Décidé à marcher pour dénoncer les trente années d’inertie du Rdpc et de son président Paul Biya, les militants du Sdf ont été stoppés dans leur action par les forces de l’ordre mobilisées pour la circonstance.

 

La scène est à l’image d’un film Hollywoodien. Réunis au «Tropical Palace Régal Club», un snack bar situé non loin du carrefour dit «Mobil Bonakouamouang» à Akwa, Jean Michel Nintcheu, député Sdf et les militants de ce parti de l’opposition camerounaise, s’organisent pour la marche contre le régime Biya, annoncée depuis quelques jours, quand les éléments des forces de l’ordre sautent sur eux. Ils perturbent tout d’abord la réunion de concertation qui se tenait avant d’arracher aux militants les drapeaux et banderoles qu’ils transportent. Comme cela ne suffit pas, les forces de l’ordre qui avaient déjà regagné leur véhicule reviennent décoiffer les militants. Casquettes et les foulards seront arrachés de même que quelques tracts. Jean Michel Nintcheu, le députe Sdf présent au lieu de l’incident, n’est pas épargné. Comme d’autres militants, il est également décoiffé. Ceux des militants qui tentent de s’opposer à cette action sont brutalisés.

 

Après cet acte policier qualifié de barbare par les militants du Sdf et son leader Jean Michel Nintcheu, ces derniers vont décider d’entrer en action. Ils déroulent la banderole prévues pour la marche de protestation contre le régime du renouveau, qu’ils avaient pris la peine de soigneusement protéger et engagent une marche. A peine, ils ont fait 30 mètres, qu’ils sont rattrapés par les éléments des forces de l’ordre qui dispersent la foule.

 

Pour mettre fin à ce mouvement qui sali la célébration du 30ème anniversaire de l’accession du renouveau au pouvoir, les forces de l’ordre vont disperser la foule à l’aide des camions anti émeutes, plus connus sous l’appellation « mamiwata » et des bombes lacrymogènes. La foule paniquée va se disperser de même que les militants du sdf.

 

Selon le député Jean Michel Nintcheu qui décrie ce comportement animal des forces de l’ordre, cette réaction est une preuve tangible que le régime au pouvoir est dos au mur. «Comme vous voyez il y a ce dispositif de répression qui a été déployé aux premières heures de la matinée pour nous empêcher de manifester. C’est une manifestation que nous avons déclaré conformément à la loi. Nous sommes extrêmement déçus. Je pense que les forces de répression viennent une fois de plus de nous prouver que M. Biya n’a plus rien à proposer aux Camerounais. Monsieur Biya ne survie que par son armée tribale. Mais, le peuple vaincra » ; a laissé entendre jean Michel Nintcheu à l’issue de la manifestation perturbée.

 

Programmée pour ce 6 novembre 2012, date de la célébration du 30ème anniversaire d’accession de Paul Biya et du Rdpc au pouvoir au Cameroun, la manifestation publique du sdf prévue à salle de fête d’Akwa n’a pas eu lieu. Elle a été interdite par le sous préfet de Douala 1er Ekoa Mbarga jean Marc. Cette manifestation avait pour thème «30ans d’obscurantisme et de misère ; Non à la présidence à vie ! Oui à l’alternance démocratique. ». Pour empêcher à cette manifestation d’avaoir lieu, la salle de fête d’Akwa a été prise d’assaut aux premières heures de la matinée par les forces de l’ordre. Mais, cela n’a pas empêché Jean Michel Nintcheu d’organiser cette marche qui a été malheureusement perturbée.

 

Hervé Villard Njiélé

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Commentaires

  • Le droit de manifester est un droit constitutionnel. Il ne faut pas que les autorités fassent du deux poids deux mesures

This reply was deleted.

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...