Administration républicaine et développement

Le mal dont souffre la plupart des pays africains est leur administration, surtout les cadres qui l'animent. Beaucoup n'ont pas encore compris qu'ils doivent être au service de leur pays et non d'un homme. Lorsqu'un cadre est nommé à un poste de responsabilité dans l'administration, il pense en général qu'il doit sa nomination non pas à ses compétences personnelles, mais à la volonté exclusive de celui qui l'a nommé. Dans ces conditions, il ne peut qu'obéir aveuglément à son bienfaiteur même si les décisions à prendre vont à l'encontre des intérêts de son pays. Le cas de la Côte d'Ivoire (Président du Conseil constitutionnel) est assez édifiant. De tels cadres doivent se convaincre que tôt ou tard, ils rendront compte individuellement de leurs actes. Les dirigeants africains ont une lourde responsabilité dans le renversement de cette tendance. Ils doivent plus que jamais être conscients que sans administration républicaine, il n'y a point de développement. Le plus triste est que même la nouvelle génération de chefs d'Etat africains ne font pratiquement rien pour corriger le tir. Par souci d’asseoir leur pouvoir et de garantir leur réélection, ils se complaisent à positionner les partisans, les courtisans et les parents à des postes stratégiques sans se soucier de leurs compétences. Il est alors temps qu'arrivent à la tête de nos pays des dirigeants capables d'engager des réformes courageuses et salutaires pour les populations sans se préoccuper des conséquences qu'elles peuvent avoir sur leur réélection. Ceux-là rentreront dans l'histoire par la grande porte.

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Commentaires

  • Je pense comme vous, même si je n'aurais pas eu une aussi bonne plume que vous s'il m'était donné de traduire cette même pensée.

    Plaise au ciel que l'heure arrive où nous aurons de vrais dirigeants..

  • Votre annalyse est tres edifiante.Par contre lorsque vous dites ''Le plus triste est que même la nouvelle génération de chefs d'Etat africains ne font pratiquement rien pour corriger le tir'' ,bien evidemment nous constatons la meme chose mais pensons tout simplement qu'il ne pourrait pas en etre autrement tant que les mentalites ne sont pas revu a la base.De notre point de vue,tel qu'il en etait aussi pour le president Yayi Boni lors de sa prestation de serment ,cette nouvelle generation de dirigent n'est envisageable qu'avec un renouvellement de l'intelligence,les mentalites doivent changer,les hommes doivent prendre conscience que la chose publique n'est pas un patrimoine d'un seul individu et c'est seulement a partir de la qu'il comprendrait que tout type de reconnaissance a un quelconque individu pour quelque nomination que ce soit ne serait que naivete.

  • Merci Monsieur Bouchard. Il faut que nous puissions profiter de cette tribune pour faire bouger les choses dans le bon sens en Afrique.

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