[Les commentaires sont maintenant fermés. L'interview a été enregistrée et elle est disponible sur cette page]Aujourd'hui, près de 3 milliards d'individus sur la planète n'ont pas de possibilité d'accéder à internet faute d'infrastructures adaptées dans les régions où ils vivent (électricité, téléphone, etc). C'est la moitié de la population mondiale qui se trouve ainsi de l'autre côté du fossé numérique.C'est pour ces trois milliards de personnes (other 3 billions) que le projet O3b vient de voir le jour. Il s'agit de fournir aux pays émergents la possibilité d'accéder au web via satellite. Le projet a été initié par Greg Wyler qui a plusieurs années d'expérience en Afrique et notamment au Rwanda où, à la tête de Terracom, il a transformé le pays en véritable plaque tournante des réseaux africains en déployant des centaines de kilomètres de fibre optique.Fort de cette expérience, Greg Wyler assure: "Les habitants de ces pays ont soif d'accès à internet. La demande est là, c'est un problème de coût." O3b ambitione donc de fournir des accès à faible coût dans les pays émergents notamment en Afrique.Pour financer son projet, l'entrepreneur a réuni un tour de table prestigieux: Google, la banque HSBC et le cablo-opérateur Liberty Global. Montant de l'investissement: 500 millions d'euros.Il s'agit de financer une constellation de 16 satellites dont la production a déjà commencé et qui a été confiée au constructeur franco-italien Thalès Alenia Space.Olivier Badard, directeur commercial du département satellite de télécommunication de Thalès Alenia Space a accepté de répondre à mes questions. L'interview sera enregistrée lundi prochain.Vous pouvez lui adresser vos questions dans les commentaires de ce billet.A consulter également: l'enquête participative d'Anne-Laure Marie avec les membres de l'Atelier des médias "Afrique: pourquoi internet est si cher?"
M'envoyer un e-mail lorsque des personnes publient un commentaire –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Commentaires

  • Bonjour Philippe Couve,

    Mes questions pour Olivier Badard sont les suivantes:
    Quels sont les pays ou régions qui seront concernés par ce projet?
    Quand est-ce que ce projet va démarrer et quand prévoit-on de commencer à offrir effectivement ce service?
    Quels seront les débits fournis aux utilisateurs de ce service?

    Merci.
  • Je pense que cette initiative est à saluer. Je peux dejà informe les amis que nous distribuons deja l euipement ideal une nouvelle génération de machine adapte au plaque solaire qui solutionne le problème d'énergie. Si vous avez des projets de deployement en zone rurale notreOng GRADEL peux vous accompagner. Autrement nous avons une vraie solution à la fracture numérique!Nos euipement consomme 12 v et utilise le systeme LINUX ou XP
    Bonne chance
  • Bonjour,

    Je trouve ce projet très intérresante et innovante surtout dans le sens ou l'internet est l'enjeu principale. Mais il ne faut jamais oublier que en introduisant l'internet il y a beaucoup de chose qui doivent venir avec. C'est à dire, comme l'a dis SIDIBE, il y a la formation qui est le pièrre de base de ces populations. Mais l'internet n'est pas la seule chose que ces populations ont besoins. Avant de pouvoir se familiariser avec ces outils il faut qu'ils soyent au courant des beaucoup de choses, beacoup d'informations.

    J'encourage les opérateurs sur cette initiative mais il ne faut pas oublier que le côté commerciale joue un rôle primordiale.

    Quand on entend que Google est dans la partie, bien sur que il va y avoir du commerce "open source". Et j'ai peur que ces regions très en retard en internet ne soyent devenir leur source de revenue, Ils vont les exploiter, tout ça sous couvers de la réduction de fracture numérique. En afrique, vous connaissez bien que le coût de l'internet est très élévé.
    Et quand on parle d' accès internet, il y a du coût.

    Si on veut reduire la fracture numérique, il faut que ces gens connaissent tous les detais de l'enjeu principale de l'internet.

    Donc, avoir de l'internet chez soi est chose bien mais la concéquence de son utilisation doit être etudiée.

    C'est juste des soucis mais en gros bonne chance au projet.
  • Hier matin, j'ai dû refaire les 10 km du trajet maison-bureau pour aider les enfants à faire leurs devoirs grâce à internet car je ne puis me payer une connexion à domicile. Nous sommes des millions dans ce cas en RDC où internet est un luxe. Il l'est davantage dans nos villages sans électricité. Nous attendons la réalisation de ce projet et ma préoccupation est de savoir s'il est possible d'assurer l'alimentation en électricité grace à des batteries d'automobiles et/ou couplées de petits panneaux solaires. Si le tout pouvait être livré en un seul kit au prix accessible par les villageois, nous crierons tous: Quelle merveille !
  • Je pense qu'il ne faut pas encore parler des conditions financière , SIDIBE a résumer la problématique: MENTALITÉS+FORMATION+ACCÈS AUX SOURCES D'ÉNERGIE comment résoudre ce trytype ??????
  • Bonjour
    Nous sommes un groupe d'animation socio culturel,intrevenant dans la vallée du fleuve Sénégal qui a mis un petit cyber café fonctionnant avec un système CDMA(sans fil).
    Nous voulions voir les jeunes des villages se connecter à l'internet à l'image des jeunes du monde entier.Ce systéme n'étant pas très performant(débit lent) et cher,pouvons nous compter sur ce projet qui va mettre pour arriver à notre but.Voir notre site www.ngaarilaaw.com
    A bientot.
  • Bonjour Philippe, Bonjour Olivier,
    Permettre l'acces à l'Internet à les zones non desservies aujourd'hui n'est pas discutable. Mais quid de l'observation précise des dites zones et des zones européennes et nord américaines par ces satellites Google? Est-ce aussi prévu dans le projet? La cartographie de la panète (voire même en temps réel) est-elle prévue dans le deal? Ou possible?
    Merci et amitiés
  • Bonjour,

