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Tout était prévu pour être une manifestation tranquille et pacifique. Un sit-in organisé ce vendredi 23 juillet par Comité ivoirien pour la protection du journaliste (Cipj) - comprenant les organisations professionnelles des journalistes de la presse nationale – Objectif : revendiquer la libération des 3 journalistes du journal le Nouveau Courrier détenus depuis le mardi 13 juillet dernier.

Il est un peu plus de 10 heures quand la procession débute à la maison de la presse au Plateau (centre des affaires). Collègues, parents et amis ont fait le déplacement. Direction : Le Palais de justice. Le programme de cette journée est simple. « Nous allons faire un sit-in pacifique devant le tribunal afin de marquer notre indignation face à cette façon de traiter les journalistes », explique un des organisateurs de la manifestation. «Ensuite, nous liront une déclaration devant la presse nationale et internationale », ajoute t-il. Ils sont presqu’une centaine de la presse ivoirienne. Et avec eux des journalistes de la presse étrangère venue couvrir l’évènement.




Pendant que la procession suit allègrement son court, les journalistes sont informés que la police a déjà quadrillé le Palais de justice. Dans le groupe des manifestants, on craint le pire. «Mais on est prêt à faire face à toute réaction violente des forces de l’ordre. Nous ne sommes pas venus pour la violence. Nous voulons juste protester », précise un journaliste au cœur de la marche.




Il est 11 heures 35. Le sit-in devant le Palais de justice commence sous l’œil vigilant des forces de l’ordre. Au bout de quelques minutes les esprits s’échauffent. Les manifestants crient. La police charge. Certains reçoivent des coups de crosse de Kalachnikov. D’autres des coups de matraques. L’entrée du Palais de Justice du Plateau se transforme en un véritable champ de bataille. Les journalistes courent et se réfugient dans la Cathédrale située à quelques encablures de là. Mais les policiers sont à leurs trousses jusqu’à pénétrer dans l’enceinte de l’église. L’entrée est désormais bloquée pour les manifestants.

Le temps de reprendre leur souffle, ceux-ci se résignent à lire à l’intérieur du lieu sacré leur déclaration. En résumé, ils s’indignent de « la violation des droits des journalistes ». Ils se disent même « choqués » que la police s’interpose. (Télécharger la déclaration)


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