Krou Patrick, journaliste au quotidien indépendant 'L'intelligent d’Abidjan' a été kidnappé et  agressé le 07 Février entre 20H45 et 21H10 à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan, par des gendarmes. 

 

Le journaliste qui a le visage tuméfié et le genou droit enflé à cause de la bastonnade qu’il a subie, a également été dépossédé de son téléphone portable, la somme de 20.025 FCFA ($40) par ses agresseurs, en tenue de gendarmes et à bord d’un véhicule de marque Peugeot 406 immatriculé 2203CT01.

 

Le journaliste a été enlevé alors qu’il attendait un véhicule de transport en commun pour se rendre à son domicile. Juste à son niveau, une voiture de couleur métallique gare et un homme armé d’une kalachnikov, en tenue de gendarme lui ordonne de monter dans la voiture. Refusant de s’exécuter, l’homme use de la force pour l’embarquer dans la voiture qui comptait trois autres passagers en treillis et un chauffeur en tenue civile.

 

« Une fois dans le véhicule, j’ai été pris en sandwich à l’arrière par celui qui m’avait forcé à monter et son acolyte de mon côté gauche qui me faisait déjà les poches sans autre forme de procédure. Mon kidnappeur m’a demandé mes pièces, je me suis exécuté sans broncher. A la vue de mon patronyme à consonance Akan, ‘Krou’, il m’a traité de ‘’RHDP’’ », a poursuivi le journaliste qui dit avoir réfuté cette accusation.

 

« Quand celui qui avait mes pièces en main et qui me taxait d’être pro-RHDP s’est aperçu que j’étais journaliste, il s’est écrié ‘’il est journaliste’’ et ce qui a fait un sursauter », a-t-il souligné. Lorsque ses agresseurs ont su qu’il travaille à l’Intelligent’, ils ont clamé : ‘’Tu es foutu avec nous, on va te faire la peau! C’est vous qui parlez mal de Gbagbo actuellement non ? Est-ce que tu connais les escadrons de la mort ? C’est nous on va te tuer aujourd’hui !’’ », A expliqué Krou Patrick.

 

Lorsqu’il a été délesté de son téléphone portable, le journaliste a demandé à ses agresseurs de lui remettre au moins sa puce. Une audace que n’ont pas appréciée les hommes en tenue. « Celui qui était à ma droite ma frappé violemment au visage avec son pistolet. Celui de devant m’a frappé au genou droit avec la crosse de sa kalachnikov », a-t-il précisé.

 

« Arrivé au niveau de Siporex, celui qui étais assis devant à côté du chauffeur a dit ‘’qu’il y a trop de Charly ici (civils, en jargon de gendarme), il faut akobé (laissé tombé) on va à Keneya (un secteur de Yopougon)’’ », a affirmé le journaliste qui dit avoir alors compris qu’il avait affaire à de vrais gendarmes.

 

Au carrefour Keneya, ils se sont garés à un endroit peu éclairé pour descendre le journaliste qu’ils ont menacé d’abattre s’il alertait les passants. Une fois débarqué, Krou Patrick fait mine de tourner le dos et relève le numéro d’identification et la marque du véhicule. Il compte porter plainte devant le tribunal militaire d’Abidjan.


Source:http://ivoriancommiteeforprotectionofjo.blogspot.com/2011/02/cote-divoire-un-journaliste-maltraite.html
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