On sait les journalistes high-tech, et les journalistes tout court d'ailleurs, comme les analystes, experts, spécialistes, etc. très prompts à réagir sur le Google-Universe... Sur-réagir même devrait-on dire, dès que le géant du web éternue, se mouche ou se gratte simplement le nez (pour rester dans cette analogie nasale).

Et pourtant, il est des projets de sites jouant du nom de "Google" et de son url, qui ont échappé à la sur-concentration médiatique sur cette entreprise américaine hors norme. Si. Et qui ont échappé aussi à la vigilance de Google lui-même, qui ne doit pas apprécier ce voisinage sémantique et d'adressage. Qui veille à faire le nettoyage dès qu'il le peut.

En voici les principaux, dénichés avec une méthode logique et imparable, qui devrait être enseignée dans les écoles de journalisme : remplacer le "g" de google par toutes les autres consonnes de l'alphabet! Et voir ce qui se passe.

Nous obtenons ainsi devant nos yeux émerveillés :
  • Doogle.com : un moteur de recherche irlandais et ironique, qui provient de l'université irlandaise. En l'état avancé de mes recherches, la fonction "feck" s'apparenterait à l'anglais "fuck". Puissant.
  • Hoogle.com : débouche sur le site Hypocrite.com, avec du M. Moore dedans. Et sachant que Hoogle.org conduit lui à un site bizarre, avec musique planante et guère mis à jour depuis 2005... On peut là passer son chemin, ou illustrer une présentation sur les designs à éviter.
  • Koogle.com : plus une expérience en soi qu'un site consultable... avec ce chargement de page éternellement reloadé et impossible... Une appli' de type Matrix?
  • Moogle.com : se présente comme un moteur de recherche ultra simple, en tout cas encore plus simple que son auguste référence... aussi dans ses résultats, hum.
  • Poogle.com : conduit automatiquement (le verbe est important) au site Parkgo.com
  • Roogle.com : pour rechercher dans l'univers impitoyable de l'immobilier US. Design pourri.
  • Zoogle.com : sans doute le web content le plus abouti de cette galaxie, en tant que "catholic social network" (!) Sachant qu'il existe aussi un Zoogle.nu, visiblement projet Google-made, de visionneuse des images en mode diaporama... mais qui ne marche guère. Et qu'il existe aussi (décidément) un Zoogle.in, qui est un moteur de recherche... produit par la société indienne BlueMango.
Passons sur le fait que Ioogle.com (une voyelle dans ce cas, seule concession à ma méthodologie) renvoie lui sur des pages de résultats Google. Prochain épisode de cette palpitante aventure? Ajouter une seconde consonne après la première, voire une troisième, et voir ce qui sort... Dieu que le journalisme d'écran offre une vie palpitante!

Pour prolonger : Sur le même sujet, sur ce blog et sur celui du site LeWebLab.com lire aussi LeWeb'09 : GoogleCom', nouvelle application powered by Marissa Mayer; Bientôt une suite GooglePressManager ?
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Commentaires

  • Très drôle cette initiative Laurent...Il y a bien sure le très inutile googlegooglegooglegoogle.com.br, mais aussi ssoogle, donc tu peux essayé de doubler la première lettre également ;D
  • Pour être très honnête, non. mais je ferai plus attention désormais. Très intéressant en tous cas comme constat !
  • Merci Bertrand et Patricia, de vos visites. Vous en connaissiez certains de ces sites? Vous en connaissez d'autres, sur le même principe du parasitage sémantique?
  • Excellent !!!
  • ... un nom qui peut induire le consommateur en erreur ...... ça va créer des problèmes liés à la propriété industrielle.
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