J’aborde le sujet de la bonne gouvernance au Sénégal en toute objectivité.

Je ne vous apprends rien en disant que la bonne gouvernance, identifiée depuis notre accession à la souveraineté a toujours fait l’objet d’un débat controversé chez les politiques au Sénégal. Il est important de préciser que le fonctionnement des institutions politiques, judiciaires et administratives, la gestion économique, financière et sociale ainsi que l’implication des populations dans la gestion publique, avaient montré des lacunes et dysfonctionnements ainsi qu’une absence de stratégies qui ne favorisaient pas un développement humain durable. Mais ceci a constitué en effet un défi que les acteurs du développement au Sénégal devaient relever. C’est ainsi que des intellectuels sénégalais, ayant accédé au pouvoir, se sont donnés la lourde tâche de corriger les erreurs antérieures. Cette ambition de bonne gouvernance fut aussi favorisée par l’addition de différentes initiatives soutenues par les partenaires au développement.

C’est dans cette perspective que des programmes ont été mises en place depuis les années 2000 par les différents gouvernements sénégalais. Dès lors il fallait passer par les PASS (Programme d’ajustement structurel) en plus de le mettre de concert avec le socialisme africain afin d’assurer une gouvernance effective dans tous les secteurs porteurs de développement. Ainsi le Sénégal, dès 1984 fut le 1er pays d’Afrique subsaharienne à adopter les PASS afin de minimiser la pauvreté et de maximiser les grands indicateurs macroéconomiques. A côté le socialisme africain prôné par différents chefs d’Etats africains notamment les présidents Léopold Sédar Senghor, Ahmed Sékou Touré en Guinée, Julius Nyerere en Tanzanie qui, d’ailleurs lui avait donné le sobriquet « Ujaama » se voulait démocratique. En outre, une attitude d’esprit, de se soucier du bien-être commun. Ce socialisme africain misait donc sur la gestion communautaire et participative. Ensuite (le gouvernement d’Abdoulaye Wade et l’actuel gouvernement du président Macky Sall) allant du Programme Nationale de Bonne Gouvernance (PNBG) au (PSE) Plan Sénégal Emergent, avec les initiatives de cadre intégré, la stratégie de promotion du secteur privé, le programme de renforcement des capacités nationales entre autres. C’est dans ce sillage que nous notons des résultats positifs qui sont en train de mettre notre pays dans les rails du développement.

. « La bonne gouvernance est l’exercice du pouvoir par les différents paliers du gouvernement de façon efficace, honnête, équitable, transparente et responsable » pour reprendre la définition de Jean Claude REDJEME de l’université de Ouagadougou. En d’autres termes, le soubassement de la bonne gouvernance c’est la gestion participative, démocratique et transparente des affaires publiques.

La stratégie de développement et de promotion des exportations validée en octobre 2001 par le président Wade et les initiatives fondées sur l’étude diagnostic de l’intégration commerciale, réalisée en avril 2003 ont servi d’élaborer un Plan d’action nationale pour l’amélioration de la compétitivité de l’économie sénégalaise et son intégration au marché mondiale et dans la dynamique du développement régionale.

Depuis que le Programme Nationale de Bonne Gouvernance a été lancé en juin 2002, beaucoup de choses ont été réalisées.

Parmi des principales réalisations du PNBG dont la liste complète figure dans le document de synthèse du programme nationale de bonne gouvernance, on peut citer :

  • Une étude d’évaluation stratégique des audits et organisationnels de l’administration publique
  • Une évaluation élargie de la gestion des services finances publiques et du système de passation des marches
  • L’audit organisationnel du Ministère des Affaires Étrangères, des Sénégalais de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine

La liste s’allonge et s’alourdie. Et même si les eternels insatiables de notre pays étude d’évaluation stratégique des audits et organisationnel de l’administration publique, nous considérons cela comme de la bonne gouvernance car les gouvernements ont fait de la liberté d'expression une réalité au Sénégal. Cependant, il faut rappeler que liberté d'expression n'est pas synonyme de "dire ce que l'on veut, quand on le veut, ou on le veut et par n'importe quel procédé". La liberté d'expression doit aussi s'inscrire dans le respect des lois et des institutions.

La transparence, moteur d'une bonne gouvernance à nos yeux, se réfère à la franchise, à la loyauté et à la clarté dans l’exercice des responsabilités et fonctions assignées. La transparence doit être le cœur des finances publiques. On entend par transparence des finances publiques, l’information claire du public sur la structure et les fonctions des administrations publiques, les visées de la politique de finances publiques, les comptes du secteur public et les projections budgétaires. Cette notion de transparence qui fait parti des éléments importants de la bonne gouvernance est prônée par notre gouvernement par le biais des audits.

C’est dans cet ordre d’idées que notre analyse se base sur les éléments concrets et constatables que nous offre notre cher pays, le Sénégal.

Allons-nous refuser à notre cher pays d’être en parfaite harmonie avec les éléments de la bonne gouvernance comme la transparence, l’implication des populations dans la gestion publique, la lutte contre la corruption entre autres? Vous en conviendrez avec nous donc que la bonne gouvernance existe au Sénégal et est vécue par les populations.

La bonne gouvernance a sa propre importance sur la sécurité et l’épanouissement des enfants, des femmes, et des hommes. La bonne gouvernance définit le cadre sociétal au sein duquel peuvent être menées des initiatives de développement efficaces et durables. La bonne gouvernance aide les gouvernements à atteindre leurs objectifs de développement.

C’est dans cette vision des choses que l’on pourra sans doute déterminer les 12 outils de bonne gouvernance que sont les suivants :

  1. Des élections justes avec une participation effective de la population
  2. Les attentes des citoyens respectées
  3. Assurer l’efficacité et l’efficience
  4. Assurer la transparence
  5. Respecter les décisions de justice
  6. Avoir un comportement éthique
  7. Miser sur la compétence et le renforcement de capacités
  8. Assurer l’ouverture et l’innovation
  9. Assurer le développement durable
  10. Œuvrer pour une gestion financière saine
  11. Respecter les droits de l’homme et la diversité culturelle
  12. Enfin L’obligation de rendre compte

Depuis les années 2000, les dirigeants du Sénégal ont fait de la bonne gouvernance un crédo sur lequel repose leurs plans d’actions. Ceci est illustré par une multitude de programmes instaurés reflétant la facette effective de la bonne gouvernance au Sénégal.

La transparence, la décentralisation, la séparation des pouvoirs, le contrôle à postériori entre autres, longtemps théorisées, sont devenu des réalités dans notre cher pays qui est le Sénégal.

La bonne gouvernance au Sénégal a permis l’établissement d’une vision commune orientée vers un développement humain et durable du pays: Tous aspirent à un développement économique et durable de la nation et tous se mettent à apporter leurs pierres à l'édifice d'un pays développé.

 

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