    Excellent projet que celui de l'O3b qui permettra aux pays les moins avancés en matière d'Internet de se doter d'une connexion fiable et à haut débit. Au delà des avantages évidents qui transparaissent nous voudrions toucher certains aspects :
    1. Quels sont les différents acteurs et facteurs qui détermineront au final le coût de l'accès pour chaque pays?
    2. Les Etats bénéficiant de cette connexion auront-ils toute la latitude d'appliquer les tarifs qui leur convient?
    3. L'accés à ce nouveau réseau sera t-il élargi aux opérateurs privés?
    4. Quels sont les pays qui bénéficieront de l'accès à ce réseau ? Tous les pays du Monde ou seulement les pays du tiers-monde?
    5. Avec le Projet Sat3 nous avons pû constater d'après l'étude de Anne-Laure que "Six ans plus tard, le fossé numérique s’est accru et le câble, capable de transmettre simultanément près de 6 millions d’appels téléphoniques et 2300 canaux de télévision ne serait exploité qu’à 5% de ses capacités selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques ! Pourtant les pays reliés au câble ont beaucoup gagné en bande passante, ce qui augmente la capacité d’envoi et de réception de données et fait encore cruellement défaut en Afrique."
    Fournir des Gigas de connexion c'est bien, mais encore faut-il que les pays du tiers -monde puisse savoir quoi en faire. Ne pensez-vous pas qu'il faille associer à ce projet un large volet de formation et d'éducation des masses?
    6. Disposer d'un excellent débit à moindre coût dans un pays du tiers-monde est un avantage certain pour les populations mais c'est également un paradis pour les cybercriminels. Ne faudrait-il pas former et sensibiliser un peu plus les pays qui bénéficieront de cet accès sur les problèmes liés à la cybercriminalité et à la sécurité informatique?

    Bien à vous.
  • Bonjour à tous,

    Mille mercis aux initiateurs de ce projet qui va certainement contribuer à réduire la fracture numérique dans des continents comme l'Afrique. C'est dommage que cette initiative ne soit pas directement portée par les ETATS des pays bénéficiaires ! bon dans tous les cas, il n'y a rien à regretter vu que des projets simulaire n'ont pas bien fonctionné jusque là même avec l'implication de nos États comme c'est le cas avec RASCOM qui peine vraiment à offrir ses services aux pauvres du continents africains. Les initiateurs de ce projet ne peuvent pas tout faire comme l'on constaté certains dans les posts précédent. Aux États bénéficiaires de s'impliquer fortement dans l'alphabétisation numérique de leurs populations.
    Je termine par la question ci-dessous: J'imagine que les ingénieurs et autres spécialistes du domaine des pays bénéficiaires seront recruté dans ce projet et combien ? et donc je voudrais savoir les retombés direct de ce projet à terme de création d'emploi.
  • Bonne initiative mais il serait déjà intéressant d'avoir déjà une idée du coût d'accès.
    Je le dis avec l'exemple de ce qui se passe au Togo. L'opérateur historique du Togo "Togo Télecom" offre l'ADSL "à faible coût" (selon eux) à 53000 francs CFA ( + de 100 dollars US ) le mois dans un pays où le SMIG qui était à 13 000 francs CFA est désormais à 28 000 francs CFA. Je ne voudrais pas qu'on nous disent après que le projet O3b offre l'accès à faible coût c'est à dire à 100 ou 50 dollars alors que le paysans malien est plus préoccupé par les effets de la cherté de la vie. Ma question
    A combien l'accès via le projet O3b pourra revenir à un paysans togolais ou à un mécanicien béninois?
This reply was deleted.

Réccemment sur l'atelier

Atelier des médias via Twitter
Ukraine: un nouveau ministère de l’Information http://rfi.my/1JB28ox  Via @RFI
Il y a 8 heures
Atelier des médias via Twitter
L’éviction d’Éric Zemmour d’iTELE fait débat dans la classe politique http://rfi.my/1JzU9YR  Via @RFI
Il y a 14 heures
Atelier des médias via Twitter
Le groupe France Médias Monde développe sa présence en Argentine http://rfi.my/1JyeP3A  Via @RFI
Il y a 22 heures
Atelier des médias via Twitter
Kagame aux bailleurs internationaux: «Vous pouvez garder votre argent» http://rfi.my/1ADFhmq  Via @RFI
hier
Plus...