A quand une compagnie nationale aérienne ?

L’analyse de la situation actuelle de ma Guinée révèle un manque évident d’intérêt de nos décideurs pour les préoccupations des citoyens.

Au nombre de ces préoccupations, l’on peut évoquer l’absence d’une compagnie nationale aérienne digne de nom. A la mort du premier président de la République en mars 1984, nous disposions de la compagnie nationale Air Guinée avec une flotte aérienne et de très bons pilotes de ligne. Des préfectures comme Siguiri, Faranah, Labé, Kankan, Kissidougou, N’Zérékoré disposaient d’aéroports fonctionnels.

Par le fait d’un libéralisme sauvage, notre compagnie nationale s’est progressivement éteinte. Des compagnies aériennes privées ont vu le jour, mais on fait long feu. Alors qu’il fallait renforcer et consolider la compagnie nationale- symbole de souveraineté- Air Guinée a été vendue à un repreneur incapable d’assurer la relève.

Deux décennies après, le constat est accablant et révoltant : des installations aéroportuaires à travers le pays qui se dégradent au fil du temps. Avec des routes impraticables en saisons pluvieuses et l’insécurité sans cesse menaçante, les voyageurs sont à la merci de toutes sortes de tracasseries. Le démantèlement des rails du Conakry Niger par des compatriotes sans scrupules complique un peu plus la mobilité des personnes entre les différentes préfectures. Ces contraintes ont des conséquences fâcheuses sur le circuit économique entre les zones de production et les zones de commercialisation.

Faute de chemins de fer et de routes carrossables avec des ouvrages de franchissement en bon état, le fret aérien aurait largement contribué au désenclavement de ces zones. Raison pour laquelle, nos décideurs devraient inscrire dans l’agenda des priorités du pays la création d’une nouvelle compagnie aérienne.

 Les avantages de cette compagnie sont incalculables pour le pays : la desserte des villes de l’intérieur serait facilitée avec le maximum de sécurité. Une opportunité à moindre frais serait offerte à nos compatriotes désirant aller dans les pays de la sous région et pourquoi pas sur le continent, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. A l’heure actuelle, nous sommes l’un des rares pays de la sous région à ne pas avoir de compagnie nationale. Une triste performance à corriger dans les meilleurs délais.

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