direction du campus; il a été demandé à tous de ne pas sortir pendant la nuit, ni d’ouvrir à quelque visiteur pendant la nuit. C’était la panique, la nuit dernière.Certains sont sortis du campus pour dormir au site, craignant des événements macabres pareils à ceux de 1990 où des étudiants furent massacrés à Lubumbashi, sur le même campus. Selon les chefs des Blocs et Homes qu’habitent les étudiants, un groupe des personnes armées d’armes à feu et parmi lesquelles on compte quelques officiers militaires, chercherait à venger la destruction de leurs maisons détruites en début du mois de janvier sur le site de l’Université de Lubumbashi.En effet, environ 100 maisons bâties sur ce site ont été détruites par la brigade des affaires foncières en présence du ministère des affaires foncières. Le site à problème se situe non loin de la faculté de polytechniques et nourrit des conflits entre les occupants et l’université. L’ordre de tout détruire serait venu de la Haute hiérarchie, comme nous l’a déclaré un professeur contacté sur place. Quelques jours après, le 17 janvier, un politicien se saisissant de la question a estimé que les occupants infortunés sont en droit d’occuper le site. Ce qui a suscité la colère des étudiants et direction de l’Université qui ont organisé une marche jusqu’au gouvernorat de province.Personne ne comprend alors que les victimes s’organisent pour attaquer les étudiants sur le campus. Ce matin 20 janvier, non loin du site à problème, la circulation a été immobilisée sur la route Likasi-Lubumbashi, non loin du campus. Plusieurs coups de canon ont été entendus et le courant électrique, ligne du campus, a été interrompu vers 8 heures, heure de Lubumbashi, empêchant plusieurs facultés et auditoires de fonctionner. Le courant vient d’être rétabli à 18 heures. Les victimes des destructions ont brûlé les câbles alimentant le campus.C’est donc un événement on ne peut plus inquiétant. Les choses peuvent s’empirer si les étudiants arrivaient à répondre aux menaces. Il n’y a pas longtemps, plus de deux étudiants sont morts sur le campus de Kinshasa et les conditions dans lesquelles ils sont morts ne sont pas encore éclairées. Cela a créé une crise que plus d’un ont redouté. A l’approche des élections de 2011, cette situation peut se révéler trop dangereuse.
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Commentaires

  • Merci de nous tenir au courant de ce qui se passe dans ce campus !
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