p style="text-align: left;">Les eaux de pluies de la nuit du vendredi 24 juillet 2009 a causé d’énormes dégâts au quartier Goz Amir, le quartier présidentiel, à Abéché. Le ouadi a été bloqué pour les travaux de bitumage et l’eau s’est déversée sur les concessions au bord du ouadi.

<Deux salles de classes écrouléesDes habits exposés sur les murs, des produits alimentaires sur des bâches et des sacs, des papiers sur des nattes, des matériels de ménages par terre ; à coté, des personnes entrain de laver, de nettoyer, ou encore simplement de regarder curieusement leurs maisons par terre. Voila ce que laisse comme résultat des pluies de la nuit de vendredi dernier. Nous sommes au quartier Goz Amir, au bord du ouadi Amkamil.En effet ce ouadi a été fermé par l’entreprise chinoise CGCOC, dans le cadre de leurs travaux de déviation. Alors, après la pluie, l’eau ne pouvant plus passer, s’est déversée sur les maisons à côté. Beaucoup de murs, une chambre ainsi que deux salles de classes de l’école mon avenir sont écroulées. "On dormait et on était réveillé par le raisonnement de l’eau aux environs des 24 heures. Le temps de se lever on était déjà envahi par l’eau". Témoin Ramadan Tom, un militaire ayant l’air triste.De l’autre côté, une veille femme allongée sur un sac sur lequel se trouve de l’arachide étalée. A mon approche, elle ne se lève même pas. Elle est désespérée. Tout est partie. Seulement ces quelques corro d’arachide que vous avez sous les yeux et une poule que j’ai pu récupérer parmi presque 50. Laisse t-elle entendre.Dans la même concession que Tom habit Mr Manoma Oroma Félix. Tenant une canne à la main qui lui sert de guide et portant des chaussures de différentes couleurs, il dit également qu’il a tout perdu. "Je viens d’être opéré par la caravane ophtalmologique et même les médicaments qu’on m’avait donnés sont emportés par l’eau. Nous sommes devenu des réfugiés". Se plaigne t’il.

<Dans le même carré, une femme assise sur une tapis devant tant de papiers. Ces papiers sont composés de dossiers de travail, de maison de moto et autre. L’on sera attiré par la présence parmi ces papiers d’une attestation de baccalauréat toute mouillée et tacheté d’argile. Des femmes victimes disent qu’elles ont perdu même de l’argent.Tous ces sinistrés disent qu’ils n’ont plus dormis et personne d’entre eux n’a pu allumer du feu pour préparer le petit déjeuné. Ils se demandent de comment passer la journée. Ils réclament être dédommagés par la société CGCOC.Selon la maire de la ville d’Abéché, la société a été avertie de blocage du passage d’eau mais elle n’a pas fait attention et ce qui est arrivé est arrivé. Toutefois, Mahamat Saleh Ahmet Adam rassure que la mairie peut aider les victimes à entrer dans leur droit s’il en font les requêtes.Pour Monsieur Anasa, Administrateur de projet CGCOC, l’entreprise croyait finir les travaux sur cet axe avant la tombée des pluies mais cela n’a pas été le cas. "C’est un accident, un imprévu et nous allons voir avec la mairie ce que nous pouvons faire pour ces victimes".
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