L’Internet est l’un des phénomènes technologiques les plus importants de ce siècle. Nul ne peut le contester. C’est le sixième continent. Un continent qui a suscité, cette année, même chez Benoît XVI, à l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales, une grande réflexion épistolaire, où il a admis la nécessité et l’urgence de cet outil pour l’Homme contemporain. Bénis soient donc ceux ou celles qui ont choisi d’habiter dans la chapelle du dieu-Internet.
Mais que m’attire personnellement dans ce nouveau média ? Tout de go, je dirai : les hommes et les choses qui font le sel de leur vie. Mais aussi l’écriture. Deux dimensions qui m’ont poussé à choisir le journalisme après mon passage à l’université : quel métier ! quelle griserie ! quelle vie ! J’aime cela ! Et je m’en plains pas ! Pour moi, faire du journalisme c’est aimer toutes ces réalités humaines, quelles qu’elles soient, d’où qu’elles viennent : pour elles, rien que pour elles, je veux être ce passeur généreux, intrépide, rigoureux.
Je m’attarde un instant sur ce dernier épithète. Je me souviens lorsque j’étais étudiant en journalisme à Paris, François Lepage de France-Info, mon prof de radio, (me) nous parlait beaucoup de la rigueur. Pour lui, informer c’est avant tout recouper, vérifier. Cet axiome, je désire l’offrir aujourd’hui à mes amis, notamment ceux qui se disent blogueurs mais pas journalistes. Ils doivent savoir, même s’ils ne sont pas journalistes, ils essaient de faire quand même comme les journalistes. Puisqu’ils utilisent la même matière : l’information. Car écrire, faire voir et entendre une chose sont des contraintes morales inouïes. Nous ne pouvons fuir le gigantisme et la noblesse de ces responsabilités. Une information est à la fois une rose mais aussi un pistolet. C’est-à-dire qu’elle possède en elle le pouvoir d’élever et de détruire (…).
Bloguons donc, mais faisons nôtres ces méthodes journalistiques (prodigieusement indispensables) qui représentent de véritables lampes pour nos pas.
Guillaume Camara
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