Vos questions aux blogueurs et observateurs tunisiens

L'Atelier des médias part à Tunis ce mercredi pour deux rencontres :


 

Jeudi matin (le 17 février 2011) nous retrouvons Julien Pain, Sarra Grira et leurs observateurs tunisiens. Nous allons parler ensemble des usages liés aux nouvelles technologies dans la révolution tunisienne. Vous pouvez dès maintenant nous poser vos questions dans les commentaires de ce billet ou sur notre page facebook ou notre fil twitter (#ObsTunis). Vous pouvez aussi retrouver les contributions des observateurs tunisiens sur le site des observateurs


Les observateurs tunisiens qui seront présents :

Sofiene Chourabi était avec sa caméra numérique au cœur des manifestations à Tunis.

http://observers.france24.com/fr/content/20110106-images-manifestat...

 

Slimane Rouissi était observateur à Sidi Bouzid. France24 a recueilli son témoignage dès 17 décembre, le jour où Mohamed Bouazizi s’est immolé. Il nous a envoyé des vidéos dès le premier soir de révolte.

http://observers.france24.com/fr/content/20101220-violences-sidi-bo...

 

Sahbi Khalfaoui est un jeune militant d’opposition. Il a été arrêté trois jours avant la chute de Ben Ali. Nous avons passé son témoignage par web cam dans l’émission des Observateurs de France 24.

http://www.france24.com/fr/20110122-2011-01-22-0522-wb-fr-observateurs

 

Lina Ben Mhenni est une blogueuse. Elle habite Tunis mais s’est rendue à Kasserine, Thala, Sidi Bouzid, Regueb, etc. Elle a aidé les Observateurs dans la recherche de contacts, pour vérifier les images que nous recevions et a témoigné plusieurs fois sur l’antenne de France 24.

http://observers.france24.com/fr/content/20101227-vent-contestation...

 

Hassan Rami Zaatour est le plus jeune observateur. Il n’a que 18 ans et vient de Gabès. Il a couvert les manifestations de lycéens dans sa ville, nous faisant parvenir de nombreuses vidéos.

http://observers.france24.com/fr/content/20110105-tunisie-lyceens-m...

 

Béchir Bouraoui  a participé, après la chute de Ben Ali, aux caravanes de remerciement qui se sont rendues à Sidi Bouzid et Kasserine, deux des régions les plus touchées par la répression.

http://observers.france24.com/fr/content/20110209-caravane-remercie...

 

Nejib Abidi a fait vivre les manifestations étudiantes dans la capitale.

 

Samedi à 14h00 (le 19 février 2011) nous co-organisons dans un lieu à déterminer une rencontre libre et informelle de blogueuses et blogeurs tunisiens, un Barcamp. La blogueuse Sarah Ben Hamadi coordonne l'événement avec nous. Un des thèmes que nous proposerons durant cette rencontre est "La révolution...et après?" Plusieurs jeunes tunisiens ont des projets de création de collectifs ou de médias dans les mois à venir, ce sera l'occasion d'en parler avec eux. L'événement porte le hashtag #BarcampTunis sur twitter. Si nous le pouvons, nous organiserons un livetweet durant l'événement. Nous attendons également vos suggestions et questions aux blogueurs tunisiens.

Quelques adresses de blogs :

 

http://tunisie.blogs.liberation.fr/ (par @psycke)

http://www.un-oeil-sur-la-planete.blogspot.com/ (par @Sarah_BH)

http://bylasko.blogspot.com/ (par @ByLasCo)

http://www.democratietunisienne.com/

http://www.jidtunisie.net/ (par @JIDTunisie)

http://atunisiangirl.blogspot.com/ (par @benmhennilina)

http://www.nawaat.org/ (par @nawaat)

 

Posez vos questions ci-dessous et rendez-vous vendredi soir en ligne ou samedi à l'antenne


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Balises : #sidibouzid, #tunisie, blogs, les observateurs, revolution, tunis, tunisie

Commentaire de Sylvio Combey le 16 février 2011 à 13:04

Bonjour:

1: Dans les pays où existe la fracture numérique, comment les internautes seraient-ils arrivés à bien mettre à profit les réseaux sociaux?

2:  Les interanutes n'avaient aucune crainte d'être pistés, pourchassés et punis sévèrement?

 

Commentaire de Sylvio Combey le 16 février 2011 à 13:23

Aussi, en 2010, alors que j'étais en Tunisie pour une formation,le ministre tunisien des Technologies de l’information et de la com...« entre 2004 et 2009, 16% des tunisiens sont connectés à l’internet, soit un ménage sur six ont accès au portail Web ; la bande passante est de 12 kbites ; la transpénétration du mobile a atteint les 100% ». Si ces chiffres sont vérifiés, alors ma question est comment ont-ils pu bien s'organiser pour mettre à profit les réseaux sociaux?

Commentaire de Philippe Menkoue le 16 février 2011 à 13:27

Bonjour à vous.

Déjà, je commence par vous féliciter tous pour ce grand boulot :)

Mais, pensez-vous, au vu de ce qui se passe en Afrique subsaharienne, qu'une telle révolution ( "tirée" par les réseaux sociaux ) est possible dans cette partie du monde? Surtout, lorsqu'on sait que l'accès à l'Internet, pour la grande majorité des populations (jeunes surtout) dans ces pays, reste un luxe?

