Je développe un billet déjà écrit ailleurs sur Mme Sophie de Menthon. Vous repérez de qui il s'agit? Cette associative du mouvement Ethic, qui s'est donnée la haute mission de réhabiliter l'entreprise en France. Elle produit même chaque année une "fête de l'entreprise".Pour la résumer d'un trait, disons qu'elle mixe en un physique avenant et une coiffure blonde tout terrain une sorte de croisement entre la BCBG pur jus de l'ouest parisien, la quarantenaire travaillant dans la com' et la working girl bronzée toute l'année. Comme la fille imaginaire de la baronne de Rotschild (en moins coincée) et d'un responsable de comité local des commerçants de Saint-Tropez, Nice ou Deauville. Dans les années 80, elle aurait porté une chemise Vichy, une jupe Lacoste et roulé en 206 Roland Garros, grosses bagues et lunettes de soleil Vuarnet en option. Mais j'avoue, c'est purement ma vision sous excta de la chose.Car il se trouve que je l'ai rencontrée, la Menthon. C'était il y a 3 ou 4 ans, quand je pigeais pour Arts et Métiers Magazine, dirigé par ami Olivier Vercherand. Il m'avait envoyé à une conf' à thématique management, où elle s'exprimait. C'était notre première (et unique) rencontre. Elle m'avait fait déjà cette impression : mélange d'emballage propret et de ton offensif, entre la RP de grands comptes et la directrice de comité du tourisme, pas vraiment madone mais pas loin de la pasionaria.Voilà pour le style, qui m'inspire comme vous le voyez : un vrai personnage de roman ou de nouvelles SdeM! En parole, c'est un peu plus croquignolet, au croisement du libéralisme assumé et de l'anti-gauchisme primaire, du "bon maintenant on va parler franco" et du "j'vous reviens pas, et alors". Extrait, entendu sur le plateau de Paul Amar sur France 5 il y a quelques semaines. On y parlait du scandale des fonds secrets de l'UIMM et sa guerre face au Medef. A la question de savoir qu'en faire (de ces fonds, pas des organismes, encore que...), Sophie de M. n'hésite pas le quart d'une seconde de mail de licenciement ou le dixième d'un ordre d'achat de trader. Elle lâche crânement : "ces fonds ne doivent pas aller à une cause sociale ou humanitaire, mais restés pour les entreprises". Comme ça, recta, sans pommade. A ce niveau, c'est stratosphérique... On se dit même "qu'elle en a la blonde". Et encore plus en sachant qu'elle n'a pas été reprise ni contredite sur le plateau, par qui que ce soit. Ce même si Amar semble toujours très pressé par l'horaire sur cette émission ;-)
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