Afrique : continuez de témoigner sur les inondations !

Cette fois, c’est spontanément que vous avez témoigné sur les inondations qui ont touché plus de 600 000 personnes dans 16 pays d’Afrique occidentale. Retrouvez ces photos et récits que vous nous avez fait parvenir sur l’Atelier des Médias, et continuez de nous en envoyer ici.Destruction massives de maisons, de cultures, de barrages, de voies de communication, risque de maladies liées au manque d’hygiène : selon le dernier bilan du Bureau des Affaires humanitaires des Nations unies, (OCHA), quelques 600 000 personnes auraient été touchées par les inondations qui sévissent depuis le mois de juillet en Afrique de l’ouest et 159 en seraient mortes, selon des chiffres toujours provisoires. Une vraie catastrophe sur laquelle les internautes de RFI ont voulu témoigner en nous envoyant photos et commentaires. Nous les encourageons ici à continuer à le faire. Une carte pourrait alors être réalisée à partir de toutes ces informations de terrain.Chronologiquement, c’est Michel qui a lancé le mouvement en envoyant depuis Abidjan plusieurs images de personnes marchant dans les rues d’Abidjan avec de l’eau au-dessus des genoux ou de femmes en train de déménager du mobilier pour le protéger des inondations. Mais c’est au début septembre que les photos ont réellement commencé à affluer du Burkina Faso en particulier où 150 000 habitants auraient été évacués de la capitale Ouagadougou, où ont été enregistrées, pour le moment, huit victimes.Frustrés de ne pas voir ces réfugiés aux conditions de survie des plus précaires apparaître un tant soit peu dans les médias occidentaux, les membres de l’Atelier des Médias multiplient alors les témoignages, proposant même comme cet autre Michel depuis Abidjan de « donner la parole via les nouvelles technologies aux acteurs africains (africains ou non africains, blancs ou noirs) impliqués dans des projets de développements alternatifs (ONG, entreprises, etc) pour faire part de leur vision et de leurs solutions en ce qui concerne le développement du continent ».Proposition saluée par François qui suggère de commencer tout de suite « par une action collective et collaborative autour du désastre des pluies 2009. Si vous envoyez tous vos photos, vidéos et témoignages, c'est déjà mieux que d'attendre que les médias occidentaux se réveillent... ensuite vous pouvez revendiquer que vos gouvernements se préparent mieux à ces genres de phénomènes (investissements en infrastructures d'écoulement d'eau, barrages, digues ,urbanisation plus contrôlée; systèmes d'alertes météo basés sur prévisions satellitaires etc.), et que les bailleurs internationaux soutiennent financièrement. »

Car si les intempéries sont fréquentes en cette saison, quoique pas dans ces proportions selon les uns et les autres, des solutions pourraient être trouvées, plaide Zeinab qui habite Dakar et nous écrit que « c'est vrai que les eaux de pluies sont vraiment difficiles à retenir mais quand même mettez en place des canaux d'évacuation dans les villes et entretenez les ! » Et dans des pays où l’eau manque la plupart du temps, pourquoi ne pas aussi imaginer « un système qui permet de récupérer ces eaux de pluies et les traiter si c'est nécessaire, pour alimenter les populations locales en eau potable ? », demande Maiga. D’autant que, passées les intempéries, les problèmes, de relogement notamment, demeurent pour les populations touchées, souvent les plus démunies dans les capitales. Dimanche 13 septembre, le Maroc a annoncé la mise en place d'un pont aérien avec le Burkina Faso et le Niger pour acheminer «une Importante aide humanitaire à la suite des inondations qui ont frappé ces deux pays».De leur côté, les Nations unies ont lancé un appel pour obtenir 14,2 millions de dollars pour «venir en aide à 150.000 personnes pendant six mois au Burkina Faso, suite aux inondations dévastatrices» du 1er septembre. Mais sous la plume de la plupart de nos contributeurs, la demande est plutôt à une politique de prévention car « la plupart des barrages qui ont cédé n'étaient pas à leurs premiers débordements et il faut reconnaitre que la plupart datent de Mathusalem », dénonce par exemple Nelson depuis Ouagadougou. Alors, suggestions, récits de vie, images, vidéos, contacts téléphoniques : continuez de vous exprimer sur ce sujet, nous nous en ferons l’écho.
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Commentaires

  • Dossier sur les inondations au Mali:

    http://www.afribone.com/spip.php?article21977
  • Le site officiel (gouvernemental) sur les inondations au Burkina:

    http://www.inondationsauburkina.net/
  • Serigne, bonjour,

    Des serpents ? Quel genre de serpents ? Est-ce exceptionnel ? Merci de continuer à nous rendre compte des inondations à Dakar,
    Bien cordialement,
    Al Marie
  • Parceque maintenant il y a des serpents dans les eaux dans certains quatiers à dakar
  • D'autres photos et videos dans 48h j'ai des problemes avec la connexion !!!
  • les inondations se sont des choses naturelles, mais nous exisons à nos dirigeants de faire leur devoir pour éviter au moins certaines choses.
  • eh oui! inondation, inondation!
    l'Afrique de l'ouest est devient un grand grand océan en peu de jour quand le ciel décide de mouiller sa soeur qu'est la terre...En tout cas ce n(est pas à moi de dire le contraire car le Benin aussi ne se laisse pas conter l'histoire....Dommage que je n'ai pas les photos sous la main....

    Que pouvons nous faire contre?...réflcissons y ensemble!
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