 

Merci et courage pour la suite :)

 

Commentaire de Vervein MTORO le 16 février 2011 à 14:02

Bonjour à tous et surtout félicitation au peuple tunisien

Ma question est de savoir si peut-on parler réellement de la révolution alors que les "acteurs de la dite révolution" désertent le pays pour l'Europe du jour au lendemain jusqu'à conditionner l'Italie à faire appel de l'UE pour l'aide? Ce n’est pas vouloir un enfant et en même temps le jeter? Quelle est la situation réelle de la Tunisie maintenant sur le plan économique, politique et surtout social

 

Commentaire de Pierre le 16 février 2011 à 15:52
Commentaire de Pierre Meur le 16 février 2011 à 18:06

Je dois avouer que je suis vraiment perplexe quant aux tenants et aboutissant de cette révolution. Voici mes questions aux blogueurs :

 

Question 1: Suffit-il de manifester 15 jours ou un mois pour faire tomber un dictateur ? Si c'est le cas, peut-on m'expliquer pourquoi 60 ans de conflit n'a pas pu résoudre la problématique israélo-palestinienne.

 

Question 2 : J'ai lu sur juif.org le commentaire suivant :

 

AFP - Tunisie: une synagogue incendiée


Une synagogue de Gabès, dans le sud de la Tunisie, a été incendiée hier soir par des inconnus, a indiqué Trabelsi Perez, le chef de la communauté juive de Djerba, située à 500 km au sud de Tunis.

"Des gens ont incendié la synagogue lundi soir et les rouleaux de la Torah ont été brûlés", a précisé M. Perez, joint par téléphone depuis Tunis. "Ca m'étonne car il y avait des policiers non loin de la synagogue", a poursuivi M. Perez qui est également président de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d'Afrique sur l'île de Djerba.

 

Ma question est la suivante : L'emprise de la belle-famille de Ben-Ali sur la Tunisie est-elle d'obédience juive ? N'y a-t-il aucun lien entre ce Trabelsi Perez et la belle-famille de Ben-Ali ?

Commentaire de [Enikao] le 16 février 2011 à 18:28

Plusieurs questions :

- Les blogueurs de l'opposition sont-ils interconnectés ? Au sein du pays ? Avec les diasporas ? Avec des oppositions à d'autres régimes (Lybie, Algérie, Maroc, Syrie...).

- La Tunisie censurait fortement Internet, l'Egypte a même un temps essayé de couper les réseaux. Quelle était l'action des pouvoirs en place sur la toile ? Réactifs ou répressifs ? Propagande active, avec une présence à la chinoise (des milliers de chinois postent des commentaires positifs pour orienter les discussions, à la demande du PCI), ou plutôt traque des opposants ? On peut se rappeler par exemple les SMS du gouvernement égyptien.

- Les blogueurs ont-ils envie de participer à de nouveaux médias, qu'on espère désormais libres ? Ont-ils pris goût au travail d'information ? Souhaitent-ils exercer un "droit de suite" ?

Commentaire de Guejopaalgnane le 17 février 2011 à 0:08

Aujourd'hui on n'a plus besoin d'attendre une heure de crime pour coller un trac:la toile est plus rapide et de plus grande portée.Or partout la rencontre et le dialogue des consciences et des cœurs précède la révolution concrète.Donc les NTIC ont dû contribuer aux transformations sociales et politiques qui s'observent actuellement dans le monde arabe qui jusqu'ici apparaissait parmi les plus verrouilé contre la liberté et la démocratie.

La question est celle-ci:les nouveaux révolutionnaires continueront-ils leur œuvre ainsi qu'ils la commencèrent avec la même transparence et la même étendue dans la communication en passant par les réseaux sociaux qui leur permirent de se rassembler?Autrement dit quelle sera la place des réseaux sociaux dans la poursuite de la révolution?

 

Commentaire de ATTIGNON Fréjus Hermann Comlan le 17 février 2011 à 14:07

Bonjour,mes questions sont les suivantes:

Le ammar 404, présentation, détail, fonctionnement et autres.

Y a t-il un co-financement, surtout pour le plus jeune observateur?

Quels sont les conséquences, à long terme et à court terme, sur pays, selon les observateur?

Pensez vous que les réseaux sociaux seront suspendus dans les région, pour freiner les mobilisations certaines?

Agréable soiré à vous

Commentaire de Pierre Meur le 18 février 2011 à 18:33

Pensez-vous que Ben-Ali se tracassait de la mort de ce jeune, poussé au désespoir, qui s'était immolé par le feu ? Si c'est la raison de son coma, cela prouve qu'il n'est jamais trop tard pour avoir des regrets pour la politique pratiquée pendant si longtemps sans se poser de question éthique.

 

Si la raison de son coma provient du sentiment de n'avoir pas été aimé de son peuple, peut-être qu'il aurait dû faire ce qu'il fallait pour cela au lieu de laisser sa belle-famille amasser une fortune au détriment du peuple.

 

Que voulez-vous, si les peuples sont ingrats, les gouvernants sont souvent indignes aussi. Pensez-y quand il vous passera l'idée de gouverner votre pays. Les gouvernés sont aussi des êtres humains. Ils souffrent, ils meurent, et tombent aussi dans le coma.

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