Une nouvelle session de formation prévoit d’encadrer quelque 600 agents de santé dans plusieurs domaines. Question de proximité, dans les zones difficiles d’accès comme à Médor dans le morne des Cahos dans l’Artibonite, cet agent est parfois le premier contact avec le système de santé.

Au premier plan, à droite, la ministre de la Santé, Dr Florence D. Guillaume, intervient sur le programme de formation des ASCP

La prochaine session de formation pour  environ 600 agents de santé communautaire polyvalents (ASCP) est enclenchée. Cette session, une étape pour atteindre  les 10 414 ASCP (à raison de 1 ASCP pour 1000 habitants) prévus dans l’agenda du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), vient renforcer la politique nationale de santé. Un recensement effectué en 2012 par le ministère a montré qu’il existait 3 161 agents sur le terrain – mais pas tous formés de manière standardisée – Ce qui fait une couverture nationale de 30%, selon le rapport présenté par Dr Yves Marie Dominique Georges, responsable du dossier des ASCP, le vendredi 4 avril, au ministère de la Santé publique, devant un parterre de partenaires nationaux et internationaux impliqués dans ce programme de formation qui a démarré en 2011 dans le cadre de l’Accord tripartite Brésil-Cuba-Haïti. La formation met en application le Nouveau curriculum développé et validé par le ministère de la Santé publique et de la Population « Ainsi, durant quatre mois, des jeunes âgés entre 18 et 35 ans, particulièrement ceux qui vivent dans la zone d’intervention où le programme est effectif et qui ont un niveau académique équivalent ou supérieur à la 9e année fondamentale et qui ont l’aval de la communauté, bénéficieront de cette formation qui met en application les normes, les standards et procédures préalablement établis et approuvés par le ministère de la Santé publique et de la Population », a précisé Dr Georges, un membre du cabinet de la ministre.

 

Recensement

 

Dans un recensement des agents existants que le MSPP et ses partenaires ont réalisé en 2012, le tableau que présente Dr Georges met ces chiffres en relief : pour le département du Nord-Ouest, le nombre prévu d’agents est 696. Il en existe 98, ce qui donne une couverture de 14%. Dans l’Ouest : prévus 3 846 ; nombre existant 1079 ; couverture 28%. Le Nord : prévu 1 018; existant 190 ; couverture 19%. Le Sud : prévu 779, existant 156 ; couverture 21%. Les Nippes : prévu 288; existant 78 ; couverture 28%. Artibonite : prévu 1 649, existant 378 ; couverture 23%. Sud-Est : prévu 604; existant 221 ; couverture 36%. Grand’Anse : prévu 447; existant 233 ; couverture 53%. Nord-Est : prévu 376, existant 198 ; couverture 53%. Centre : prévu 712, existant 533 ; couverture 75%.

 

Il en découle, d’après le tableau du recensement, qu’il y aura au final un agent de santé pour 1 000 habitants.

 

« La formation d’un agent de santé communautaire polyvalent coûte 33 700 gdes et celui-ci touchera 8 000 gdes par mois », a précisé, pour sa part, la ministre de la Santé publique, Dr Florence D. Guillaume, répondant à une journaliste. Elle a fait savoir que, dans le contexte de l’épidémie de chique qui sévit à Médor dans le département de l’Artibonite, ces agents se révèlent importants dans la mesure où ils vont dans les zones difficiles d’accès et les communautés vulnérables pour offrir leurs services. Elle a présenté  « l’agent comme le premier point de contact de la communauté avec le système de santé».

 

Dr Guillaume a présenté ce programme de manière allégorique. Selon elle, le système de santé est une maison avec tous ses assortiments qui comprend un élément de base, le sol à partir duquel s’érige l’édifice. « La fondation constitue les soins primaires de santé. Ces soins doivent être disponibles au niveau de la communauté. Où que le citoyen se trouve sur le territoire national, il doit avoir accès à un paquet essentiel minimum de services de santé », a-t-elle souhaité. Notons au passage que les ASCP s’insèrent dans une équipe de santé de la famille et de la communauté comprenant médecin, infirmières et ASCP.

Intervention de la ministre de la Santé, le Dr Florence D. Guillaume

La ministre a tenu à souligner qu’une institution comme l’Organisation panaméricaine de la santé/ Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS) accompagne le ministère dans ce vaste chantier. « L’OPS/OMS nous encadre sur le terrain ; surtout quand on procède au recrutement », a-t-elle indiqué tout en profitant de la cérémonie de lancement pour saluer tous les partenaires qui, dans un souci d’harmonie avec le MSPP, dynamisent le programme de formation qui se fait en plusieurs points sur le territoire national.

 

Un minidocumentaire, réalisé par l’OPS/OMS et ses partenaires – suivi de différentes interventions des journalistes –, a illustré l’importance des agents de santé dans la communauté. Dr Jean Douly a parlé  d’une expérience pilote dans la commune de Carrefour, plus précisément dans l’aire de Bizoton 6 et de Lamentin 54, qui couvre approximativement une population de 60 000 habitants.

Claude Bernard Sérant

Source : www.lenouvelliste.com

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