MARCHANDES D’HAÏTI, JE VOUS SALUE !  

 

Toujours présent, à travers les rues, les places publiques de l’ostracisme, les marchés des vieux condors du gouvernorat qui sèment la terreur… Sur leurs visages se décrivent les fissures de la misère, les morcellements de leurs idéaux. De l’aube  jusqu’au vespéral, elles ne se fatiguent point. Baigner et sécher par le soleil du désespoir, les marchandes d’Haïti s’en foutent pourvu qu’elles assurent la survie et l’éducation de leurs enfants toutes seules en cas gravissisme de la parentalité.  

 

 De tel soleil, l’espoir ne se renouvelle point, même au clame de leur incertitude.

Si l’incertitude ne se dessine plus dans leurs horizons, c’est ainsi que leur courage n’a pas de rival, ni leur ardeur, ni leur croyance ; au pied de leur tombe elles contruisent même leur paradis. Sans doute parce qu’elles vénèrent une hardiesse d’une force herculéenne.

En plus de la faim, la soif, la fatigue elles subissent encore et encore plus…. Des actes de vandalisme, de viol, de pillage, et de déshumanisation de la personnalité. Certaines après de longues journées hantées par la souffrance, l’injure, les maltraitances socialo-affectives se joignent baigner par la poussière de leur pays, et auxquels se figent des hommes prétendant maris ou conjoints leur assomment pour leur conquérir comme des bêtes de somme sexuelle.  Toutes des journées d’errance, ils auront à leur retour des heures internationnales de la bastonnade, des giffles qui leur soignent leur âme contemplative(visage).

Elles doivent se coucher tard, car elles préparent tout à la maison. Leur situation critique est devenue comme habituel, comme naturel et légitime. Certaines ont quitté ce monde à cause de la fatigue, parfois battues par la mairie sadiste comme des chiennes sans défense ! Trop fatigué elles s’épanouissent dans le silence mondain, et de ces dieux étatiques.  Tout ceci des souffrances sans récompenses, on dit souvent après la pluie vient le beau temps. Mais pour elles, le beau temps ne saurait jamais exister ou n’existe plus, plus bien que la pluie c’est l’inondation, les glissements de terrain… Plus jamais récompensés ou parfois reprochés elles luttent mais ne vivent pas. Par-dessus ce cosmosphère la vie n’est qu’ enférienne pour eux, et espèrent le paradis de Dieu. Souvent injuriées, repoussées, discriminées à cause de leur sexe, elles se résignent, se refoulent tout au-dedans de soi sans eurent à dire un mot.

Je vous salue vos courages sans même pouvoir vous aider, mesdames, mère de l’économie en pleine servitude, les madan-sara, les berceuses de notre survie en tant que âme filiale de notre affection, de votre amour envers nous quelque soient vos statuts sociaux, vos caractères, vos positions ethniques, et autres.  Je ne peux que vous conseiller de garder la tête altière et forte dans vos souffrances, ne jamais se lasser.

Vous demandez d’esperer dans cet enfer… Par conséquent je prends le soin de vous couronnez avec mes mots, je vous salue! 

Sachiez que vos enfants, vos filles, vos mères de la survie puérile, vos grandes-mères passent de cette même manière tout en souffrant du misérabilisme Haï-tien. Juste pour transcrire un monde nouveau qu’elles voudraient que nous vivions, et qu’ainsi de votre fermeté, Marchandes d’Haïti, je Vous salue.

 Rédactrice : Franckyne Dorzil

Conception et Photo : Bonhéré Korki

 

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